
Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine
L’adieu à 2023 et l’arrivée en trombe de 2024, les femmes dans le sport encore et toujours, mais aussi notre lancement de la première édition d’ÀBLOCK! Kids, c’est le meilleur de ces derniers jours ! Enjoy !
Publié le 26 avril 2021 à 11h51, mis à jour le 11 août 2024 à 17h49
Elles ont commencé à pratiquer le basket ensemble. Main dans la main. Toutes les deux sont filles de basketteurs, rien d’étonnant alors à ce que, gamines, elles se soient rencontrées sur les parquets et non au parc de jeu.
À croire que, depuis, Iliana Rupert et Marine Fauthoux se partagent la même étoile. À 15 ans, elles intègrent l’équipe nationale de basket junior et décroche, en 2017, leur première médaille internationale, la plus belle : l’or à l’Euro des moins de 16 ans.
La majorité approche, les premiers contrats sont signés et, pour la première fois, les filles vont devoir faire l’une sans l’autre : Iliana Rupert rejoint le club de Bourges et sa fidèle coéquipière, Marine Fauthoux, celui de Tarbes.
Avant l’Euro 2019, les deux amies se retrouvent pour effectuer leur première campagne avec l’équipe de France professionnelle. L’une au centre de la France et l’autre aux pieds des Pyrénées ont réussi à se faire une place dans le groupe français et montent sur la deuxième marche du podium européen.
Ces Européennes qui s’offrent les States
Iliana Rupert
Mais alors que Marine quitte Tarbes pour l’ASVEL, le club lyonnais, en 2020, Iliana Rupert a des envies d’ailleurs et entame les démarches afin d’être draftée (sélectionnée) pour le championnat américain WNBA (Women’s National Basketball Association), le pendant féminin de la NBA.
Le rêve américain semble à portée de panier ! Pourtant, sans la présence de Marine, ça manque de sel…et de sens. C’était sans compter cette bonne étoile commune…
Le 15 avril dernier, juste après avoir été élue – pour la 2e année consécutive – meilleure jeune joueuse de l’Euroleague et moins de 24 heures après avoir été sélectionnée dans le groupe des seize joueuses de l’équipe nationale pour préparer l’Euro en juin prochain, Iliana Rupert, est, sans surprise, draftée pour rejoindre le Nevada.
Marine Fauthoux est de la fête, sans s’imaginer un instant qu’elle aussi va être draftée : « Il y avait une soirée, une très petite soirée avec les restrictions sanitaires, qui était organisée pour Iliana parce qu’on savait qu’elle allait être draftée au premier tour, explique Marine Fauthoux sur France-Bleu. Elle m’avait gentiment invitée à vivre cette soirée avec elle. Une fois le premier tour passé, lors du deuxième tour, mon agent qui est aussi celui d’Iliana vient me voir et me dit : « Marine, Marine, tu vas être draftée ! ». Je n’étais pas venue pour ça, je ne m’y attendais pas, et là il me dit encore : « Regarde, regarde, bientôt New York qui va passer et tu vas être draftée »… Iliana était déjà en train de répondre à des journalistes américains, du coup on avait coupé le son de la télé, mais les images passaient sur le grand écran et là j’ai vu ma tête, et c’était écrit que New York m’avait draftée ! »
Invitées à rejoindre les parquets américains, elles marquent ainsi l’histoire du basket-ball : c’est la première fois que deux françaises sont draftées lors de la même soirée.
Iliana Rupert a été retenue au douzième rang par les Las Vegas Aces de la côte Ouest des États-Unis, finalistes de la WNBA la saison dernière. Elle y sera entraînée dès la saison prochaine par une légende de la NBA, Bill Laimbeer, deux bagues de champion en 1989 et 1990.
Mais ce sera après les Jeux Olympiques de Tokyo qu’elle devrait disputer avec l’équipe de France de Valérie Garnier, la sélectionneuse.
Marine Fauthoux, elle, a été sélectionnée au vingt-neuvième rang par le club de New York Liberty. Même si la franchise américaine souhaite la voir rejoindre les parquets de la côte Est cet été, elle devra attendre encore un peu.
La joueuse, qui n’avait pas envisagée si vite ce coup de pouce yankee, a d’autres projets et privilégie, pour l’heure, son travail avec l’équipe de France et au sein de son nouveau club : elle devrait en effet rejoindre le Basket Landes la saison prochaine.
Cette fois, encore, et même si le timing est légèrement différent, les deux copines poursuivent leur trajectoire commune. Elles ont 20 ans et rien ne semble pouvoir les séparer. Reste qu’entre New-York et le Nevada, il y a quelques 3 666 kilomètres de distance. Pas la porte à côté, en gros !
Mais, quoi qu’il arrive, elles pourront toujours se retrouver lorsqu’elles porteront les couleurs de l’équipe de France ou à une probable finale de WNBA.
Parce que, définitivement, l’histoire d’Iliana Rupert et de Marine Fauthoux, c’est un peu celle de sœurs jumelles nées sous le signe du basket…
D'autres épisodes de "Basketball : ces stars des parquets"
Marine Fauthoux, la basketteuse qui mène bien son jeu
Becky Hammon : la basketteuse qui s’offre une révolution de parquet
Diandra Tchatchouang : « Dans le sport comme dans la vie, les femmes, souvent dévalorisées, finissent par se sous-estimer. »
Basketteuses françaises, Dribblez maintenant !
Voir tous les épisodes
Vous aimerez aussi…

L’adieu à 2023 et l’arrivée en trombe de 2024, les femmes dans le sport encore et toujours, mais aussi notre lancement de la première édition d’ÀBLOCK! Kids, c’est le meilleur de ces derniers jours ! Enjoy !

Médaillée de bronze à la poutre aux championnats d’Europe de 2019, en Pologne, couplé à l’argent au concours général individuel des Jeux européens de Minsk, en Biélorussie, la gymnaste de Saint-Etienne, Lorette Charpy, victime d’une grave blessure au genou en mars dernier, n’avait pas pu participer aux JO de Tokyo et ne sera pas non plus aux Championnats du monde, le mois prochain. Mais elle ne lâche rien et se prépare déjà pour Paris 2024. Entre deux séances de rééducation, elle a répondu à notre petit questionnaire de Proust à la sauce ÀBLOCK!

Un nageur artistique et une pilote moto confrontés tous les deux au sexisme, une boxeuse ambitieuse ou encore 5 infos clés sur l’une des meilleures judokates mondiales, Clarisse Agbegnenou (sur notre photo), c’est le meilleur d’ÀBLOCK! cette semaine. Enjoy !

« Big shot Becky » est dans la place ! À 45 ans, Becky Hammon, après être devenue la première femme à coacher une équipe en NBA, marque un peu plus l’histoire du basket nord-américain en enchaînant les victoires en WNBA, la ligue féminine, et en étant élue entraîneure de l’année. Récit d’une fille qui sait prendre la balle au bond.

De l’ombre des tribunes aux sommets du biathlon, la Franc-Comtoise Lou Jeanmonnot s’impose comme la grande favorite française pour les JO de Milan-Cortina 2026. Portrait d’une biathlète qui a transformé le travail acharné en excellence.

Les meilleures golfeuses sont de retour sur le green. Alors qu’elles viennent de lancer la saison du LPGA Tour avec le Tournoi des Championnes, ÀBLOCK! se penche sur l’histoire du golf conjugué au féminin…

Sport et tatouage, même combat ? Dans son beau livre, « S’aimer tatouée », la photographe Nathalie Kaïd va à la rencontre de filles qui ont fait du tatoo un outil de reconquête de leur corps. Et le parallèle avec le sport est étonnant. Rencontre avec une artiste qui a le tatouage dans la peau.

Aujourd’hui, si le monde du skate doit compter sur les filles, elles aussi présentes aux Jeux Olympiques où la discipline a fait son entrée, quelques pionnières ont ouvert la voie pour leur permettre d’être sous les feux de la rampe. Petite histoire du skateboard conjugué au féminin.

Ce samedi 29 janvier, dans la station des 7 Laux, aura lieu la première édition du Trail Blanc. Une course nocturne, à pied, sur les montagnes enneigées afin de se dépasser dans une bonne ambiance qui mêlera dépassement de soi et chutes en tout genre.

Habituellement, j’ai un planning de course bien établi mais, en ce moment, c’est un tout autre planning qui s’impose à moi et il est bien chargé : chambre du bébé, décoration, ameublement… et encore de la course évidemment !

quinze jours de fête, quinze jours de sports, les Jeux Olympiques de Barcelone ont vibré et se terminent à la nuit tombée, ce 9 août 1992, sur de multiples exploits et une dernière fête pour clore ces Jeux de la XXVe olympiade de l’ère moderne.

Son retour à la compet’ est un feu d’artifices. Deux ans après les Mondiaux et ses 5 médailles, Simone Biles a encore fait parler d’elle en réalisant un saut inédit dans un cadre officiel. C’était le week-end dernier lors de l’U.S Classic et elle a, elle-même, du mal à y croire !
Abonnez-vous à la newsletter