
Le Q&A de la championne de kayak cross Angèle Hug
Elle a décroché la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Paris 2024 en kayak cross, nouvelle épreuve aux JO. À peine le temps de s’en remettre et Angèle Hug répond à notre Q&A post-JO !
Publié le 20 février 2026 à 16h32
À l’origine de ton parcours professionnel, et de ton livre « Le nutri’guide du sportif »*, il y a d’abord ta passion pour le sport que tu pratiques assidument. Tu as commencé très tôt et tu t’es essayée à pas mal de disciplines le basket, le judo, le vélo… Comment qualifierais-tu ton rapport au sport ? Gourmand, éclectique…
Même si mes parents ne sont pas spécialement sportifs, ils m’ont toujours poussée à faire du sport et/ou une activité musicale et ce, depuis petite. Je choisissais une discipline en début d’année, je m’y inscrivais et, si ça ne me plaisait pas, j’étais libre d’arrêter à la fin de l’année. Depuis l’enfance, j’ai cette culture du : « Tu fais quelque chose et tu te bouges ». J’ai pu tester plein de sports différents. Il y a eu le judo, le basket… en général ça tenait un an ou deux, mais le sport qui m’a vraiment accompagnée durant toute mon adolescence et ma vie de jeune adulte, c’est l’aviron. J’en ai fait pendant presque dix ans, avec, à la clé, un titre de championne de France et un titre de vice-championne de France. Je dirais que c’est vraiment ce sport qui m’a élevée pendant ces années-là.
©Nouchka Simic/Facebook
Tu as 11 ans lorsque tu as le coup de foudre pour l’aviron. Comment as-tu découvert cette discipline ?
J’ai découvert l’aviron lorsque j’étais en 6e à l’occasion d’une journée découverte au club de notre ville. On a fait des tests et moi, je mesurais déjà 1,80m à l’époque or, l’aviron est un sport dans lequel il faut être très grand pour être plutôt bon. On m’a dit que ce serait bien que je me lance et c’est comme ça que je suis tombée complètement amoureuse de ce sport.
Qu’est-ce qui explique que l’histoire ait duré cette fois ?
C’est l’aspect communautaire qui a fait que je suis tombée amoureuse de l’aviron. Quand tu débutes, pendant trois-quatre ans tu évolues avec du monde. Je me suis fait tous mes amis à ce moment-là. Et puis il y a également l’aspect compétitif : dès la première année, on devient vice-championnes de France. Tout de suite, j’ai eu envie de plus. Ma vision du sport à l’époque était une vision très compétitive, ce qui n’est plus forcément le cas maintenant ou du moins, de manière différente. Si tu m’avais demandé, à 12 ans, où je serais à l’âge qui est le mien aujourd’hui, je t’aurais répondu aux Jeux Olympiques, aux Mondiaux et que je serais la meilleure rameuse du monde. Cette ambition compétitive m’a animée très très tôt.
©Nouchka Simic/Facebook
Cette trajectoire, toute tracée dans ta tête, va venir buter sur un obstacle de taille : tu as 16-17 ans et tu souffres de troubles du comportement alimentaire (TCA). Est-ce qu’il y a un lien de cause à effet avec ta pratique sportive ?
Pas directement, mais en partie quand même. Avant les troubles du comportement alimentaire, j’ai eu une adolescence assez compliquée. Jeune, je n’étais pas très bien dans ma tête ni dans mon corps. Les TCA ont été pour moi une façon d’exprimer ce mal-être. L’aviron dans tout cela est ce qui m’a aidée à ne pas flancher et, en même temps, ça m’a un peu détruite parce que, dès que les résultats n’étaient pas bons, c’était un drame pour moi. Il n’y avait que ça qui comptait et si ça, ça ne fonctionnait pas, je ne savais pas trop qui j’étais.
Le sport était à la fois ta bouée de sauvetage et ce qui pouvait te faire perdre pied.
Oui, c’est assez paradoxal mais c’est ça.
©Nouchka Simic/Facebook
Comment appréhendais-tu le rapport alimentation-performances sportives ? Est-ce que tu étais dans l’extrême contrôle ou est-ce que c’est une donne qui ne t’intéressait pas ?
