
Boxe : « Ce qui fait le plus mal, c’est la peur. » (Premier Crochet. Épisode 1)
ÀBLOCK! accueille le podcast d’Audrey qui nous propose d’entrer dans l’univers et la tête des boxeuses. Du pur documentaire audio. Montez sur le ring avec elle.
Publié le 24 octobre 2022 à 11h23, mis à jour le 26 février 2025 à 17h56
En novembre 2019, la gardienne du Brest Bretagne Handball, Cléopatre Darleux, a mis au monde une petite-fille. Jusqu’ici rien de particulier dans cet heureux évènement dont l’aventure singulière est une affaire de stricte intimité. Sauf que lorsqu’une sportive de haut niveau tombe enceinte, le périmètre de l’intimité se réduit et son corps devient plus que jamais, un sujet collectif.
Que faire de ces neuf mois dans une carrière ? Comment dissiper les craintes du retour ? De quelle façon accompagner les transformations avec confiance ? Comment appréhender les questions financières autour du maintien du salaire ? Et surtout, est-il possible de revenir au plus haut niveau ?
Ce sont ces problématiques que Cléopatre Darleux a affrontées et disséquées une à une, ce sont celles qu’elle évoque dans un livre passionnant qui vient de paraître, « Vivre selon ses valeurs comme Cléopatre Darleux », où elle s’engage sur le droit à la maternité des championnes de haut niveau.
©Collection personnelle Cléopatre Darleux
Mais au-delà de son parcours fascinant, il y a quelque chose dans son vécu qui questionne la maternité en général et met en relief les ambivalences qu’elle suppose. Car, dès l’annonce de sa grossesse, Cléopâtre se retrouve confrontée à un double sentiment : la joie et la peur.
La beauté de fabriquer un petit être vient flirter avec la crainte vertigineuse de voir son cadre de vie s’écrouler, de constater que tout ce qui avait été construit en tant que femme, devient précaire au regard de ce nouveau statut de mère. Comment faire cohabiter toutes les sphères de nos existences ? L’interrogation est aussi pragmatique que métaphysique.
Pour les sportives, l’angoisse repose également sur la réaction des dirigeants et du staff : comment vont-ils appréhender ce chapitre ? Là où un employeur classique se doit de rester neutre face à une question privée, un club se sent directement impacté. Soudain, c’est toute l’équipe qu’il faut repenser, remanier, rééquilibrer, comme si le corps des championnes ne leur appartenait pas complètement.
Si Cléopâtre Darleux a pu bénéficier d’un réel soutien, ce n’est pas le cas dans tous les clubs, ni dans tous les sports, comme si la grossesse était parfois plus préjudiciable qu’une blessure.
©Collection personnelle Cléopatre Darleux
Mais le plus captivant dans son récit est sans doute la manière dont Cléopatre a été suivie durant ces neuf mois jusqu’à son retour après le post-partum. Si, dans son cas, elle a pu questionner les médecins de l’équipe de France et ceux de Brest, s’entourant ainsi de préparateurs physiques de qualité, elle s’est aperçue du manque considérable d’informations sur ce thème.
Que faire ? Quel programme ? À quelle intensité ? Commet gérer la nutrition ? En arrière-plan, ce fil conducteur qui nous concerne tous : un corps qui se transforme n’est pas un corps fragile, mais un corps que l’on doit accompagner de manière adéquate.
Si deux ans après la naissance de sa fille, Cléopatre Darleux est revenue au plus haut niveau, devenant championne olympique en 2021 à Tokyo, elle est l’exemple, comme d’autres, d’une réalité qu’il est impératif de mettre en avant : une femme enceinte n’est pas vulnérable, elle construit au contraire une autre forme de puissance.
Notre société a besoin plus que jamais de ces figures fortes qui montrent l’étendue des possibles, et qui, par leur détermination et leur engagement, font de la maternité la source d’un équilibre physique et psychique, et non, un frein dans une carrière.
Voir la maternité triomphante de ces sportives est une source d’inspiration infinie pour toutes les femmes qui décident de faire de leur grossesse un tremplin vers encore plus de vie, de courage, de force et de cohérence.
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Cette question qui tue, on nous l’a posée plusieurs fois. Genre, des sportives et des pas (toujours) sportives, si si ! Il semblerait que gonfler le soir venu soit malvenu. Et que ça concerne aussi celles qui font leurs abdos consciencieusement. Parce que (hey, on vous le dit, là, tout de suite, ça a pas forcément à voir). Alors, on va tenter une réponse avec notre coach, Nathalie Servais. Mais, on est d’accord qu’on n’est pas gastro, hein ?

Ma saison moto est terminée et pour ma première année en 600, je finis neuvième sur trente-trois, c’est pas mal ! On a réussi à bien progresser et c’était ça l’objectif. Maintenant, c’est l’heure de mon programme d’entre-saison et si je délaisse ma moto ces quelques mois d’hiver, ça n’en sera pas moins sportif !

Attention, voici venir la question qui tue sur les réseaux sociaux ! Sur Insta ou sur TikTok, les influenceuses au postérieur généreux se multiplient comme des petits squats. C’est devenu une tendance sportive : muscler (surtout) les fessiers. Mais si tu veux savoir rebondir en sport, est-ce vraiment ce qu’il faut fesse, euh, faire ? La réponse avisée de notre coach Nathalie Servais.

Si je devais faire un bilan de cette saison, je dirais que je suis satisfaite à 100 %. J’ai établi quasiment tous mes records personnels. La saison 2023-2024, c’est également mon documentaire, mon livre, mon partenariat avec ÀBLOCK!… Ça a été une année très riche à tout point de vue.

Aussi solaire que son Sud natal et dopée à l’énergie du sport-passion, elle envoie du lourd. Mais désormais, c’est tout en douceur. Ou presque. La coach Jessica Vetter, ex-gymnaste et championne de CrossFit, désire aujourd’hui aider les autres à se sentir bien dans leur corps, sans jamais se départir de son humour communicatif. Les muscles n’ont qu’à bien se tenir !

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