EuroBasket 2023Le récap'

EuroBasket 2023
Nouvel échec européen pour l’équipe de France de basket. Après avoir chuté face à la Belgique en demi-finale, les Bleues ont décroché le bronze face à la Hongrie, le 25 juin dernier. Bilan mitigé pour les joueuses de Jean-Aimé Toupane à quelques mois des JO de Paris 2024. Et pourtant, le potentiel est là...

Par Timéo Gomes

Publié le 27 juin 2023 à 18h30

Le résultat n’est pas celui qu’elles espéraient. Ce samedi 24 juin, les Bleues se sont inclinées en demi-finale de l’EuroBasket face à leur rivales belges (67-63). Après avoir échoué en finale sur les cinq dernières éditions, c’est donc une nouvelle désillusion pour les Tricolores.

Mais que s’est-il passé ? On vous en avait parlé sur ÀBLOCK!, l’heure était venue pour les Françaises de briser la malédiction et de ramener leur premier titre européen depuis 2009 dans l’Hexagone.

Une ambition toutefois nuancée par l’absence de Gabby Williams, victime d’une commotion cérébrale, mais surtout par l’affaire Marine Johannès, considérée comme la meilleure joueuse de l’équipe qui s’est vu privée de compétition par la fédération, pour avoir signé un contrat en WNBA, ce même contrat qui lui faisait louper cinq jours de préparation…

C’est donc en tant qu’outsider que la troupe de Jean Aimé Toupane est arrivée à Ljubljana en Slovénie. Un statut qui n’empêchera toutefois pas l’équipe de France d’assurer le plus important sur toute sa phase de groupe.

Aucune des formations allemande, britannique ou slovène n’a su trouver la solution face à Sandrine Gruda et ses coéquipières. Trois victoires ? Oui, mais une manière qui n’efface pas tous les doutes.

Sur les trois succès français, aucun n’a été obtenu par plus de huit points. Un constat mitigé à l’image des performances de Marine Fauthoux, muette au scoring sur les deux premiers matchs. Autre point noir pour les Tricolores : la blessure d’Iliana Rupert à l’épaule droite face à la Slovénie. Bien qu’aucune lésion majeure n’ait été déclarée, la France sera privée de l’une de ses meilleures intérieures pour les quarts de finale.

Sandrine Gruda…©FFBB

Et pour ces quarts de finale, ce sont les Monténégrines qui se dressent face aux Bleues dans une confrontation où le suspense sera de courte durée : 23-9 dès le premier quart temps en faveur du clan français, et ce n’était que le début. Score final : 89-46.

Un véritable récital avec à la baguette Marieme Badiane autrice de 20 points et Marine Fauthoux enfin dans ses baskets qui illumine tout Ljubljana de ses passes décisives de génie. Et si l’équipe de France tenait là son match référence ? On se met alors à rêver, à croire à ce succès « à la française », rarement étincelant mais toujours victorieux.

Marine Fauthoux…©FFBB

Seulement, pour être les meilleures, il faut battre les meilleures et, cette année, ce statut est clairement décerné à la Belgique qui a tout écrasé sur son passage, y compris les Serbes, championnes en titre. Alors, lorsque Françaises et Belges se retrouvent en demi-finale, les pronostics ne sont pas en faveur des bleu-blanc-rouge.

Malheureusement sur ce coup-là, les pronostics ont eu raison. Après une première mi-temps à sens unique et menée d’une main de maître par les diablesses rouges (44-30). Malgré une tentative de come-back en deuxième mi-temps, dans le sillage d’une Sandrine Gruda et d’une Alexia Chartereau héroïques, la France s’incline face à Emma Meesseman et les siennes dans ce dernier carré de 4 petits points seulement mais en ayant été menée tout au long de la rencontre. Si proche mais en fin de compte si loin.

Alexia Chartereau…©Julien Bacot

Cette année encore, la malédiction ne sera pas brisée. Les filles iront quand même chercher la médaille de bronze dans une petite finale remportée facilement face à la Hongrie (68-82), mais cette récompense manque de saveur.

Malgré le retour rassurant d’Iliana Rupert à la compétition, on sent des joueuses non satisfaites du résultat. Sandrine Gruda y est même allée de son petit pic envers Jean Aimé Toupane : « On peut tous faire mieux, sélectionneur y compris ». Une critique qui vise certainement cette stratégie d’ouvrir son banc au détriment des joueuses cadres. Pourtant, le potentiel est bien là, et il va falloir l’atteindre pour espérer l’or à domicile lors des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Ouverture ©FIBA

Vous aimerez aussi…

Gabrielle Martin : « Beaucoup d’hommes me voient comme un objet de curiosité. »

À 22 ans et après une adolescence en surpoids, celle qu’on surnomme la “licorne” s’est lancée dans la compétition de force athlétique, le powerlifting. Championnats de France, puis d’Europe, jusqu’aux championnats du monde en Finlande… En trois ans, Gabrielle Martin a raflé tous les trophées. À un tournant de sa carrière sportive, alors qu’elle souhaite se tourner vers le bodybuilding, cette powergirl résolument ÀBLOCK! fait le point sur son parcours.

