
Y a-t-il une vie après le sport ?
Elles ont été des championnes, elles ont gagné, ont tout donné. Puis vint le temps de raccrocher. Comment alors se reconstruire, envisager une autre sorte de victoire : le retour à une vie ordinaire ?
Publié le 29 juillet 2024 à 12h52, mis à jour le 29 juillet 2024 à 12h53
Elle n’était pas prédestinée à devenir une championne. Militaire de métier, celle qui concilie sa passion et son job grâce à l’Armée des champions, programme de la Défense qui regroupe les sportifs de haut niveau, s’est donné pour mission de dominer la vague.
Proche de la mer et de ses sports de glisse dans le Var, Lauriane Nolot commence le kitesurf à l’âge de 17 ans, son père et son frère pratiquent déjà la discipline : « J’ai commencé le kitesurf pour m’amuser avec ma famille, c’était un sport passion, ça l’est toujours », confie-t-elle à France 24.
Un coup de foudre donc après avoir pratiqué l’équitation et avoir finalement opté pour la mer plutôt que pour la terre. Lauriane Nolot s’initie au kitefoil, une évolution du kitesurf avec un système d’hydrofoil sous la planche.
Dès 2021, elle est repérée par Ariane Imbert, la coach de l’équipe de France de ce sport de glisse en vogue, toujours à la recherche de nouvelles athlètes. Lauriane Nolot rejoint alors le Centre régional d’excellence kitesurf de Hyères (CREKH) Une nouvelle vie d’entraînements et de compet’ en kitefoil s’ouvrent pour celle qui vient de fêter ses 19 ans.
Lauriane Nolot n’aurait jamais imaginé que le kitesurf dans sa version kitefoil soit représenté aux Jeux Olympiques. Un « sport de plage » comme aime ironiser la sportive… En l’espace de trois ans, son armoire à trophées est pleine à craquer. Dans sa discipline, elle règne en maîtresse absolue avec des titres enviés par tous les grands sportifs de la vague : multiple championne de France, championne d’Europe et du monde, vainqueur du Test Event à Marseille et élue Marin de l’année 2023 par la Fédération française de voile.
En 2024, elle conserve sa place de numéro 1 lors des championnats du monde de kitefoil face à ses principales concurrentes, la Britannique Eleanor Aldridge et la Française Jessie Kampman. Et voilà la triple championne du monde choisie pour représenter la France aux JO 2024. Inlassable, Lauriane Nolot occupe ses journées à naviguer, lorsqu’elle ne passe pas par la case musculation. « Elle a toujours été une boule d’énergie », affirme son père et son premier supporter sur TF1.
Mais ce qui est certain, c’est que la reine de la glisse garde les pieds sur terre, même lorsqu’elle survole la mer. Sur l’eau, c’est la patronne. « Je déteste perdre, dit-elle. Et si je perds, c’est un gros coup dur, donc j’évite ça ! »
Maintenant, c’est la route vers les Jeux Olympiques de Paris 2024, rien ne l’arrêtera. La championne française espère y faire des vagues, dans le bon sens du terme, en décrochant une médaille et pas de n’importe quel métal : « Mon but, c’est de ramener une médaille d’or pour la France cet été. Et je fais tout pour. » Nous voilà prévenus.
©FFVL
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Après des années à batailler pour intégrer le giron des sports olympiques, le karaté a obtenu gain de cause et sera (enfin !) de la partie aux Jeux Olympiques de Tokyo, du 23 juillet au 8 août. Avant de disparaître aussi vite du programme des JO 2024, à Paris. Retour sur une épopée éprouvante.

La route vers les Jeux Olympiques peut être semée d’embûches, surtout pour les athlètes qui doivent faire face à des défis financiers pour atteindre leur rêve olympique. La reine britannique du BMX, Bethany Shriever, y est confrontée lors des Jeux de Tokyo. Nous sommes le 30 juillet 2021.

Elle est à l’origine du célèbre British Ladies Football Club, considéré comme la première formation féminine de football. Nettie Honeyball, féministe convaincue, s’est servie du sport pour prouver au monde que les femmes n’étaient pas que des « créatures ornementales et inutiles ».

Elle en a fait du chemin ! Championne de natation précoce, Charlotte Bonnet, médaillée olympique alors qu’elle n’avait que 17 ans, a traversé, malgré elle, une longue et douloureuse période de doute. Presque dix ans plus tard, la Brestoise a radicalement changé. Plus mûre, plus forte, elle est parvenue à retrouver le goût de la compétition. Confessions touchantes d’une fille pour qui la natation n’est pas un long fleuve tranquille.

Elle est la première femme à avoir atteint, en 1988, le sommet de l’Everest sans oxygène. Mais son record a longtemps été mis en doute par ses compagnons d’expédition. Une suspicion qui poursuivra la Néo-Zélandaise Lydia Bradey pendant des années avant qu’elle ne soit enfin réhabilitée. Histoire d’une alpiniste et guide de haute-montagne qui n’a jamais lâché le piolet.

Après plus de vingt-cinq ans de carrière, elle s’est imposée comme une patronne de l’athlétisme. À l’occasion de l’événement Passer’elles, la discobole Mélina Robert-Michon a relevé le défi de notre Q&A à la sauce ÀBLOCK!.

Certains l’ont (vraiment) découvert à l’occasion des JO, la majorité connaît déjà ce sport qui ne s’arrête plus de gagner en popularité. En compétition ou sur falaise, les grimpeuses visent les plus hauts sommets. Et elles sont ÀBLOCK!

Les filles abandonnent trop souvent l’activité physique à partir de l’âge de 12 ans. Une bien mauvaise idée.

Une génie tactique, une surfeuse en vogue (Sarah Baum sur notre photo), une pilote historique, une dame attachée au ballon rond ou encore notre ambassadrice qui parle cross, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! Enjoy !

On les adore ces séances où on pète la forme, où tous les exercices nous semblent easy, où on se dépasse en mode “même pas mal“. Forcément, ça donne envie de recommencer. Vite, trop vite. Et c’est là que la récupération joue son rôle. Pas convaincu ? Lis plutôt la réponse de notre coach, Nathalie Servais !

Sportive et active depuis toute petite, le sport est devenu pour elle encore plus essentiel à sa vie après une séparation amoureuse. Un combo de sports en salle, Pilates et dynamo-cycling, est aujourd’hui indispensable à Joanna pour se sentir forte, dans son corps et dans sa tête.
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