
Moto, les filles sont dans la place !
Qu’on se le dise, les sports mécaniques ne sont pas (plus) des sports de mecs.
Publié le 05 novembre 2025 à 11h12
Elle s’appelle Massiel Indhira Arias alias Massy Arias. Et elle n’a pas toujours été cette icône solaire du fitness que l’on voit danser sur Instagram. Si elle est née en République dominicaine, elle a vite quitté son île à l’adolescence pour l’aventure. Massiel Indhira n’a que 13 ans lorsqu’elle s’installe aux États-Unis, la tête saturée de rêves. Mais le choc culturel est brutal : elle ne parle pas anglais, se sent étrangère partout, et doit rapidement travailler pour survivre.
Six ans plus tard, elle sombre dans une dépression sévère. Elle ne mange plus, elle perd ses cheveux : elle n’a pas 20 ans et son corps lâche, son esprit aussi. Massiel Indhira Arias abandonne alors ses études en soins infirmiers, retourne vivre chez son père. La vie a le goût d’échec. Pas facile pour une jeunette qui avait tout quitté pour renaître. C’est alors qu’un ami lui suggère d’aller à la salle de sport. Un conseil qui va changer sa vie.
©Massy Arias/Facebook
Massiel Indhira Arias n’imagine pas alors que le mouvement va l’emporter loin. très loin. Elle commence doucement : tapis de course, vélo elliptique. Elle travaille au poids de corps avant de découvrir les charges, les entraînements fonctionnels, la muscu, le CrossFit, et surtout, le pouvoir libérateur de l’exercice physique. Bouger est son médicament. « Dans ma culture dominicaine, les femmes sont voluptueuses, confie-t-elle au Elle américain. Moi, je ne l’étais pas. Je n’ai pas de hanches, je n’ai pas le corps « typique » dominicain. Quand j’ai commencé le fitness, l’une des choses que je voulais faire, c’était simplement me sculpter quelques courbes pour me sentir plus féminine. Mais il y a certaines choses dans mon corps que je ne peux pas changer structurellement. Et pour être honnête, il m’a fallu un certain temps pour comprendre que c’est mon corps. Mes hanches ne deviendront jamais plus larges. »
©Massy Arias/Facebook
Celle qui a simplifié son nom en Massie Arias s’entraîne seule, lit des articles, demande conseil à des amis sportifs. Elle n’a pas les moyens de se payer un coach, mais elle a une volonté farouche. Elle crée un compte Instagram, d’abord pour partager ses progrès. Rapidement, ses posts inspirent. Des femmes lui demandent de les coacher. Elle commence à donner des cours en plein air, à Central Park, puis se forme officiellement pour devenir coach certifiée. Son approche est holistique : elle parle de nutrition, de santé mentale, de mobilité, de maternité, et surtout de self-love. C’est ce que les femmes veulent entendre et c’est ce que Massie Arias, nouvelle prophète du fitness, met en scène, forte d’un passé douloureux.
©Massy Arias/Facebook
Aujourd’hui, Massy Arias est suivie par plus de 3 millions de fidèles sur les réseaux. Elle a fondé le programme MA Warrior Challenge, collabore avec Adidas, et est devenue une figure du bien-être afro-latina. Elle parle anglais et espagnol, s’adresse aux femmes de toutes origines, et refuse les standards esthétiques imposés. Comme toute influenceuse qui se respecte, elle ne cache rien : ses blessures, ses doutes, ses jours sans motivation. Massy Arias parle vrai. De ses cicatrices, de ses opérations, de sa maternité.
Elle montre qu’on peut être forte et vulnérable, musclée et douce, influente et authentique. « Je pense sincèrement que si tu n’es pas heureux·se avec qui tu es et que tu essaies constamment de rentrer dans un moule que, physiquement, tu ne pourras jamais atteindre, alors tu ne seras jamais heureux·se, explique-t-elle encore dans le Elle américain. Il m’a fallu du temps pour comprendre que je dois aimer le corps dans lequel je vis, parce qu’il est beau malgré tout. Et je dois accepter que les femmes existent sous différentes formes et avec des morphologies variées. J’ai utilisé l’exercice pour me sentir plus confiante, à l’intérieur comme à l’extérieur, pour renforcer les zones que je pouvais vraiment améliorer afin de me sentir plus à l’aise. »
©Massy Arias/Facebook
Elle le dit clairement, le répète à l’envi : elle milite pour une vision du fitness inclusive et bienveillante. Elle veut que les femmes se sentent puissantes, peu importe leur morphologie, leur passé ou leur niveau. Elle insiste : « Ce n’est pas une question de perfection, mais de progression. » Le message de Massy Arias est simple dans le fond : le sport n’est pas une fin, c’est un outil de transformation. « Mon objectif, ce n’est pas : « Regardez-moi, regardez-moi ». Mon objectif, c’est : « Je vais vous apprendre à vivre plus sainement. » Les gens doivent faire la différence entre le modèle fitness et le bien-être, la santé. La frontière est mince. » Et de lancer, comme un message à elle-même davantage encore qu’aux autres femmes : « Ma relation avec mon corps, honnêtement, je ne sais pas comment elle va évoluer, mais je l’aime. Je n’ai plus peur d’avoir des vergetures, de la cellulite, ou quoi que ce soit d’autre qui pourrait arriver. Je n’ai plus peur. »
©Massy Arias/Facebook
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Et si, ce que l’on appelle la blockchain était une des pistes à suivre pour aider les sportives et mieux mettre en lumière le sport au féminin ?

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