Iris Pessey« À long terme, j'aimerais faire la Diagonale des fous. »

« À long terme, j'aimerais faire la Diagonale des fous. »
Elle a besoin de mouvement, de découverte, de nature. Entraîneure de l’équipe de Grande-Bretagne de biathlon, Iris Pessey continue à mener, en parallèle, sa propre carrière de sportive de haut-niveau. Dernier exploit en date pour la native du Grand-Bornand, 34 ans : le record de l'ascension du Mont-Blanc. Rencontre avec une fille survitaminée.

Par Sophie Danger

Publié le 12 juillet 2026 à 16h49, mis à jour le 12 juillet 2026 à 17h01

Au mois de juin, tu as établi un nouveau record féminin de l’ascension du Mont-Blanc, avec l’aller en course à pied et le retour en parapente, avant d’enchaîner sur un nouveau défi : le 90 km du Mont-Blanc, un ultra-trail. Tu ne t’arrêtes jamais ?

J’ai dix jours de coupure dans l’année. L’an dernier, j’ai fini la finale de la Coupe du monde de skyrunning en Espagne et juste après j’ai pris l’avion pour la Norvège – gros choc thermique – dans le cadre de mon travail, parce que je suis entraîneure de l’équipe nationale anglaise de biathlon sur la Coupe du monde. Le temps de me remettre la tête au travail, j’avais dix jours durant lesquels je ne m’entraînais pas et durant lesquels je ne m’occupais que de mes athlètes.

Ce n’est pas vraiment une vie, ça ?

Quand les gens voient mes réseaux, ils me disent que ma vie fait rêver, mais je pense qu’il n’y en a pas beaucoup qui aimeraient la vivre ! C’est marrant, un jour un journaliste est venu à la maison, il y avait ma famille et il a décidé d’interviewer aussi mes petites sœurs – j’ai deux petites sœurs et un frère jumeau. Il leur a demandé : « Est-ce que vous êtes un peu jalouses, est-ce que vous voulez la vie de votre sœur ? » Les deux ont répondu : « Ah, non ! ». Je pense que, sur le papier, j’ai une vie qui fait rêver, mais pour ce qui est du quotidien, de la vie personnelle… ça peut être compliqué, surtout l’hiver, une saison durant laquelle c’est ultra intense.

©Iris Pessey/Facebook

C’est une saison où, entre ta carrière d’entraîneure et ta carrière de sportive, il y a peu de place pour le reste ?

Oui, je mets la tête dans le guidon et je m’oublie beaucoup en hiver. L’été, je travaille en ligne, je fais les programmes d’entraînement des athlètes mais je ne suis pas avec eux. Là, c’est plus cool parce que je n’ai « que » mon entraînement et ma carrière sportive à gérer. Pendant les six mois d’hiver, je n’ai vraiment pas de vie, alors quand je n’ai à m’occuper que du sport, ça me paraît tellement facile ! La plupart des athlètes féminines qui sont passées pro ces dernières années ont quasiment toutes fait des fractures de fatigue. Elles se blessent et, après, elles font des dépressions parce que, si le sport ne va pas et qu’elles n’ont que ça dans leur vie, la situation devient vite complexe. Au moins, en ce qui me concerne, je n’ai pas ce genre de problème.

©Iris Pessey/Facebook

Ce goût pour le sport te vient d’où ?

J’ai toujours fait du sport. Mes parents ont toujours voulu que je sois active. Ma mère, elle, est anti-compétition. Quand j’étais ado, je faisais du ski de fond à haut niveau et elle avait peur qu’un jour je fasse une crise de la quarantaine, que je me mette à boire et à faire des conneries. Pour éviter ça, elle me forçait à sortir : je n’avais pas le droit de rentrer avant minuit et il fallait que j’aie bu au moins deux bières. Mes parents voulaient également que je sois ouverte d’esprit. Si je ne faisais pas une demi-heure de piano par jour et que je ratais mes leçons, j’étais punie de club de sport.

Tu as pratiqué de nombreuses disciplines – la natation, la danse, le judo, le tennis, la rando, le ski alpin, le ski-alpinisme…

Au Grand-Bornand, le club des sports, c’est la nounou : au lieu d’être à la crèche, ce sont les entraîneurs qui s’occupent de nous et nous rendent aux parents le mercredi soir. Petite, j’ai effectivement fait du judo après l’école. Le tennis, c’était des stages l’été avec le club des sports, mais comme je suis dyslexique, j’étais vraiment nulle.

©Iris Pessey/Facebook

Est-ce qu’il y a un sport qui te rebute ?

La musculation. J’ai eu du mal, je ne me voyais pas progresser, j’étais beaucoup plus nulle que les autres parce que j’étais beaucoup moins puissante. Progressivement, j’ai compris que c’était important, notamment pour ne pas me blesser, alors je le fais, mais ce n’est pas ce que je préfère.

Comment tu qualifierais ton rapport au sport, toi qui es capable de t’oublier six mois par an ? Ça a très vite pu devenir une obsession, pas maladive, mais presque ?

Non, j’étais vraiment épanouie là-dedans. J’avais des copains qui étaient pareils que moi, et d’autres qui ne faisaient pas de sport. Il fallait juste que je sois occupée. J’ai eu des blessures aussi, qui m’ont stoppée pendant des moments, et je n’étais pas malheureuse, même si l’envie de faire du sport était toujours présente. J’aime vraiment être en montagne, j’aime être dehors, j’aime progresser. J’aime faire du vélo, du parapente, de l’escalade. Ce sont des disciplines qui m’entraînent, mais je ne les aborde pas comme de l’entraînement : je les aime, et il se trouve que ça m’apporte aussi au niveau de l’entraînement.

Et ce lien qui t’attache à la montagne ? Comment a-t-elle façonné ton rapport au sport ?

J’aime avant tout la nature, être dehors, me dépasser. Quand j’habitais en Australie, je faisais beaucoup de surf et j’étais très heureuse, même si les montagnes me manquaient. Quand je suis en bord de mer, je fais des activités nautiques et ça me convient aussi ; je vais courir sur la plage et j’aime ça aussi. Quand j’habitais aux États-Unis, il n’y avait pas de grandes montagnes, je faisais plus de vélo, plus de course à pied sur des terrains roulants, du kayak sur le lac.

Tu vas finir par jeter ton dévolu sur une discipline qui te plaisait plus que les autres : le ski de fond, un sport d’endurance toi qui donne l’impression d’avoir besoin de mouvement, que ça bouge dans tous les sens. Qu’est-ce que tu as trouvé dans cette discipline qui t’a tant accrochée ?

Au début, je faisais plus du snowboard, du ski alpin, et mon frère jumeau faisait du ski de fond. On était tellement proches que mes parents ont souhaité qu’il ait sa propre activité afin qu’il puisse se faire des copains et apprendre à vivre sans moi. Et puis un jour, je devais avoir 10 ans, l’entraîneur du club des sports m’a demandé si je pouvais participer à une compétition, car il manquait une fille pour une course par équipe. Ça s’est bien passé et je suis restée au club. Par la suite, j’ai été détectée dans la section pôle espoir du comité Mont-Blanc, puis il y a eu le sport-études. J’étais en 3e, j’avais 15 ans et je suis entrée en section biathlon. Ce que j’aimais dans ce sport, c’est qu’on faisait plein de choses : l’été, il y avait des raids en vélo, on faisait de la muscu, de la course à pied, j’étais au club de natation.

©Iris Pessey/Facebook

Tu disais avoir ambitionné de devenir une référence dans la discipline avant, finalement, de laisser tomber en raison de difficultés au tir.

Je me suis battue pour être dans les collectifs nationaux. En biathlon, ça n’a effectivement pas trop marché parce que je tirais très mal. Après, à 19 ans, j’ai rebasculé en ski de fond et j’ai fait des Coupes d’Europe, les Mondiaux universitaires. Je n’ai pas été prise pour les JO de Sochi, alors que les quotas n’étaient pas remplis – c’est-à-dire que toutes les filles qui pouvaient prétendre aux Jeux n’ont pas été envoyées en Russie. À ce moment-là, on m’a offert une bourse pour les États-Unis, et j’ai dit oui.

©Iris Pessey/Facebook

Tu le voyais comment alors ton avenir à l’époque ?

J’ai toujours voulu faire un métier où je voyageais, et la compétition m’a offert ça. J’ai fait mes études aux États-Unis ce qui m’a permis d’y vivre deux ans. Ensuite, j’ai été entraîneure de l’équipe nationale de ski de fond en Australie. J’ai vécu quatre ans là-bas, basée six mois en Australie et six mois en Europe. J’emmenais mes athlètes au Canada, aux Mondiaux juniors au Kazakhstan, en Corée. En ce qui concerne mon parcours sportif personnel, je voulais faire de la longue distance, parce que j’étais meilleure là-dedans et que je préférais ça. C’est un peu comme en athlétisme : le ski de fond, c’est tout ce qui se fait sur stade, et les longues distances s’apparentent aux marathons sur route — des rendez-vous où tu peux t’inscrire même sans être en équipe nationale. Il y a des amateurs qui participent, même si, pour exceller, il faut être professionnel. C’est ça qui m’attirait, mais on me disait que j’étais trop jeune. J’en ai fait un peu quand j’étais en Australie, j’ai intégré une équipe de longue distance et ça me plaisait bien.

©Iris Pessey/Facebook

C’est assez drôle, ce contraste qui se dégage de toi : tu es une boule d’énergie, tu es sur mille fronts en même temps, mais sportivement, tu t’inscris dans le temps long.

J’ai les qualités pour. Je ne suis pas du tout sprinteuse, sinon j’aurais aussi voulu développer ce pan-là. Ce qui est vrai, c’est qu’il y a eu une époque où je m’entraînais beaucoup trop. J’avais un bon fond de caisse, mais pas l’explosivité nécessaire pour les efforts plus courts. Et c’est vrai que j’adore m’entraîner, j’adore être dehors, j’adore faire du sport.

Tu vas peu à peu te forger un très beau palmarès en ski-marathon, skyrunning et en kilomètre vertical. Qu’est-ce qui guide tes envies de sportive : les défis, le hasard, les rencontres ?

J’aime vivre des expériences, découvrir. Si demain tu me proposais quelque chose que je ne connais pas du tout, du cheval par exemple, je serais contente d’essayer et de découvrir quelque chose de nouveau.

©Iris Pessey/Facebook

Il est facile de passer de l’une à l’autre au cours d’une même saison ?

Toutes les disciplines se complètent, c’est ce qui permet de ne pas se lasser et de ne pas se blesser. Après, j’affine mon entraînement en mettant en place des séances très spécifiques par rapport à mes objectifs – peut-être deux séances par semaine, ultra spécifiques, avec des intensités à respecter et des consignes bien précises. Le reste, ça m’aide à construire ma forme physique. Quand je fais du ski de randonnée, ça me permet de travailler le dénivelé positif avec en plus du poids, en raison de la charge des skis. L’effort se retrouve bien après sur un kilomètre vertical.

Es-tu ton propre entraîneur pour tes compétitions, ou est-ce que tu te fais aider ?

Je l’ai été très longtemps, mais j’avais trop tendance à faire uniquement ce qui me plaisait, donc toujours la même chose, ce qui faisait que je stagnais. Maintenant, j’ai un entraîneur. Il est top parce qu’il sait que j’ai besoin de faire plein de choses, il le respecte et il s’adapte. Il m’aide plus qu’il ne m’impose.

Pouvoir compter sur quelqu’un, quand on a l’habitude de ne compter que sur soi, c’est aussi bénéfique sur le plan mental ?

Oui, ça me décharge mentalement, surtout l’hiver, de ne pas avoir à me soucier de mon entraînement. Le matin, je me lève à 5h, j’ai ça, ça et ça à faire, je m’y mets, puis je tourne la page et je me focalise sur l’entraînement de mes athlètes. Ça me permet d’être beaucoup plus disponible, ne serait-ce que mentalement, pour eux. Et puis, le fait d’échanger avec mon entraîneur sur des techniques d’entraînement, des notions de physiologie… ça me permet d’évoluer en tant que coach.

©Iris Pessey/Facebook

Ton palmarès est vertigineux — l’AMA VK2 (double kilomètre vertical) en 2019, la Kangaroo Hoppet la même année, l’Arctic Circle Race (160 km de ski de fond) en 2019 et 2023, la MCC by UTMB en 2024… Est-ce que ce sont ces victoires qui ont le plus compté pour toi, ou y en a-t-il d’autres ? Est-ce qu’elles valident quelque chose ?

Je ne me souviens pas des victoires. Quand tu parles de l’Arctic Circle Race ou de la Kangaroo Hoppet, je me souviens d’avoir dormi dans une tente au Groenland, et que mon papa était venu avec moi. Je me souviens de ça plus que de la victoire elle-même. C’est ce que j’essaie d’apprendre à mes athlètes, et c’est ultra important en biathlon, notamment au niveau du tir : si on se focalise sur le résultat, on oublie de faire ce qu’il faut mettre en place. OK, je veux réussir, mais sans parler de chiffres, parce qu’on ne contrôle pas les autres. Demain (l’interview a été réalisée la veille du 90 km du Mont-Blanc au terme duquel Iris a pris la 11e place, Ndlr), c’est mon premier ultra, je n’ai jamais couru 90 kilomètres. Je ne pense pas au podium, je pense au fait qu’il va faire chaud : comment est-ce que je vais me refroidir ? Comment est-ce que je vais manger ? Comment je vais découper la course pour tenir la distance ? Quelles sont les parties clés ? Qu’est-ce que je vais vouloir qu’on me dise quand je vais croiser mon copain et mon papa, qui vont me faire les ravitaillements ? Qu’est-ce qui va me faire du bien à ce moment-là ? Si je réussis tout ça, il y aura un résultat. Mais si je me dis que je veux gagner — les rares fois où ça m’est arrivé — je n’ai pas gagné.

©Iris Pessey/Facebook

Tu es devenue professionnelle et tu parviens désormais à en vivre ?

L’été, j’arrive à vivre de la course à pied via mes partenaires et les primes de course, mais je n’aime pas trop me qualifier d’athlète professionnelle, parce que ça me met une sacrée pression – c’est comme s’il y avait d’un coup une obligation de réussite derrière. C’est pour ça que ça me fait du bien d’avoir un travail en parallèle : si ça ne marche pas, je reste quand même indépendante financièrement.

Tes partenaires sont suffisamment à l’écoute pour accompagner ta démarche sans rien attendre au niveau des résultats ?

Ils me demandent des résultats, mais pas explicitement, car ce n’est pas ça qui me fera courir plus vite. Ils savent que s’ils me laissent faire ce que je veux, j’ai plus de chances de réussir. Toutes les personnes qui me connaissent l’acceptent, parce qu’elles voient qu’il ne sert à rien de me mettre la pression, que ça ne me rend pas meilleure. Je pense que mes partenaires apprécient d’avoir une athlète qui s’épanouit. M’entourer de personnes qui apprécient ça, c’est vraiment important pour moi. Il y a des athlètes qui évoluent dans des équipes ultra-structurées, où tout est millimétré. S’ils sont heureux comme ça, très bien pour eux, et je respecte la démarche, mais je sais que moi, ça ne marcherait pas.

©Iris Pessey/Facebook

L’autre versant de ton parcours, c’est ta carrière d’entraîneure de biathlon : tu es à la tête de l’équipe de Grande-Bretagne. Toi qui, en tant qu’athlète, avais renoncé à poursuivre dans cette voie, comment est-ce que l’aventure a commencé ?

Pendant le Covid, je ne pouvais plus aller en Australie et les Anglais cherchaient quelqu’un. J’ai dit OK pour une saison, avant de retourner avec les Australiens et finalement, je suis toujours là. L’Angleterre me permet de passer l’été ici, mais je reste très attachée à l’Australie. Ce sont deux histoires différentes.

Tu entraînes les équipes masculines et féminines : est-ce que tu t’adaptes en fonction, ou est-ce que tu entraînes les athlètes sans prendre le sexe en compte ?

Dans le milieu, il y a quand même parfois un peu de sexisme, même si je le vis assez bien. Il est arrivé que des directeurs d’événement viennent dans la cabane de fartage et demandent qui est le chef d’équipe. Je réponds que c’est moi, et ils me disent : « On repassera. » J’insiste, et quand ils me regardent, je les sens presque un peu confus. Il a fallu que je fasse mes preuves, mais maintenant c’est fait. Pour ce qui est des femmes, j’adapte peut-être un peu plus l’entraînement par rapport aux règles, par exemple, et il est peut-être plus facile pour elles de se confier à moi là-dessus. Néanmoins, j’aime bien aussi travailler avec des hommes : ils ont peut-être une sensibilité différente de la mienne, mais les deux se complètent.

Cette année est une année faste : tu viens de battre le record de l’ascension du Mont-Blanc, après deux années de travail. Comment t’est venue l’idée ?

Ça fait deux ans que j’ai l’idée en tête, que j’attends d’être prête et d’avoir les bonnes conditions météo. J’attendais aussi Mathieu Meynadier, le guide qui était avec moi et qui a eu l’idée, il y a trois ans, de me lancer sur ce record en m’accompagnant. Par la suite, Mathieu a souvent été en expédition, et je voulais absolument l’avoir à mes côtés, donc j’attendais qu’il rentre. En juillet-août, on n’a pas le droit de voler au sommet du Mont-Blanc, on ne pouvait pas se lancer durant cette période. Au printemps dernier, les conditions n’étaient pas réunies ; l’année précédente, je m’étais fait opérer de l’épaule, donc le parapente, je ne pouvais pas… C’était dans un coin de ma tête, j’y travaillais, mais je ne faisais pas que ça.

Mi-juin, tu as enfin pu te lancer et tu disais, à l’arrivée, que ton chrono n’était pas celui à auquel tu pensais.

Je pensais que j’allais mettre 5 heures 15. Une fois le record battu, j’ai réuni l’équipe qui me suivait – des copains – et je leur ai demandé si certains d’entre eux avaient pensé que je battrais le record. Aucun n’avait misé là-dessus, à part Mathieu. Moi, j’espérais un peu, mais je me disais qu’il fallait rester réaliste.

Il y aura une deuxième fois ?

Tout le monde me dit que 5 heures 12, c’est moche, qu’il faut faire moins de 5 heures, et je me dis que c’est atteignable, mais je ne me vois pas recommencer pour le moment. C’est tellement de charge mentale ! Depuis mars, je regardais la météo tous les jours pour essayer d’anticiper, et ça ne se faisait pas – trop de neige, trop de vent, du gel… ça m’a épuisée. La semaine qui a précédé, j’étais sur le point d’abandonner, alors quand j’ai vu qu’il y avait une fenêtre météo, je n’ai pas pensé au chrono, je me suis simplement dit que c’était bon et que j’allais enfin pouvoir y aller. Quel que soit le chrono, je savais que j’allais pouvoir aller au bout de mon projet.

Quelques jours plus tard, tu prends le départ du 90 km du Mont-Blanc, ton premier ultra-trail. Tu en attendais quoi ?

La découverte. Mon papa et mon copain venaient me faire l’assistance, j’avais aussi envie de leur faire vivre de belles émotions.

Toi qui voulais te tester en trail, tu termines à une superbe 11e place. Comment envisages-tu la suite ?

Je commence à avoir du mal sur les formats skyrunning et je voudrais pousser l’ultra trail, voir si ça me convient. En août, j’ai une course dont j’ai toujours rêvé et que je n’ai jamais eu le temps de faire : je vais aller à Kima, un des monuments du skyrunning. À long terme, j’aimerais faire la Diagonale des fous.

Ouverture ©Iris Pessey/Facebook

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