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Publié le 29 août 2024 à 9h00
« Quand nous étions petites, nous pouvions marcher, courir, monter les escaliers normalement. Mais au fur et à mesure, ma sœur et moi avons eu les premiers symptômes, vers 4 ou 5 ans. On tombait souvent, on marchait sur la pointe des pieds… », raconte-t-elle sur France info. Sonia Heckel est atteinte, comme sa sœur jumelle Anaïs, d’une myopathie des ceintures, maladie génétique qui se caractérise par une faiblesse musculaire progressive au niveau du bassin et des épaules.
Pour celle qui se définit comme « rigoureuse, perfectionniste et déterminée », trouver une activité qui la motive et la booste suffisamment pour alléger son quotidien a été le premier défi. En fauteuil roulant depuis ses 12 ans, il lui fallait un sport compatible avec le lourd handicap qui est le sien. Ce sera donc, dans un premier temps, la sarbacane (propulser un projectile de type fléchette sur une cible verticale en soufflant dans une sarbacane) dont elle devient championne de France. Puis elle découvre la boccia au lycée, à l’EREA de Flavigny, pendant ses cours d’EPS.
©Facebook Sonia Heckel
La boccia, ce jeu de boules d’intérieur pratiqué en individuel ou par équipe dont la particularité est qu’il n’existe qu’en version handisport, ne lui plaît pas plus que ça, mais elle apprendra à découvrir cette discipline « aussi prenante qu’une partie d’échecs ».
Devenu sport paralympique en 1984, l’objectif se rapproche de celui de la pétanque, envoyer ses boules le plus près possible d’une boule blanche avec la main, le pied ou à l’aide d’un appareil : « Il me plaît ce sport, car c’est un sport de stratégie, de construction de jeu, explique Sonia Heckel. Chaque match, chaque lancer est différent, on ne peut pas tomber dans la monotonie. »
La jeune Sonia est douée et son prof d’EPS lui propose, en 2009, d’intégrer le groupe France alors en recherche de talents : « La boccia est un sport très cérébral, donc quand je joue, j’oublie le handicap, j’oublie tout », avoue-t-elle sur France info. Autant dire qu’elle s’y investit rapidement et les titres suivent.
©Facebook Sonia Heckel
Sonia Heckel devient championne de France, d’abord en BC4 (discipline que l’on peut pratiquer en autonomie) puis à six reprises entre 2015 et 2024, mais en BC3 cette fois, son handicap l’obligeant à changer de catégorie. Sa force musculaire a diminué, elle doit utiliser une rampe et non plus ses bras et se faire accompagner par Florent Brachet, son assistant sportif. Sonia, c’est la tête et Florent les bras.
Dès 2019, elle gagne en équipe mixte le titre de championne d’Europe. C’est alors la porte ouverte aux Jeux Paralympiques de Tokyo l’année suivante. Première fois que la France se qualifie à la boccia et Sonia y a contribué fortement. Si elle ne passe pas le seuil des qualifications, elle ne se laisse pas démotiver et rêve déjà des Jeux à la maison.
©Facebook Sonia Heckel
En août 2023, un an après avoir été sacrée championne du monde à Povoa de Varzim au Portugal, Sonia Heckel décroche le titre de championne d’Europe toujours accompagnée de son binome Florent Brachet, à Rotterdam. Ces victoires représentent des premières historiques pour la boccia française, marquant l’obtention des premières médailles individuelles dans des championnats majeurs. Sonia Heckel réitérera l’exploit aux Mondiaux d’octobre 2023, toujours au Portugal, puis en avril 2024 à Montréal.
Sa place est donc toute légitime aux Jeux Paralympiques de Paris 2024 mais, surtout, on ne voit pas bien comment elle ne pourrait pas nous décrocher le plus beau des métaux… Reste à ne pas perdre la boule lors de ces deuxième Jeux de sa carrière.
©Facebook Sonia Heckel
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Elle n’a pas l’habitude de mâcher ses mots. Elle affirme, qu’aujourd’hui encore, c’est : « aux hommes la performance et aux femmes l’apparence. » Sociologue, professeure émérite à l’Université de Paris-Sud, son champ de recherches concerne le sport et, plus précisément, les problématiques sexuées dans la sphère sportive. Catherine Louveau, forte de plus de trente ans d’expérience dans le domaine, met à mal les représentations traditionnelles dans le sport et analyse les raisons d’un clivage qui a la vie dure. Rencontre éclairante.

Elle a fondé une agence d’aventures outdoor destinée aux femmes. Émilie Robert, ancienne joueuse de tennis de haut niveau, devenue dingue de trail et de rando, n’a qu’une ambition : faire en sorte que les filles osent se dépasser. Attention, good vibes !

Après 80 jours et 8 000 km sur l’océan Pacifique en paddle board, les six waterwomen emmenées par Stéphanie Barneix, ont bouclé leur grand défi Cap Optimist. Un défi maritime et solidaire pour sensibiliser à la lutte contre le cancer.

À 29 ans, elle dispute sa dernière Coupe du monde, en Angleterre, avant de mettre un terme à une carrière marquée par la régularité, la discrétion et l’engagement collectif. Marine Ménager, pilier du XV de France fait partie des joueuses les plus emblématiques du rugby féminin français. Portrait d’une winneuse.

À l’heure où les meilleurs athlètes de la planète dévalent les pistes des Jeux Olympiques de Pékin, ÀBLOCK ! vous propose une parenthèse enneigée avec quelques lectures d’hiver qui tiennent chaud. En place !

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Elle ne vise pas le podium, elle va droit devant. Les yeux grands ouverts et la voix calibrée, Perrine Clair, 26 ans, guidera chaque virage de Hyacinthe Deleplace, skieur déficient visuel de l’équipe de France, à Cortina d’Ampezzo pour les Jeux Paralympiques d’hiver du 6 au 15 mars. Une femme, un homme, deux paires de skis. Un seul chrono. Une seule médaille.

Elle a mis un terme à sa carrière le 16 octobre dernier. Gênée, depuis des années, par un dos douloureux, Julie Bresset, double championne du monde et championne olympique de VTT, a finalement décidé de raccrocher. À 32 ans, la gagnante de la Coupe du monde 2011, savoure le début de sa nouvelle vie. Rencontre avec une fille tout terrain.

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