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Hey, girls, se bouger (à tous les âges)...

c'est tout benef' !

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Une santé et un moral au top ? Puberté, grossesse, ménopause… Rien d’insurmontable si l’on prend soin de soi à toutes les étapes clés de sa vie. Et les bénéfices du sport s’avèrent surprenants. Alors, si on « sportait » mieux ?

Par Valérie Domain

Jeune fille, mère, senior, la vie est pleine de (bonnes et mauvaises) surprises lorsque le corps  se métamorphose. Pourquoi en avoir peur  ?

Certes, c’est à chaque fois un bouleversement, mais à chacune ses solutions pour gérer au mieux ces cycles. Pour autant, il est une recette immuable et commune à toutes : le maintien de l’activité physique, à tous les âges, pour toutes, permet un épanouissement corporel, psychique et social.

S’il limite la prise de poids et diminue les maladies cardiovasculaires, il aide aussi à lutter contre l’ostéoporose, prévient des complications liées à la grossesse, réduit le risque de certains cancers dont le cancer du sein…

Et la liste est non exhaustive !

À la puberté, capitalisez  !

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Plus on commence à bouger tôt, plus on ménage sa monture, comprenez son squelette. Le sport aide à la constitution du capital osseux.

C’est pourquoi «  Surtout chez la femme, rappelle le Dr Roland Krzentowski, médecin du sport, de médecine physique et de réadaptation, fondateur de Mon Stade. Le capital osseux qui se construit pendant la croissance est un bagage pour la vie. Une activité physique adaptée pourra diviser par deux le risque de développer  l’ostéoporose qui est deux à trois fois plus fréquente chez la femme après la ménopause que chez l’homme. Même si on ne bouge pas beaucoup une fois adulte, lorsqu’on a fait du sport jeune fille on est déjà plus armée qu’une enfant qui a été sédentaire. »

Sans compter que la puberté est aussi la période des premières modifications hormonales. 

Au programme : prise de poids (le tissu adipeux se développe). Ici, l’activité physique est donc une arme redoutable.

Et finissons-en avec cette légende qui veut que le sport ralentisse la croissance : «  C’est une idée reçue, explique le Dr Krzentowski. On prend comme exemple la gymnaste championne de haut niveau, mais soit elle est génétiquement petite, soit sa croissance reprend lorsqu’elle arrête le surentraînement. Voyez la gymnaste Nadia Comaneci qui mesurait à l’époque des compétitions 1,30 m, elle fait aujourd’hui 1,70 m !  ».

Enceinte, prévenez  !

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Il est possible et même conseillé de pratiquer une activité physique adaptée jusqu’à la veille de l’accouchement.

Pour limiter les facteurs de risques tels le mal de dos, le diabète gestationnel, l’hypertension artérielle et la trop grande prise de poids.

Dès le deuxième trimestre, on encourage les sports portés type natation, couplés avec des activités comme la gym douce, la marche, le vélo et on délaisse les disciplines qui «  chahutent » le corps comme l’équitation ou les sports de combat. Mais là encore tout dépend du niveau sportif et des possibilités de chacune.

On supprime toutefois dès la fin du premier trimestre de grossesse les exercices sur le dos afin d’éviter la compression veineuse. «  Le bon rythme, c’est 30 minutes par jour en deux séances et à partir du troisième trimestre on réduit à trois séances par semaine, précise le Dr Krzentowski. Si la compétition ou les situations extrêmes ne sont pas recommandées, la règle est de veiller à bouger sans être trop essoufflée. »

Enfin, après l’accouchement, on dorlote son périnée pour éviter les incontinences urinaires.

Si on fait attention à bien exécuter ses abdos en protégeant le plancher pelvien, on privilégie le travail du fameux transverse, le muscle le plus profond des abdominaux. « C’est un muscle magique pour redessiner la taille et le ventre ! », confirme le Dr Krzentowski.

Ménopausée, transformez  !

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Au moment de la ménopause et de ses fluctuations hormonales, les bénéfices de l’activité physique sont pluriels  : pour lutter contre l’excès de poids, les bouffées de chaleur, les problèmes de sommeil, de libido, l’ostéoporose et pour une bonne répartition des graisses, un bel aspect de la peau.

«  Mais aussi pour la bonne marche du cœur qui, chez la femme ménopausée, est moins protégé, ses hormones étant moins efficaces », rappelle le Dr Krzentowski.

S’activer tous les jours pendant au moins 30  minutes est la norme, ce peut être du jardinage, du vélo, de la marche… Il est aussi recommandé de s’adonner une fois par semaine à une activité sportive plus intensive, d’une durée d’au moins une heure. Surtout si votre bilan de santé vous dit « go ! ».

Que l’on ait fait du sport ou non par le passé, il est toujours temps de s’y mettre. Il peut même permettre de transformer son corps à l’heure où l’on répète à tort que les effets de la ménopause sont une fatalité. Faisons mentir cette idée reçue !

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