Championnat du monde de natation 2024 À vos marques, prêts... plongez !

Melanie Henique
File à la piscine ! À partir de ce 2 février, le Mondial de natation 2024 s'ouvre à Doha, au Qatar. Alors certes, la délégation française y sera sans les gros bonnets, mais les torpilles tricolores qui font le déplacement comptent bien mouiller le maillot...

Par Alexandre Hozé

Publié le 31 janvier 2024 à 12h50, mis à jour le 12 janvier 2026 à 10h28

Il est temps à nouveau/Oh temps à nouveau/De nous jeter à l’eau ! Jean-Louis Aubert nous inspire lorsqu’il s’agit de plonger alors qu’il fait encore si frisquet. Mais bon, le vingt-et-unième championnat du monde de natation ayant lieu à Doha, au Qatar, nos nageurs et nageuses tricolores devraient éviter le coup de froid sans trop de soucis ! 

Et oui, il n’y a pas que les Jeux Olympiques en 2024. Mais on ne va pas se mentir, ce Mondial, malgré son prestige incontestable, a tout de même de sacrés airs de répétition générale… 

La compétition commencera le 2 février, avant d’arriver à son terme le 18. Comme d’habitude, le programme est composé de nage en eau libre, natation sportive et artistique, le plongeon classique et celui de haut-vol, ainsi que le water-polo. Soixante-quinze ensembles de médailles sont à disposition des deux-mille six-cents athlètes annoncés pour ce mondial. 

Alors, quid de la délégation française ? Malgré le talent indéniable des nageurs et nageuses tricolores qui s’envoleront à Doha, force est de constater que la liste fait mine de portion congrue en natation sportive. Pas d’Analia Pigrée, de Marie Wattel ou de Béryl Gastadello chez les dames, et les habituels leaders masculins font également l’impasse, à l’image de Florent Manaudou et Léon Marchand. 

Idem pour la nage en eau libre, Aurélie Muller passe son tour. Et en natation synchronisée, aucun athlète français ne fera le déplacement. Pourquoi ? Ce n’est pas une question de performances et/ou de qualifications, mais à quelques mois des JO à domicile, la plupart des champions et championnes, français ou autres, préfèrent se concentrer sur une préparation olympique optimale. Et ce championnat du monde arrivant très tôt dans la saison, l’impasse s’avère être un choix compréhensible. 

Pas de mondial pour Marie Wattel, la préparation olympique a la priorité… ©Stéphane Kempinaire

Pour autant, ne faisons pas la fine bouche, il y aura du beau monde pour faire le déplacement ! Les enjeux restent de taille : entre de potentielles médailles internationales et des places qualificatives pour les Jeux Olympiques, nul doute que les nageurs et nageuses présents comptent bien faire des vagues ! Et les tricolores en tête de liste… 

À commencer par la capitaine de la délégation française, l’incontournable Charlotte Bonnet ! Plus besoin de la présenter, cette grande sirène accumule les succès depuis maintenant une dizaine d’années. Médaillée de bronze avec le relais aux JO de Londres, détentrice de dix médailles européennes dont quatre en or, ainsi que de deux bronzes mondiaux, sa récolte est déjà bien bonne, merci ! En lice sur deux cents mètres quatre nages, cent mètres nage libre et cinquante mètres brasse pour ces mondiaux, Charlotte Bonnet pourrait bien ajouter quelques lignes à son palmarès… 

L’objectif est le même pour Mélanie Hénique. Aussi bien sur cinquante mètres nage libre que papillon, l’Amiénoise vise le podium, et plus si affinités… Vice-championne du monde 2022 sur cinquante mètres papillon, la nageuse tricolore est à Doha pour briller !

L’occasion est aussi belle pour Anastasiia Kirpichnikova. Double médaillée d’argent européenne en 2022 et quatrième aux mondiaux 2023, la protégée de Philippe Lucas vise du lourd en endurance. Que ce soit sur quatre-cents mètres, huit-cents mètres et mille cinq-cents mètres (le tout en nage libre), le podium est loin d’être inaccessible. 

Pour ce mondial, la capitaine de la délégation française, c’est Madame Charlotte Bonnet !

Si ces trois championnes sont les têtes d’affiche de la délégation tricolore, le reste des sélectionnés ne vient pas faire de la figuration, loin de là ! 

En Water-Polo, Français comme Françaises veulent confirmer leur progression lors de ce mondial. L’école du plongeon envoie ses jeunes pousses, l’occasion pour les sœurs Gillet, Emily Hallifax et Madeleine Bayon de prendre leur envol. En nage en eau libre, Océane Cassignol et Caroline Jouisse ne semblent pas manquer de grand-chose pour jouer la médaille. 

Les messieurs visent haut également, aussi bien en plongeon avec Gary Hunt ou Jules Bouyer qu’en nage en eau libre avec Marc-Antoine Olivier. 

Une chose est sûre, peu importe leur expérience, les cinquante-sept tricolores présents à Doha seront ÀBLOCK!. C’est un mot d’ordre chez les torpilles françaises. Tout simplement.

L’équipe de France de Water-Polo veut se servir du Mondial pour s’élancer vers les JO…©️ Fédération Française de Natation

Ouverture : Mélanie Hénique/©Stéphane Kempinaire

Vous aimerez aussi…

Flora Vautier, la para athlète de tennis de table inébranlable

Flora Vautier, la para athlète de tennis de table inébranlable

Son ambition ? Entrer dans le top 10 mondial. Flora Vautier, 19 ans, a trouvé dans le para tennis de table un outil de reconstruction après l’accident qui l’a rendue tétraplégique. Les Jeux Paralympiques sont pour elle bien plus qu’un événement sportif planétaire, c’est un moyen de prouver que « tout est possible. »

Lire plus »
Clara Valinducq : « À la fédé d’aviron, on m’a tellement répété que j’étais nulle que j’ai fini par y croire. »

Clara Valinducq : « À la fédé d’aviron, on m’a tellement répété que j’étais nulle que j’ai fini par y croire. »

L’ex-championne d’Europe et championne de France d’aviron, Clara Valinducq, affirme avoir été victime, au sein de la fédération, de harcèlement moral jusqu’à tomber dans des troubles du comportement alimentaire sévères et dans la dépression. Aujourd’hui, elle dit vouloir tout raconter afin d’être « aidée » et de recommencer « à vivre ». Contacté par ÀBLOCK!, le directeur de la Fédération française d’aviron demande à l’auditionner pour éclaircir les faits.

Lire plus »
equitation femme

L’équitation, un sport mixte, vraiment ?

À la différence de nombreux autres sports, l’équitation a toujours été un sport mixte. En compétition, sur ses trois disciplines majeures – saut d’obstacles, dressage et concours complet -, les femmes sont les égales des hommes. Pourtant, il ne s’agit pas encore d’une réelle parité.

Lire plus »
Le questionnaire sportif de Déborah Ferrand

Le questionnaire sportif de… Déborah Ferrand

Militaire dans l’armée de l’air, sportive de haut niveau au sein du Centre national des sports de la défense de Fontainebleau, Déborah Ferrand collectionne depuis 2007 les titres et les médailles civiles et militaires en parachutisme, elle est notamment championne du monde de précision d’atterrissage 2018. Après la période Covid, elle reprend les voiles doucement mais sûrement. Elle a répondu à notre petit questionnaire sport entre deux séances de voltiges.

Lire plus »
Pilates, stretching, yoga, c’est quoi la différence ? La question qui tue

Pilates, stretching, yoga, c’est quoi la différence ?

Il parait que Pilates, yoga et stretching est le mix parfait pour se détendre. Moins de stress dans nos vies ? Ici, on dit oui ! Mais c’est quoi exactement ces pratiques qui ont l’air perchées ? Allez, on quitte un instant notre chien tête en bas pour t’en dire plus sur ces sports dans lesquels corps et esprit travaillent en harmonie.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner