Woman on Rope, sorti le 8 mars dernier, n’a pas fini de faire parler de lui. Le court-métrage de Guila Clara Kessous — artiste de l’UNESCO pour la Paix, qui a mis deux ans à apprendre la corde lisse pour porter ce projet — débarque au Festival de Cannes avec une présence en cinq actes, du 18 au 19 mai.
Masterclasse sur la plage dans le cadre du Better World Fund, table ronde « Femmes et Égalité » au Martinez, soirée de gala en présence du Directeur Général de l’UNESCO, brunch presse à la Villa Kadic, projection à la Villa du Time Magazine devant plusieurs ministres : le film grimpe haut, et il le mérite.
En attendant, on vous emmène dans les coulisses des répétitions avec Guila Clara Kessous qui a consacré deux ans à apprendre la corde lisse, entraînée par Florence Delahaye et Gabriel Dehu, deux spécialistes de la chorégraphie aérienne. Voici donc du brut pour faire du beau, ce que la caméra a capté avant que les projecteurs de Cannes ne s’allument.
Ce film entremêle droits des femmes, art et sport à travers le geste symbolique d’une femme montant à la corde et s’élevant vers le ciel. Chaque tableau correspond à une posture du corps représentant une grande étape de l’histoire des droits des femmes — de la convention de Seneca Falls en 1848 jusqu’à Beijing 1995, en passant par l’Afghanistan, les États-Unis, la France, la RDC, l’Iran et l’Inde. Il est coproduit avec Herflix, plateforme de streaming américaine dédiée aux femmes.