Ce qui est particulier avec l’aviron, c’est que tu as deux catégories de poids. En ce qui me concerne, j’étais trop grande et trop lourde pour être dans la plus petite de ces deux catégories et il n’a jamais été question qu’il en soit autrement. En revanche, en ce qui concerne le lien avec la performance, à 14 ans, après l’entraînement, ton réflexe c’est de manger un paquet de M&M’s et tu as ton entraîneur qui te dit : « Est-ce qu’il ne faudrait pas mieux que tu manges une banane ? ». À cette époque, je ne souffrais pas encore de TCA. Est-ce que ça a participé à mon problème avec l’alimentation plus tard, je ne sais pas, peut-être, même s’il n’y avait pas de vraies injonctions pour me faire perdre du poids.
©Nouchka Simic/Facebook
Est-ce que vous aviez des recommandations alimentaires dans vos protocoles d’entraînement ?
Pas du tout et puis, de mon côté, je ne m’en préoccupais pas non plus. Je n’avais aucunement l’ambition de devenir diététicienne, ça, ça m’a pris sur le tard. J’étais comme tous les ados de mon âge, j’allais à la boulangerie après l’école, je m’en foutais un peu de ce que je mangeais et mes parents galéraient à me faire avaler des légumes.
Ce rapport à l’alimentation va te conduire tout droit à l’hôpital. Tu vas renoncer à l’aviron, à tes études, à ton parcours dans l’armée et mettre très longtemps à retrouver un rapport pacifié avec ton assiette.
Les TCA, ça a été pour moi une façon de m’exprimer, de montrer que je n’étais pas bien, mais ça aurait pu se faire d’autres manières. Je suis tombée dans l’anorexie lors de mon année de première, ce qui fait que mes dernières années de lycée ont été un peu compliquées. Quand je suis rentrée à la fac, la question s’est posée de savoir si je continuais ou pas l’aviron. Or, en plus de mes problèmes avec l’alimentation, il y avait des problèmes en interne. Tout cela m’a fait beaucoup de mal, m’a dégoûtée et j’ai décidé d’arrêter. Le problème, c’est que, pour moi, je n’étais personne d’autre que Nouchka la rameuse ; comme j’arrêtais l’aviron, il fallait que je trouve qui j’étais véritablement. Je me suis installée dans un appartement pour poursuivre mes études mais j’étais toute seule et ça m’a fait descendre aux enfers. J’ai été hospitalisée une première fois et je me suis dit que j’allais faire l’autre chose dont j’avais toujours rêvé : l’armée. Et ça a encore été une descente aux enfers.
©Nouchka Simic/Facebook
Tu décides finalement de reprendre des études, ce sera la nutrition. Et là, tout va se mettre en place. Tu comprends comment ton corps fonctionne et le sport va reprendre sa place dans ta vie, mais différemment.
La nutrition n’était pas une vocation. Quand, à l’hôpital, je me suis posé la question de savoir ce que je voulais faire de ma vie, c’est venu par défaut. Contre toute attente, le sujet m’a très vite passionnée. Je me suis rendu compte comment mon corps fonctionnait, de ce dont il avait besoin et, une fois diplômée, j’ai commencé à faire attention à ce que je mangeais.
Un an après ta dernière hospitalisation tu cours ton premier marathon.
Ce sont mes copines qui, à l’époque, avaient un dossard en trop et ont voulu me le donner pour me motiver, me pousser à m’en sortir. Moi, je ne courais même pas 3 kilomètres à ce moment-là et je pensais que j’en serais incapable mais ça a été une source de motivation pour manger, reprendre du poids, retrouver de l’énergie, pour ne pas flancher. Tout cela m’a peut-être sauvé la vie à ce moment-là, ce qui ne veut pas dire que c’est la solution miracle pour tout le monde, pas du tout.
©Nouchka Simic/Facebook
Le sport est ce qui a contribué à ta perte mais aussi à ta renaissance en somme ?
Oui, tout à fait parce que l’émotion que j’ai vécue sur la ligne d’arrivée du marathon a été quelque chose de différent de tout ce que j’avais pu connaître avant. Quand j’ai passé la ligne, j’ai eu l’impression de renaître, c’est assez fou. Avec le recul, je ne sais pas si j’ai déjà vécu des émotions aussi fortes que celle-là. La sensation de passer la ligne d’arrivée du marathon et de se dire que j’avais réussi à le faire alors que quelques mois auparavant je ne savais même pas si j’allais continuer à vivre, c’est assez dingue. Ça a été très fort.
Est-ce que c’est à partir de ce moment-là que ta vision du sport a changé ?
J’ai toujours conservé l’esprit de compétition parce que ça fait partie de moi mais, au fil des années, je l’ai rendu sain. Après ce marathon, j’ai fait du skiathlon et du triathlon. Au début, j’avais encore cette vision compétitive qui faisait que, si je ne réussissais pas, c’était grave. Et puis, j’ai travaillé sur moi et au fur et à mesure, j’ai modifié ma façon de vivre le sport. Il y a toujours cet aspect compétitif mais désormais il ne concerne que mon rapport à moi. L’idée c’est d’essayer d’évoluer, de progresser, d’être meilleure mais indépendamment du monde extérieur et de ce qui se passe autour de moi. Ce que j’aime aujourd’hui avec le sport, c’est sortir de ma zone de confort pour repousser mes limites et pour progresser.
©Nouchka Simic/Facebook
Tu as eu peur, en te lançant dans le triathlon, que ça ne devienne une obsession au même titre que ce que tu avais connu avec l’aviron quelques années auparavant ?
Oui. C’est pour cela que j’ai continué à affiner ma manière de considérer le sport. C’est aussi pour cela que je me suis orientée vers le trail qui est une discipline dans laquelle il y a moins l’esprit data que dans le triathlon. J’ai également déménagé à la montagne. Tout cela a fait que le sport n’a plus été que des chiffres mais qu’il est devenu un art de vivre.
En quoi ton bagage de nutritionniste a contribué à équilibrer ta pratique ?
Ça a effectivement participé à équilibrer ma pratique. Je sais maintenant ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire, à quel point il faut être rigoureux avec son alimentation et quand je parle de rigueur, je veux dire faire en sorte d’avoir ce qu’il faut pour que le corps puisse bien fonctionner.
©Nouchka Simic/Facebook
Ce bagage tu as décidé de le mettre au service des autres et notamment des sportifs.
Je me suis spécialisée très vite dans la nutrition sportive, ça m’intéressait plus et puis, c’est bête, mais les sportifs, ce sont des gens qui ne se plaignent jamais, qui sont toujours motivés et qui sont également acteurs de leur progression. J’ai trouvé beaucoup plus de plaisir à les accompagner et je me suis très vite rendu compte qu’en France, ce n’était pas une spécialité très répandue, que les sportifs n’étaient peut-être pas, de fait, accompagnés au mieux, ce qui m’a encore plus motivée à communiquer sur les réseaux sociaux puis à développer d’autres projets afin de pouvoir les aider à plus grande échelle.
©Nouchka Simic/Facebook
En France, tu dirais que la nutrition est encore le parent pauvre des protocoles d’entraînement ?
Dans le sport, on commence à atteindre des limites dans la progression physique et dans la science de l’entraînement ce qui fait que les sportifs, les entraîneurs et tous les acteurs du sport s’intéressent de plus en plus à la nutrition. C’est un sujet que l’on scientifise, qui devient un pilier de la performance. Il y a bien évidemment des sportifs qui sont très bons et qui se fichent de la nutrition. Ce qui est intéressant dans ce cas-là sera de voir s’ils durent dans le temps parce que c’est cool d’être très fort à un moment donné mais, ce qui est important, c’est surtout de faire ce que l’on aime longtemps et de bien vieillir.
Tu as été surprise par le peu de savoir que chacun de nous a concernant son alimentation ou bien les idées reçues que l’on se transmet ?
Oui bien sûr et j’y suis confronté tous les jours. La nutrition touche tout le monde parce que tout le monde mange, ce qui fait que tout le monde pense savoir et savoir mieux que les autres. Ça, c’est un peu le nerf de la guerre pour moi.
©Nouchka Simic/Facebook
Tu as des exemples ?
Ça dépend des disciplines mais, par exemple, dans l’endurance, il y a un sujet qui revient souvent : les glucides. Il y a beaucoup de gens qui n’arrivent pas encore à comprendre que manger des glucides dans un contexte sportif, c’est différent que manger des glucides dans un contexte de repos. C’est pour ça qu’il est important de comprendre comment le corps fonctionne. Autre exemple, la guerre aux produits laitiers, au gluten, à tout finalement. J’ai la sensation qu’en matière de nutrition, tout le monde pense que ça doit être compliqué. Chaque année, il y a un énième régime ou un énième produit miracle alors qu’en fait, c’est hyper simple : il faut simplement manger assez et bien.
©Nouchka Simic/Facebook
C’est un ce qui se passe en ce moment pour les protéines ?
Oui, en nutrition, tout dépend du contexte, de notre activité physique. Quelqu’un qui va avoir une activité d’entretien pour garder la forme, être en bonne santé n’a pas besoin des mêmes apports que quelqu’un qui va s’entraîner cinq à six fois par semaine en cherchant à développer sa masse musculaire. Lorsqu’on fait un sport loisir, juste pour s’entretenir, les besoins en protéines ne sont pas si importants que ça et sont même facilement couverts par l’alimentation basique, sans avoir besoin d’aller chercher des suppléments.
Est-ce qu’hommes et femmes sont égaux devant les problématiques alimentaires ? Faut-il adapter le contenu de son assiette à son sexe ?
Il y a effectivement des choses à adapter et ce, en premier lieu parce qu’on ne fonctionne pas de la manière d’un point de vue physiologique, hormonal mais aussi sociétal. S’il y a plus de troubles du comportement alimentaire chez les femmes, c’est parce qu’il y a peut-être plus d’injonctions du côté des femmes aussi. Dans mes prises en charge, ce qui va varier pour les femmes, ça va être tout ce qui touche au cycle menstruel, tout ce qui touche au déficit énergétique qui est bien plus présent que chez les hommes. Je cherche à adapter le contenu des assiettes en fonction de ces critères mais à part ça, les grandes lignes restent les mêmes.
©Nouchka Simic/Facebook
Comment envisages-tu la suite ?
Professionnellement, je voudrais poursuivre la démarche qui est la mienne actuellement c’est-à-dire avoir de la visibilité pour pouvoir aider un maximum de sportifs. Il y a les réseaux sociaux, les consultations, mais aussi des formations. Je forme des diététiciens, des coachs sportifs et des acteurs du sport en nutrition sportive pour accompagner leurs sportifs ; je propose également des formations pour les sportifs qui n’ont pas forcément l’envie ou les moyens de se payer un suivi sur le long terme. J’ai co-développé une application nutrition pour savoir comment s’alimenter à l’effort.
©Nouchka Simic/Facebook
Et en ce qui concerne ton parcours sportif ?
En ce moment, je fais de l’ultra endurance en trail. J’aime foncièrement être longtemps dehors, en montagne et, en même temps, j’arrive à lier ma pratique à l’aspect réseaux sociaux, communautaire pour essayer d’inciter les gens à bouger. J’ai un regard et une relation sains au sport, j’en fait toujours beaucoup mais c’est parce que j’aime viscéralement ça.
Si tu devais ne retenir qu’un conseil de ton livre pour servir le plus grand nombre, ce serait lequel ?
Je vais donner un conseil qui me vaut parfois quelques turbulences sur les réseaux sociaux : il faut manger assez. Les sportifs ne mangent pas forcément assez et ça a des conséquences. Avant de chercher à bien manger, il faut d’abord chercher à manger assez.
Toutes nos rencontres
Vous aimerez aussi…

Elle a décroché la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Paris 2024 en kayak cross, nouvelle épreuve aux JO. À peine le temps de s’en remettre et Angèle Hug répond à notre Q&A post-JO !

Petite sélection de podcasts pré-Covid-19 qui demeurent une source de réflexion alors même que le sport féminin vit des jours difficiles suite à la crise sanitaire. Le « sport de demain » tel que débattu aujourd’hui par les experts ne semble pas intégrer la pratique féminine. Les avancées de l’avant crise seront-elles réduites à néant ? En attendant, écoutons ces échanges qui en disent long sur les stéréotypes de genre encore trop prégnants dans le sport et sur le chemin qu’il nous reste à parcourir pour parvenir à la mixité dans le sport.

Une ex-footeuse qui rejoint la Team ÀBLOCK! pour slamer sur des championnes inspirantes (Mélissa Plaza sur notre photo), un nouvel éclairage juridique sur le sport, la présentation d’un mondial qui fait des vagues et une rubrique Kids qui nous donne des ailes, c’est le top de la semaine ! Enjoy !

En avril dernier, le Think Tank « VersLeHaut » publiait une étude sur « Le sport terrain d’éducation » visant à mieux exploiter les pratiques sportives dans le domaine éducatif, à l’école et en dehors. Alors, qu’en est-il des jeunes filles, sont-elles suffisamment prises en compte sur les terrains ? Le rapporteur de l’étude, David Blough, a planché sur le sujet.

Rando-Kayak, VTT, trails, l’une des régions les plus vertes de France lance sa nouvelle édition du festival Grandes Heures Nature. Du 24 au 26 juin, ça va pagayer, pédaler et courir sur les sentiers ! Prêt à faire le plein d’oxygène ?

En 2019, à la suite de soucis de santé, cette ancienne championne du monde de trail décidait de mettre un terme à sa carrière de haut niveau. Mais la course est, pour elle, une nécessité et la voilà qui reprend ses jambes à son cou pour s’envoler sur les chemins escarpés de l’Ultra ! Témoignage d’une grande acharnée.

L’équipe de France arrive en force ! Du 4 au 20 février, la 24e édition des JO d’hiver aura lieu à Pékin, autrement dit Beijing, en Chine. Et elle a bien l’intention de marquer les esprits durant cette quinzaine olympique. Au programme, de nouvelles épreuves et toujours plus de spectacle, ça fait un paquet de bonnes raisons de marquer d’une croix les dates de ces Jeux Olympiques. Petit tour d’horizon de ce qui nous attend.

Dans un mois, l’Italie accueille les XXVes Jeux Olympiques d’hiver. Du 6 au 22 février, la délégation française mise sur ses championnes pour décrocher des médailles en pagaille. De la glace aux sommets enneigés, les athlètes féminines tricolores s’annoncent comme les grandes forces de ces JO.

Médaillée de bronze à la poutre aux championnats d’Europe de 2019, en Pologne, couplé à l’argent au concours général individuel des Jeux européens de Minsk, en Biélorussie, la gymnaste de Saint-Etienne, Lorette Charpy, victime d’une grave blessure au genou en mars dernier, n’avait pas pu participer aux JO de Tokyo et ne sera pas non plus aux Championnats du monde, le mois prochain. Mais elle ne lâche rien et se prépare déjà pour Paris 2024. Entre deux séances de rééducation, elle a répondu à notre petit questionnaire de Proust à la sauce ÀBLOCK!

Des footeuses au quotidien, un photographe qui a su mettre en lumière les maux de la patineuse Sarah Abitbol, une roller-girl pour qui ça roule, une skieuse aux anges (Chloé Trespeuch sur notre photo) ou encore une cycliste que rien n’arrête, c’est le meilleur de la semaine. Let’s go !

Elles mettent les voiles pour le plus symbolique des tours du monde en solitaire et sans assistance. Elles s’appellent Isabelle Joschke, Pip Hare, Justine Mettraux, Clarisse Crémer, Violette Dorange, Samantha Davies, et le Vendée Globe leur appartient ! Ces 6 navigatrices ont bien l’intention de faire des vagues lors de cette édition 2024 qui s’élance ce dimanche 10 novembre. Nous les avons rencontrées avant qu’elles ne larguent les amarres.

À 16 ans, fan de vitesse et bonne stratège, elle a déjà connu les JO de la Jeunesse et trois Championnats du monde. Clémence Boudin, Bleuette de l’Équipe de France U18 féminine de hockey-sur-glace est une fonceuse qui n’a pas froid aux yeux et a confiance en sa crosse. Conversation avec une fille qui aime la castagne.
Abonnez-vous à la newsletter