Hey, girls, se bouger (à tous les âges)... c'est tout benef' !

Defi femmes shutterstock_290612915
Une santé et un moral au top ? Puberté, grossesse, ménopause… Rien d’insurmontable si l’on prend soin de soi à toutes les étapes clés de sa vie. Et les bénéfices du sport s’avèrent surprenants. Alors, si on « sportait » mieux ?

Par Valérie Domain

Publié le 16 mars 2020 à 16h59, mis à jour le 23 octobre 2020 à 15h30

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

Jeune fille, mère, senior, la vie est pleine de (bonnes et mauvaises) surprises lorsque le corps  se métamorphose. Pourquoi en avoir peur  ?

Certes, c’est à chaque fois un bouleversement, mais à chacune ses solutions pour gérer au mieux ces cycles. Pour autant, il est une recette immuable et commune à toutes : le maintien de l’activité physique, à tous les âges, pour toutes, permet un épanouissement corporel, psychique et social.

S’il limite la prise de poids et diminue les maladies cardiovasculaires, il aide aussi à lutter contre l’ostéoporose, prévient des complications liées à la grossesse, réduit le risque de certains cancers dont le cancer du sein…

Et la liste est non exhaustive !

À la puberté, capitalisez  !

smiling-girl-in-black-and-orange-uniform-holding-soccer-ball-3886257

Plus on commence à bouger tôt, plus on ménage sa monture, comprenez son squelette. Le sport aide à la constitution du capital osseux.

C’est pourquoi «  Surtout chez la femme, rappelle le Dr Roland Krzentowski, médecin du sport, de médecine physique et de réadaptation, fondateur de Mon Stade. Le capital osseux qui se construit pendant la croissance est un bagage pour la vie. Une activité physique adaptée pourra diviser par deux le risque de développer  l’ostéoporose qui est deux à trois fois plus fréquente chez la femme après la ménopause que chez l’homme. Même si on ne bouge pas beaucoup une fois adulte, lorsqu’on a fait du sport jeune fille on est déjà plus armée qu’une enfant qui a été sédentaire. »

Sans compter que la puberté est aussi la période des premières modifications hormonales. 

Au programme : prise de poids (le tissu adipeux se développe). Ici, l’activité physique est donc une arme redoutable.

Et finissons-en avec cette légende qui veut que le sport ralentisse la croissance : «  C’est une idée reçue, explique le Dr Krzentowski. On prend comme exemple la gymnaste championne de haut niveau, mais soit elle est génétiquement petite, soit sa croissance reprend lorsqu’elle arrête le surentraînement. Voyez la gymnaste Nadia Comaneci qui mesurait à l’époque des compétitions 1,30 m, elle fait aujourd’hui 1,70 m !  ».

Enceinte, prévenez  !

abdomen-active-activity-belly-button-396133

Il est possible et même conseillé de pratiquer une activité physique adaptée jusqu’à la veille de l’accouchement.

Pour limiter les facteurs de risques tels le mal de dos, le diabète gestationnel, l’hypertension artérielle et la trop grande prise de poids.

Dès le deuxième trimestre, on encourage les sports portés type natation, couplés avec des activités comme la gym douce, la marche, le vélo et on délaisse les disciplines qui «  chahutent » le corps comme l’équitation ou les sports de combat. Mais là encore tout dépend du niveau sportif et des possibilités de chacune.

On supprime toutefois dès la fin du premier trimestre de grossesse les exercices sur le dos afin d’éviter la compression veineuse. «  Le bon rythme, c’est 30 minutes par jour en deux séances et à partir du troisième trimestre on réduit à trois séances par semaine, précise le Dr Krzentowski. Si la compétition ou les situations extrêmes ne sont pas recommandées, la règle est de veiller à bouger sans être trop essoufflée. »

Enfin, après l’accouchement, on dorlote son périnée pour éviter les incontinences urinaires.

Si on fait attention à bien exécuter ses abdos en protégeant le plancher pelvien, on privilégie le travail du fameux transverse, le muscle le plus profond des abdominaux. « C’est un muscle magique pour redessiner la taille et le ventre ! », confirme le Dr Krzentowski.

Ménopausée, transformez  !

warrior-pose-241611_1920

Au moment de la ménopause et de ses fluctuations hormonales, les bénéfices de l’activité physique sont pluriels  : pour lutter contre l’excès de poids, les bouffées de chaleur, les problèmes de sommeil, de libido, l’ostéoporose et pour une bonne répartition des graisses, un bel aspect de la peau.

«  Mais aussi pour la bonne marche du cœur qui, chez la femme ménopausée, est moins protégé, ses hormones étant moins efficaces », rappelle le Dr Krzentowski.

S’activer tous les jours pendant au moins 30  minutes est la norme, ce peut être du jardinage, du vélo, de la marche… Il est aussi recommandé de s’adonner une fois par semaine à une activité sportive plus intensive, d’une durée d’au moins une heure. Surtout si votre bilan de santé vous dit « go ! ».

Que l’on ait fait du sport ou non par le passé, il est toujours temps de s’y mettre. Il peut même permettre de transformer son corps à l’heure où l’on répète à tort que les effets de la ménopause sont une fatalité. Faisons mentir cette idée reçue !

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur pinterest
Partager sur email

Vous aimerez aussi…

Madeleine Larcheron

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une footballeuse à la détermination sans faille, une tireuse qui ne compte pas louper sa cible à Tokyo, une nageuse olympique de légende, deux skateuses qui vont “rider“ dur aux Jeux (dont Madeleine Larcheron sur notre photo), un 5 infos sur la porte-drapeau française, une course en treillis et un camp sportif pour l’été, c’est la séance ÀBLOCK! de rattrapage !

Lire plus »
Alpinisme

Existe-t-il un alpinisme au féminin ?

Voilà déjà un bout de temps qu’elles ont chaussé les crampons. Si elles sont encore en minorité dans les clubs d’alpinisme, elles tracent leur voie. Mais les femmes ont-elles une manière bien à elles de grimper, marcher et s’élever ? Ce Podcast riche en témoignages nous aide à mieux comprendre ce qui pousse les femmes à s’élever jusqu’aux cimes sans en faire une montagne.

Lire plus »
Louise Lenoble

Highline : Louise Lenoble, en recherche d’adrénaline

La highline est sa vie, l’air son élément. À l’occasion du Tour de France, de passage au Mont-Dore, la reine de la slack, se lance un nouveau défi. Avec ses camarades de vide, Louise Lenoble va marcher sur la deuxième plus longue ligne de France, à deux-cents mètres au-dessus de la ville. On lève les yeux ?

Lire plus »
Charlotte Bonnet

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une hip hop girl alsacienne, une fille montée sur roulettes, mais aussi deux championnes de natation, l’une d’antan à l’attitude trop sulfureuse, l’autre d’aujourd’hui qui a su revenir plus forte après une période douloureuse (Charlotte Bonnet sur notre photo), ou encore une lanceuse de disque qui ne nous cache rien… C’est dimanche, c’est best-of. Profitez !

Lire plus »
Marie-Amélie Le Fur, une vie (sportive) à cent à l’heure

Marie-Amélie Le Fur, une vie (sportive) à cent à l’heure

La présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF) était très attendue pour ces Jeux Paralympiques de Tokyo, ses derniers. La reine française du saut en longueur et ambassadrice du handisport n’a pas démérité et a remporté sa neuvième médaille paralympique, venant couronner une carrière exemplaire.

Lire plus »
Martine Rolland

Martine Rolland : « Je suis une alpiniste avant d’être une femme. »

Elle fut la première femme guide de haute montagne en Europe. L’alpinisme, pour elle, c’est avant tout une histoire d’amour. Celle qui la lie à son mari, Jean-Jacques, qui l’a initiée à la montagne et l’a soutenue lorsqu’elle a voulu faire de sa passion son métier. Martine Rolland est une pionnière discrète, étonnante et captivante. Elle se raconte dans un livre* et sur ÀBLOCK!

Lire plus »
Lauriane Lamperim

Le questionnaire sportif de…Lauriane Lamperim

Sept fois championne de France et multi-médaillée internationale en tumbling, Lauriane Lamperim s’est offert une deuxième vie de sportive après avoir subi une grave blessure sur les tapis. C’est aujourd’hui sur l’eau qu’elle glisse. Elle a pris le temps de remplir notre petit questionnaire entre deux vagues.

Lire plus »
Sophia Bouderbane

Sophia Bouderbane : « Le karaté, c’est puissant, ça t’offre des émotions rares. »

La veste du karatégi sanglée à la perfection, la tête sur les épaules, les pieds ancrés sur le tapis… la karatéka française, multi médaillée, qui a raflé l’an dernier le titre de championne d’Europe, vit sa passion intensément et viscéralement. Pour elle, le karaté est un code moral. Et un épanouissement joyeux qu’elle partage sans retenu. Conversation avec une grande Dan.

Lire plus »
Kumba Larroque

Koumba Larroque : « Je suis une fille qui fait de la lutte, je n’aurais pas pensé, qu’un jour, on me prendrait pour exemple. »

Elle a bien failli voir le Japon devant sa télévision. Touchée au ménisque en 2018, Koumba Larroque a cru, un temps, que les Jeux Olympiques allaient lui échapper. Il n’en sera rien ! La lutteuse française a su prendre son mal en patience pour revenir plus forte. Et saisir sa chance, en mars dernier, en validant sa présence à Tokyo. Rencontre avec une combattante que rien ne peut mettre au tapis.

Lire plus »
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Retour en haut de page

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

WordPress Cookie Notice by Real Cookie Banner