
Marie Robert : « La défaite, c’est le chagrin. Mais il faut la regarder en face. »
L’échec est douloureux, mais il est inhérent à la vie humaine. Il a quelque chose de suffisamment grave pour être grandiose…
Publié le 03 juin 2022 à 15h10, mis à jour le 03 juin 2022 à 19h50
L’ère des sœurs Williams semble définitivement achevée. Même Simona Halep, pourtant pas la plus vieille, a bien du mal à résister à la nouvelle génération de tenniswomen.
Après le départ d’Ahleigh Barty, Iga Swiatek a pris le commandement de la saison 2022 avec une poigne de fer. À seulement 21 ans, la Polonaise est en position de remporter son deuxième Roland-Garros. Mais, pour ça, il faudra battre une adversaire encore plus jeune qu’elle, Cori Gauff : la native d’Atlanta a 18 ans.
Et celle qu’on surnomme volontiers « Coco » a bien l’intention de créer l’exploit. Si c’est sa première finale d’un tournoi du Grand Chelem, “Coco” connaît la partition pour surprendre son monde.
Du côté des États-Unis, son ascension ne surprend pas des masses. À peine entrée dans l’adolescence, elle est repérée par Patrick Mouratoglou, alors coach d’une certaine Serena Williams… Le monsieur a du flair et intègre Cori Gauff à son académie.
En junior, Cori Gauff commence déjà à battre des records de précocité. À 14 ans et deux mois, elle remporte le tournoi du Grand Chelem parisien. Ça n’est pas une première, mais la performance est à relever.
Au terme de la saison 2018, elle est N°2 mondiale junior. Donc, le talent est là. En revanche, le fait que “Coco” continue sur le même rythme en senior, ça surprend davantage.
Lors du Wimbledon 2019, après s’être sortie des qualifications, elle se retrouve face à Venus Williams pour débuter le tournoi londonien. Et face à une de ses idoles, Coco Gauff, 15 ans, livre une prestation irréprochable. 6-4, 6-4, l’affaire est pliée rapidement et prend les airs d’une passation de pouvoir.
Et Cori Gauff ne s’arrête pas là ! Il faudra une Simona Halep en mission pour stopper sa course en huitièmes de finale.
Sa saison 2019 est d’ores et déjà une réussite. Petit bonus : la pépite américaine remporte son premier tournoi WTA et aussi deux autres trophées en double. On a fait pire pour une première saison.
Et pour débuter la deuxième, Cori Gauff ne fait pas dans la dentelle. Lors de l’Open de Melbourne, elle s’illustre de nouveau en sortant la tenante du titre Naomi Osaka. L’Américaine est une éponge, elle apprend de chacun de ses matchs.
En simple comme en double, d’ailleurs. Lors de l’US Open 2020, avec sa coéquipière Catherine McNally, elle frôle l’exploit mais chute en finale.
Elle confirme sa progression en 2021, allant jusqu’en quarts de finale de Roland-Garros. De plus en plus récurrente et régulière dans les gros tournois, aucune tête de série n’est ravie de l’affronter.
Et même si elle déçoit en Australie en se faisant sortir au premier tour, sa saison 2022 s’annonce excellente. À 18 ans, Cori Gauff est tout simplement en finale du tournoi de la Porte d’Auteuil. Et sans avoir perdu un seul set, s’il vous plaît !
Sa demi-finale face à l’Italienne Trevisan a été impressionnante de maîtrise. “Coco”, tête de série N°18, joue comme si elle était sur le circuit depuis belle lurette, effaçant tout(es) sur son passage.
Un exploit dont elle profite pour faire passer un message politique : « Peace. End Gun Violence » (« Paix. Mettez un terme à la violence armée »), écrit-elle sur une des caméras du court, à l’issue de cette demie-finale.
Mais face à Iga Swiatek, il va falloir un supplément d’âme pour mettre fin à l’hégémonie polonaise.
Ce Roland-Garros a été le théâtre de bien des surprises. Et Coco Gauff compte bien provoquer la plus belle ce samedi sur le court Philippe Chatrier.
D'autres épisodes de "Tennis : femmes sur court"
Pauline Déroulède : « Après mon opération, la première chose que j’ai dit, c’est : « Je vais faire les Jeux Paralympiques ». »
Amélie Mauresmo : 5 infos pour briller sur les courts
Iga Swiatek, 5 infos sur la nouvelle boss de la petite balle jaune
Jessica Pegula, la milliardaire qui veut devenir la patronne du tennis mondial
Voir tous les épisodesToutes nos enquêtes
Svana Bjarnason : « Sans le sport, l’endométriose m’aurait fait ...
Aton, acteur, ex-héros du GIGN : « J’ai une copine ...
Jean Griffet : « Le corps féminin culturiste est une forme ...
Tamara Horacek : « Ce que j’aime dans le handball ...
Julie Debrabant : « Être cheffe de projet pour Benjamin Ferré ...
Vous aimerez aussi…

L’échec est douloureux, mais il est inhérent à la vie humaine. Il a quelque chose de suffisamment grave pour être grandiose…

Elle était un drôle de phénomène, une casse-cou de l’aviation des Années folles. Il y a cent ans, le 1er avril 1921, en devenant la première femme à traverser la mythique Cordillère des Andes, à bord de son G3 Caudron, Adrienne Bolland a ouvert l’horizon à ses semblables, bien avant les grands noms célébrés de l’aviation : des hommes tels que Mermoz ou Saint-Exupéry. Récit d’une pionnière terriblement attachante.

Tombée dans la marmite tourbillonnante du kayak quand elle était petite, la kayakiste de 22 ans semble voler sur l’eau depuis son titre aux JO de la Jeunesse et ses victoires en championnats nationaux, européens et mondiaux. La tête sur les épaules et armée d’une motivation sans faille, Camille Prigent trace avec détermination son sillon pour Paris 2024.

Une championne qui raccroche les skis (Tessa Worley sur notre photo), une autre qui prend le large, une troisième qui, elle, prend la route ou encore une initiative solidaire et une toute nouvelle rubrique juridique qui décrypte la place des femmes dans le sport, c’est le best d’ÀBLOCK!

Pour la première fois, aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo, la France aura deux représentants pour un seul drapeau : une femme et un homme. Un binôme égalitaire pour jouer les porte-drapeaux. Ils sont dix-neuf athlètes à s’être proposés pour porter haut les couleurs françaises. Il faudra attendre début juillet pour savoir qui est sorti du chapeau. Pour l’heure, si on faisait les présentations ?

Une athlète en pleine renaissance, la conclusion d’un défi inédit, une navigatrice qui s’attaque au grand large comme aux préjugés (Alexia Barrier avec sa team sur notre photo) et le portrait d’une pilote historique qui n’a pas connu que la gloire, c’est le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!. Et c’est pour vous !

Parmi les nouvelles têtes d’affiche du tennis féminin, Ons Jabeur se pose là. Déjà considérée comme la meilleure joueuse africaine de l’histoire, la Tunisienne vise encore plus haut, peu importe la concurrence. Parviendra-t-elle à se hisser au sommet du tennis mondial ?

Elle a bien l’intention de prendre son envol sur l’épreuve du papillon lors des Jeux Olympiques de Paris, cet été. La vice-championne du monde Marie Wattel est déterminée à décrocher la médaille d’or. Retour en 5 points sur la carrière d’une pépite française qui ne lâche rien malgré les coups durs.

Une fête du cinéma en haute altitude, une combattante à écouter sans modération, une championne à l’agilité hors du commun, le départ du plus mythique des tours du monde (avec Samantha Davies sur notre photo) et notre spécial Kids, c’est le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!. Enjoy !

Quand deux nanas, fanas de road-trips et d’aventures humaines, se lancent dans une grande virée (le prochain rallye Trophée Roses des sables, au Maroc), c’est une sortie de route salvatrice dans leur quotidien de working girls. Mission : découvrir le dépassement de soi et l’adrénaline qu’offrent les sports extrêmes. Elles racontent pourquoi et comment elles sont ÀBLOCK!

Elle a, sans regret, délaissé les arts pour la mécanique. Élisa Léontine Deroche, dite Baronne Raymonde de Laroche, a été comédienne avant de tout quitter pour grimper dans un aéroplane. Première femme au monde à décrocher un brevet de pilote-aviateur, la Parisienne a marqué de son empreinte les débuts de l’aviation. Récit d’une actrice devenue casse-cou.

Elle est souvent là où on ne l’attend pas. Elle avait écrit l’histoire en 2022, à Wimbledon, en mettant fin à la série de 37 victoires consécutives d’Iga Swiatek quand personne ne misait un kopeck sur elle. Voilà aujourd’hui Alizé Cornet nommée capitaine de l’équipe de France de Billie Jean King Cup alors qu’ Amélie Mauresmo était sur toutes les lèvres…
Abonnez-vous à la newsletter