Coupe du monde de Slalom de canoë-kayak 2022 Raz-de-marée à haute vitesse !

Coupe du monde de Slalom de canoë-kayak 2022, raz-de-marée à haute vitesse à Pau !
La quatrième étape de la Coupe du monde de Slalom de canoë-kayak s'ouvre à Pau. Devant son public, la délégation française, les filles en tête, compte bien surfer sur une vague d'encouragements et de succès.

Par Alexandre Hozé

Publié le 26 août 2022 à 13h02, mis à jour le 26 août 2022 à 19h02

On est sur un sacré mois d’août ! Championnats Sportifs européens, Mondiaux de Boomerang (avec une Marie Appriou on fire), Coupe du monde de surf, Euro de natation… et on en passe ! Ça en fait des sportives qui enchaînent les grosses performances ! Et ça ne s’arrête toujours pas ! 

Après les championnats du monde de Sprint et Paracanoë, c’est à un autre type de rameur de s’illustrer. À Pau, la quatrième étape de la Coupe du monde de Slalom de canoë-kayak se déroule du 26 au 28 août. 

Et ça va aller vite au Stade d’Eaux Vives du parc aquasports. Les champions et championnes étaient déjà sur place depuis quelques jours… pour l’entraînement, rassurez-vous. Car si en Sprint les parcours sont presque tous les mêmes, en Slalom, c’est une autre affaire. 

Chaque rivière a sa particularité, ses propres courants et pièges… Donc, préparation sur site obligatoire pour les participants ! Depuis le 22 août, ça défile ! 

Mais, à partir de ce 26 août, fini l’entraînement ! Sur l’intégralité du week-end, les spectateurs assisteront à du grand spectacle. Et si vous êtes déjà rentrés de vacances, Eurosport et L’Equipe Live vous permettront de les prolonger encore un peu depuis votre canapé. 

Et ça va valoir le coup d’œil ! Le parcours de Pau est en effet réputé dans le milieu du slalom. Cette année, ce sera la septième fois que la Coupe du monde passe dans ces eaux de la Nouvelle-Aquitaine. Et pour cause : un parcours de trois-cents mètres avec une inclinaison de 2 %. 

Dis comme ça, ce n’est peut-être pas très impressionnant, mais une chose est sûre : vous n’aimeriez pas vous trouver au sommet de cette rivière (la descente est quelque peu mouvementée). 

Les championnes sur place, elles, n’hésitent pas ! Quand on possède un statut de l’une des meilleures de la planète en Slalom, pas le choix, il faut foncer ! Et à domicile, nos Bleues ont bien l’intention d’assurer. 

©Fédération Française de Canoë-kayak

Que ce soit en Canoë, en Kayak ou en Slalom extrême (c’est trop simple sinon), la France est représentée et de belle manière. Il en était d’ailleurs de même aux championnats du monde en Allemagne, il y a un mois. 

Marjorie Delassus, spécialiste du Canoë, nourrit de grands objectifs pour ce week-end. Sixième des derniers mondiaux, cette étape française est l’occasion pour elle de recoller au classement général. Huitième avant le 26 août, elle reste à proximité du podium et une victoire la relancerait complètement. 

Idem pour Camille Prigent en Kayak. Pointant également à la huitième place du général, cette fin de saison est l’occasion pour elle de continuer d’engranger de l’expérience afin de revenir plus forte. Sa sœur Romane sera aussi de la partie. 

Marjorie Delassus est une habituée des rivières françaises.

En ce qui concerne le Slalom extrême, ces trois filles seront au départ. Pourquoi se contenter d’une seule épreuve ? Emma Vuitton fera de même. De quoi ravir le public local ! 

Les messieurs ne sont pas en reste, le frère de Marjorie Delassus, Anatole, débarque en tant que vice-champion du monde du Slalom extrême. Pour certains, le canoë-kayak semble être une affaire de famille. 

Boris Neveu, médaillé de bronze aux mondiaux en Kayak et Nicolas Gestin, troisième du général de la Coupe du monde en Canoë, sont également du voyage pour assurer à domicile. 

Autant de bonnes raisons pour profiter d’un des derniers week-ends pré-rentrée pour soutenir les sportifs et sportives français. 

Ouverture Camille Prigent...©Papia

Vous aimerez aussi…

Djihène Abdellilah : « Comme toutes les nanas qui s'assument, je suis perçue comme une grande gueule. »

Djihène Abdellilah : « Comme toutes les nanas qui s’assument, je suis perçue comme une grande gueule. »

Elle a commencé par la gym, puis l’athlé, avant de mener carrière dans les disciplines de combat. Djihène Abdellilah, 43 ans, championne du monde de grappling en 2015, a toujours lutté pour réaliser son rêve d’athlète. Un parcours, parfois contrarié, souvent douloureux, qui lui a très tôt donné envie de se battre. Aujourd’hui, à la tête d’une académie de self-défense, elle s’est donné pour mission de libérer les femmes. Rencontre avec une fille qui tombe… à poing nommé !

Lire plus »
Lou Bogaert : « Le foot, ça a toujours été une obsession. »

Lou Bogaert : « Le foot, ça a toujours été une obsession. »

Elle vient tout juste de fêter son anniversaire et de débuter l’Euro avec ses coéquipières de l’équipe de France. Lou Bogaert, 21 ans, rêve, mange et vit football depuis toute petite. La latérale gauche qui a décidé de prolonger avec le Paris FC jusqu’en 2027, savoure sa chance sans rien renier de ses ambitions : la victoire !

Lire plus »
Charlotte Bonnet

Charlotte Bonnet : « Quand on fait de la compétition, il faut savoir revenir plus forte, rebondir, apprendre à se faire battre. »

Elle en a fait du chemin ! Championne de natation précoce, Charlotte Bonnet, médaillée olympique alors qu’elle n’avait que 17 ans, a traversé, malgré elle, une longue et douloureuse période de doute. Presque dix ans plus tard, la Brestoise a radicalement changé. Plus mûre, plus forte, elle est parvenue à retrouver le goût de la compétition. Confessions touchantes d’une fille pour qui la natation n’est pas un long fleuve tranquille.

Lire plus »
Bgirl Kimie : « La breakdance, c’est de l’énergie pure ! »

Bgirl Kimie : « La breakdance, c’est de l’énergie pure ! »

Elle est l’une des étoiles montantes de la piste de breakdance, cette danse acrobatique urbaine issue de la culture hip-hop qui fera son entrée dans l’arène olympique en 2024. Kimie Alvarez alias Bgirl Kimie, 15 ans, trimballe sous ses longues nattes de petite fille-modèle une dégaine ultra relax, celle d’une sportive heureuse et appliquée qui « kiffe » danser avant tout. Championne de France et du monde des moins de 16 ans, ce petit ange tournoyant pourrait bien faire un bond pour les JO de Paris.

Lire plus »
Cesar Hernandez Gonzalez : « En volley, nous ne devons pas nous fixer de limites, avoir ni peur ni regrets. »

Cesar Hernandez Gonzalez : « En volley, nous ne devons pas nous fixer de limites, avoir ni peurs ni regrets. »

Il a pris les rênes de l’équipe de France de volley-ball début décembre. L’Espagnol Cesar Hernandez Gonzalez, également entraîneur des Neptunes de Nantes, a pour mission d’emmener ses joueuses jusqu’aux JO de Los Angeles en 2028. D’ici-là, l’ancien homme fort de la Corée du Sud aura fort à faire et ce, dès cet été, avec deux échéances majeures : la Ligue des nations et les Championnats du monde.

Lire plus »

Simonne Mathieu, la reine de la terre battue qui fit trembler les filets en 1930

Elle est la deuxième meilleure joueuse de tennis française de tous les temps, mais la mémoire collective n’a pas retenu son nom. Simonne Mathieu, tapie dans l’ombre écrasante de Suzanne Lenglen, n’a pas eu la place qu’elle méritait dans les livres d’histoire. Et pourtant. La Francilienne, deux fois victorieuse en simple de Roland-Garros, s’est illustrée par son talent sur les courts, mais aussi par son parcours de résistante au service de la France libre.

Lire plus »
La question qui tue

C’est grave si j’arrête de m’entraîner quelque temps ?  

Envie de se la couler douce en vacances, blessé ou victime d’un gros coup de mou ? Rien à faire, le sport passe à la trappe. Et tu culpabilises. Parce que, forcément, ce sera dur de reprendre, tu vas perdre ton niveau (ou du muscle), tu vas grossir… Mais, en vrai, abandonner (un peu) sa routine sportive, c’est grave ou ça passe ?

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner