Du 22 au 28 août, à Tarente, le padel disputera sa toute première compétition médaillée aux Jeux Méditerranéens. Dix-huit nations, 88 athlètes, trois tableaux — hommes, femmes, mixte. Rien que ça suffirait à faire événement pour une discipline encore en construction institutionnelle. Mais c’est du côté de la sélection française que l’actualité s’est jouée en premier.
Yann Auradou, capitaine de l’équipe Dames pour cette échéance, a retenu quatre joueuses pour représenter la France : Louise Bahurel et Lucile Pothier, titulaires de la finale de l’Euro Padel 2025 où l’équipe de France a décroché l’argent face à l’Espagne, Charlotte Soubrié, elle aussi de cette campagne européenne, et Steffi Merah, encore jamais convoquée en équipe de France. Un choix qui a fait tiquer : Camille Sireix, membre de cette même équipe médaillée à Cadix quelques mois plus tôt, et Clara Mansart, toutes deux considérées mieux placées pour cette quatrième place, sont restées sur le carreau.
Le dossier de Steffi Merah, pourtant, tient la route : une finale en FIP Bronze, une demi-finale en FIP Silver, un quart en FIP Gold — une saison qui installe, sans discuter, son niveau international.
Dans un sport aux hiérarchies bien assises, où l’ancienneté, le palmarès, les campagnes précédentes verrouillent souvent les listes avant même qu’elles soient publiées, une sélectionneuse ou un sélectionneur a encore, ici, la liberté de surprendre. Pas de rang acquis, pas de dette de reconnaissance à honorer : juste une saison, jugée sur ses mérites. C’est rare, dans le sport féminin de haut niveau, qu’une place reste vraiment disputable jusqu’au bout, même face à une joueuse qui sort d’une médaille d’argent européenne.
Un sport tout jeune n’a pas encore de favorites. Tant mieux : ça laisse de la place pour en devenir une.