Lire plus »
Flora Vautier

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Des questionnaires sportifs en vidéo avec un boss du hand, une reine du roller et une autre de la piste, une Rencontre XXL avec une para-pongiste qui a affolé les Jeux Paralympiques (Flora Vautier sur notre photo), la conclusion de la fête du cinéma féminin de montagne, et une nouvelle chronique de notre marathonienne ÀBLOCK!… Bon rattrapage !

Lire plus »
Adélaïde : « En parkour, pas besoin de faire des vrilles ou de grimper sur les toits pour s’amuser ! »

Adélaïde : « En parkour, pas besoin de faire des vrilles ou de grimper sur les toits pour s’amuser ! »

Elle a découvert ce sport acrobatique par hasard. Et n’a plus jamais cessé de pratiquer depuis. Adélaïde Gandrille, traceuse et présidente de l’association Pink Parkour, a trouvé dans le PK comme on appelle le parkour chez les initiés, un moyen de s’épanouir, physiquement et intellectuellement. Témoignage d’une fille qui sait comment franchir tous les obstacles.

Lire plus »
Gaëlle Ketchanke

L’épaulé-jeté ? Cékoiça ?

Les pratiquant.e.s d’haltérophilie et de CrossFit le connaissent bien. Mais, pour les néophytes, ce mouvement est difficile à imaginer. C’est quoi, à votre avis ? Les sportifs et sportives, les coachs, ont leur langage, selon les disciplines qui, elles aussi, sont régies par des codes. Place à notre petit lexique pratique, le dico « Coach Vocab ».

Lire plus »
Ainhoa Leiceaga : « En surf, mes convictions écologiques passent avant mes performances. »  

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Notre championne olympique française en taekwondo, une surfeuse à la fibre écologiste (Ainhoa Leiceaga sur notre photo), le questionnaire sportif d’une rugbywoman ÀBLOCK! et un reportage vidéo avec un grand monsieur du handball féminin, c’est le meilleur de la semaine. Enjoy !

Lire plus »
Renelle Lamotte

Rénelle Lamote, l’athlète qui fond sur Tokyo pour oublier Rio

Il y a cinq ans, au Brésil, Rénelle Lamote voyait ses ambitions olympiques réduites à néant dès les séries. Après une lente et douloureuse reconstruction, la demi-fondeuse francilienne est parvenue à renouer avec son meilleur niveau. À quelques jours de son entrée en lice aux Jeux Olympiques de Tokyo, la double vice-championne d’Europe du 800 mètres veut rivaliser avec le gratin mondial.

Lire plus »
sport feminin

Le sport féminin ? En pleine lucarne !

L’été dernier, les records d’audience de la Coupe du monde féminine de foot et quelques mois plus tôt du Championnat d’Europe de handball féminin à la télévision ont prouvé que le public se passionnait de plus en plus pour les compétitions féminines. Et les dernières études ne font que réaffirmer cette réelle tendance. Pour autant, les jeux ne sont pas faits. Décryptage.

Lire plus »
Fatemeh et Atefeh, les footballeuses iraniennes qui ont dit non

Atefeh et Fatemeh, les footballeuses iraniennes qui ont dit non

Elles auraient pu rentrer. Comme les cinq autres. Elles ont choisi de rester. Atefeh Ramezanisadeh, 33 ans, et Fatemeh Pasandideh, 21 ans, sont les deux joueuses iraniennes qui, au bout d’une semaine de chaos diplomatique, ont maintenu leur demande d’asile en Australie. Deux femmes, deux générations, une même décision. Irréversible.

Lire plus »
Géraldine Rey

Géraldine Rey : « Dans le désert, on est toutes sur un pied d’égalité. »

Une baroudeuse, une femme sensible et volontaire. Une rêveuse aussi. Mais pas que. Sur les pistes comme au boulot, la créatrice de rallyes 100% féminins dont le Trophée Roses des Sables, est une boule d’énergie. Passionnée d’automobile, Géraldine Rey encourage les femmes à se surpasser en 4X4 ou à moto. Parce qu’elle en est sûre : femmes au volant, époustouflantes au tournant !

Lire plus »
Alexia Chartereau

Alexia Chartereau, la boss des parquets

Vice-capitaine des Bleues, actuellement en train de chasser cette coupe d’Europe qui échappe aux tricolores depuis plus de dix ans, Alexia Chartereau compte bien inscrire cette génération dorée au panthéon du basket français. Retour sur la carrière de la meneuse de femmes la plus en vogue de l’hexagone.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner