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Sandrine Alouf « Mes photos de sportives, c’est une loupe sur une société ultra genrée. »

Sandrine Alouf : « Mes photos de sportives, c’est une loupe sur une société ultra genré
Elles s'appellent Edith, Marie, Catherine ou encore Myriam (sur notre photo), elles ont pour points communs d'avoir plus de 50 ans et de bouffer la vie comme jamais. L'artiste touche-à-tout Sandrine Alouf les met en lumière à travers des photos qui dépotent, pour mieux balayer les idées préconçues et les représentations clichés sur ces femmes pétillantes pour qui « C’est pas demain la vieille » !

Par Claire Bonnot

Publié le 07 février 2024 à 14h03, mis à jour le 09 février 2024 à 18h04

Comment la photo s’est-t-elle invitée dans ton parcours ?  

Je ne suis pas photographe à proprement parler, j’ai toujours fait beaucoup de choses et je suis une autodidacte ! Mais j’ai tout de même travaillé sur beaucoup de projets photo comme des bouquins d’art pour des maisons d’éditions, un tour du monde pour Nestlé autour des sources d’eau ou encore des livres pour la marque Canson. 

Justement, tu te décris comme une « atmosphériste », qu’est-ce que c’est ? 

Moi, je suis moitié Belge moitié Libanaise et c’est en arrivant en France que je me suis rendu compte quon mettait beaucoup les gens dans des cases. Pour moi, c’est impensable : j’ai été conservatrice de musée en Belgique, je fais un peu de photo, de peinture, je suis artiste, quoi !

Je me suis dit « Il faut que je m’invente un métier ». Je voulais y mettre tout ce que je voulais et, ainsi, je pouvais créer ma propre « case ». Au même moment, je travaillais sur un gros projet autour des nuages, je photographiais ma vie par le ciel. Mon métier était donc tout trouvé : je serai « atmosphériste ».

Et ça m’a donné plein de boulot ! Je préconise d’ailleurs aux jeunes qui sont flippés de s’inventer un métier. J’adore faire le pas de côté, détourner le regard, changer la perspective. 

Comment en es-tu venue à ce projet photos pour changer les regards sur les femmes de plus de 50 ans – « C’est pas demain la vieille » qui met notamment en scène des femmes dans une posture de sportives ? 

C’est suite à une soirée où je me suis retrouvée à poser une question à un publicitaire et à recevoir une réponse hallucinante. « Pourquoi ce sont de très jeunes femmes qui vantent les mérites des crèmes anti-âge, antirides dans les magazines ? Or ces produits ne les concernent pas, il me semble ? ». Ce à quoi il m’a répondu : « Parce qu’une femme de plus de cinquante ans n’est pas séduisante ! ». J’étais hyper énervée.

Sur le coup de l’impulsion, j’ai alors convié trois amies de plus de 50 ans à faire des parodies de photos de mode que j’ai postées sur Instagram. Je ne m’attendais pas du tout à recevoir autant de messages ! Plusieurs femmes voulaient participer à ce projet… qui n’existait même pas encore ! Mon mari a trouvé le nom « C’est pas demain la vieille » et c’était parti.

Ce sont ces femmes qui ont été le moteur, pas moi. Je ne les connaissais pas du tout, c’est une histoire de dingue ! On s’est donc retrouvées pour faire des photos parodiques sans aucun budget. Mais ce qui est beau et fort, c’est qu’en attendant, elles se sont toutes parlées, entraidées. Jouer un rôle pour ces photos, ça les a libérées. Elles sont devenues copines et elles partent même en vacances ensemble maintenant !

Ensuite, on s’est mises à faire différentes choses : un défilé sauvage pendant la Fashion Week, des photos décalées pour parodier un calendrier pin-up, une expo à Bruxelles pour laquelle on est toutes parties en bus.

Elles me boostent à fond sur cette problématique de l’âgisme. Je me suis donc beaucoup documentée, jai lu des ouvrages, consulté les chiffres, écouté les souffrances. Et puis, la ville des Ulis, dans le l’Essonne, m’a contactée pour un projet pour la semaine de la Santé mentale. Je trouvais ça bien parce que je sortais du cadre strict des « Parisiennes » et je montrais ainsi plus de mixité sociale.

Vu qu’on est dans l’année des JO, je leur ai donc proposé un projet de calendrier photos autour du sport et des femmes de la ville. Pour la plupart, ces femmes n’avaient jamais été photographiées, n’avaient pas envie de montrer leurs jambes, c’était donc très émouvant de les voir évoluer et se libérer devant l’objectif. 

Tu as aussi développé un autre projet photo autour du sport et des femmes, sans le regard parodique, cette fois-ci. Le sport reste un terrain qui véhicule des barrières pour les femmes en général et pour celles de plus de 50 ans en particulier ? 

Oui, ce projet s’intitule « L’âge, c’est dans l’athlète ! ». Je veux montrer la deuxième vie des sportives – d’anciennes championnes de plus de 50 ans telle Paoline Ekambi, ancienne championne de basket de 61 ans pour rompre avec l’idée de « la mise à la casse » dès 40 ans.

Ces personnalités ont encore énormément à apporter et jouent un rôle majeur dans la société. Il est temps de changer de regard en cette année d’olympisme. Avec ces portraits, l’objectif est de les remettre en lumière, de mettre en images leur parcours et leur nouvelle vie. Oui, elles sont toujours inspirantes et elles ont une pêche de malade !

Je viens d’ailleurs de photographier et de filmeratrice Barbusse (vice-présidente déléguée de la Fédération Française de Handball, ex-handballeuse professionnelle et sociologue du sport, Ndlr). Je la trouve tellement passionnante que j’ai eu envie de la filmer pendant cinq minutes et je vais faire pareil pour les douze femmes de sport qui se sont embraquées dans le projet.

Béatrice a un parcours incroyable, un engagement qui fait chaud au cœur, contre le sexisme dans le sport notamment. En rencontrant toutes ces femmes, je me suis rendu compte qu’avec mon objectif, c’est comme si j’avais une loupe qui me permettait, à travers le monde du sport, de voir toutes les problématiques de la société ultra genrée : l’âgisme touche les sportives beaucoup plus tôt que les hommes, les inégalités hommes femmes sont légion sur les salaires entre autres, les problèmes d’abus y sont encore plus forts, etc... C’est donc essentiel qu’on en parle et qu’on montre ces femmes pour la jeune génération.

Mon projet est intergénérationnel, c’est un projet sociétal : il faut quon arrête de nommer les gens par leur âge. Il y a tellement de clichés sur les femmes de plus de 50 ans dans cette société de l’image… 

Béatrice Barbusse…©Sandrine Alouf

Tu veux donc remplacer ces fausses images par des vraies

Il y a une telle invisibilité de ces femmes dans la société d’aujourd’hui ! Elles disparaissent des médias, les jeunes générations n’ont aucune représentation saine, plus de rôles modèles. Comment faire pour s’identifier ?

Il est temps que l’on remette sur le devant de la scène des personnes inspirantes, audacieuses et libres. Car il faut savoir qu’on est la première génération dans lhistoire de l’Homme qui, à 50 ans, est à la moitié de sa vie. Donc questce quon fait si la société vous met au garage côté vie perso et côté boulot ?

Comme tu le montres avec tes projets photos autour des femmes et du sport, « le sport n’a pas d’âge » et le « sport est dans l’athlète » … Tu as aussi photographié les Old Panthers, une équipe de hockeyeuses belges sur gazon, des sexagénaires. En images, c’est quoi justement pour toi une femme de plus de 50 ans ? 

Les old Panthers avaient besoin de photos pour présenter un dossier parce qu’elles allaient partir à la Coupe du monde senior de hockey sur gazon en Afrique du Sud. Je suis partie avec elles !

ll y avait six-cents femmes du monde entier, je me suis dit « Ah ouais ! le sport, c’est quelque chose quand même ! ». C’est des malades ces sportives ! J’ai découvert là que le sport n’a pas d’âge. Et ce qui m’a vraiment touchée, c’est cette capacité à s’offrir ce plaisir d’aller en Coupe du monde, elles l’ont payé elles-mêmes, c’est quand même 3000 euros. Elles n’ont pas hésité, pour leur passion, à se mettre en difficulté. Ce sport est sacrément douloureux. Mais le collectif à cet âge-là a une puissance incroyable. Se lancer des défis pareils, c’est extraordinaire ! 

Les mots qui décrivent bien, selon moi, les photos que je veux faire et que je fais de ces femmes sont : la sororité, l’audace, le fait de ne jamais lâcher et de se foutre du regard de l’autre à un moment donné. C’est-à-dire qu’on fait la photo pour le plaisir d’être ensemble, de se dépasser.

Ces femmes se lâchent enfin, c’est bon les diktats, c’est bon elles ont tout « bien » fait – un boulot, un conjoint, des enfants. Je sens qu’elles se disent toutes « C’est bon, on est rentrés dans les rangs, maintenant on va vivre, on est libres ! ». Et j’adore mettre ça en lumière car ce sont les premières femmes de cette génération à se défaire de ces regards. Ce sont des pionnières. On n’a pas de référents avant elles donc ce sont par leurs actes qu’elles vont libérer la prochaine génération de sexagénaires.

Une femme de plus de 50 ans en photos doit traduire l’empowerment, la persévérance et le courage versus la performance, le dynamisme et la puissance.  

©Sandrine Alouf

Ta façon de photographier, c’est notamment d’apporter un regard parodique : pourquoi ça t’est apparu comme le meilleur moyen de redonner toute leur place aux femmes de plus de 50 ans ? 

Avec l’humour, on peut faire passer des messages un peu durs, des sujets qui fâchent, et puis, moi, je suis Belge, je connais ça ! Ça permet d’envoyer des messages intergénérationnels, ça englobe toute la société, les hommes comprennent illico et ça les amadouent.

Pour le calendrier pin-up, la plupart des acheteurs ont été des hommes et les jeunes trouvent ça sympa. On fédère par l’humour ! Je ne veux pas que les gens se disent qu’elles sont des grandes sportives, ce n’est pas le but. C’est jouer le jeu un peu comme des enfants : on se déguise et on s’amuse. Je veux que ces photos et ces moments transpirent la joie !  

Quant à l’esthétique de la photo, je reste proche d’une photo documentaire même si elle reste esthétique. Je ne travaille pas trop la lumière parce que je n’ai pas envie de « cacher ». Le sujet de la photo doit rester un prétexte à ce que ces femmes reprennent confiance en elles, aient de l’audace. D’ailleurs, j’ai remarqué qu’après nos séances photos, elles avaient toutes changé quelque chose dans leur vie. Et ça, c’est la plus grande fierté que j’ai ! 

©Sandrine Alouf

Tu as sélectionné cinq photos pour nous. La première semble tirée d’un magazine de mode, c’est Paoline Ekambi, ancienne championne de basket… 

Oui, je voulais montrer qu’avant d’être une femme du sport, elle était avant tout une femme, et je savais qu’elle adorait la mode. J’avais donc envie de redonner sa place au glamour. Cette photo, c’est une façon de montrer que ce n’est pas parce quelle est sportive et quelle a 61 ans quelle n’a pas le droit d’avoir cette facette-là. 

©Sandrine Alouf

Sur le deuxième cliché, on voit une « tenniswoman » posant sur le filet avec une certaine décontraction. Qu’est-ce que tu fais pour que ces femmes qui n’ont pas l’habitude de l’objectif se sentent à l’aise ? 

Pour cette photo, Nicole, 64 ans, m’avait écrit qu’elle ne voulait pas montrer ses jambes et qu’elle n’avait jamais touché une raquette de sa vie. Elle était venue en jogging mais je ne le trouvais pas très élégant, je lui en ai donc proposé un autre. Et c’est à ce moment que j’ai vu ses jambes. Je n’ai pas pu me retenir et je lui ai dit : « Mais vous avez vu vos jambes ? ».

Avec l’euphorie du shooting, les autres filles autour, elle s’est finalement laissée prendre au jeu, et je l’ai photographiée en petite jupette de tenniswoman. Quand elle est venue au vernissage de l’expo, elle n’avait jamais vu sa photo. Elle s’est vue en énorme ! Comme toutes les autres. Car ce que je veux, c’est que même si elles se trouvent moches, elles auront les copines qui leur diront : « Mais non ! », les autres vont l’encourager.

Nicole est venue avec toute sa famille et a dit : « Vous trouvez pas que jai les plus belles jambes de toute la famille ? » J’ai dit : « Nicole, bravo ! » Et, d’ailleurs, maintenant, elle prend des cours de tennis. 

Sur le troisième cliché, Marie, 68 ans, se prépare au combat magnifiquement peignée et plutôt très décontractée… 

Marie, c’est une histoire géniale. Elle vit aux Ulis et s’ennuyait dans son boulot. Comme elle adore les cosmétiques, elle est allée dans la seule parfumerie de la ville pour expliquer qu’elle était la personne idéale pour s’occuper du rayon cosmétiques pour les femmes de son âge. Et elle a réussi !

Elle a fait de son statut de femme de plus de 50 ans un pouvoir, celui d’être la personne idéale pour parler des soins anti-âge. Du coup, pour la photo j’ai pensé à la boxe parce que je l’ai trouvée combative, elle a réussi à s’imposer là où on l’attendait pas, et j’ai quand même demandé au coiffeur de lui faire un chignon façon « star » pour montrer son côté très féminin. 

Le quatrième cliché présente Édith, 52 ans, sur les starting-blocks… Quelle est son histoire ? 

C’est dingue encore. Édith avait la parfaite vie de famille mais elle a subi un divorce. Elle a été, en plus, très mal conseillée par son avocat et n’a rien eu de ce quelle souhaitait. Elle était un peu à ramasser à la petite cuillère.

Elle s’est dit « J’en ai marre de rien comprendre à mes droits ! » et là voilà se lancer à 45 ans dans des études de droit. Elle a été diplômée à 50 ans, mais a raté le barreau à l’oral. Drame ! Mais elle s’est dit qu’elle n’a pas fait tout ça pour rien et devient coach pour apprendre aux femmes à connaître leur droit.

J’ai pensé au saut de haies parce qu’elle est passée par toutes les étapes et elle passe son temps à sauter des étapes compliquées. Et, pourtant, elle rebondit tout le temps. C’était une manière de montrer qu’elle trouve toujours une solution à un problème. 

©Sandrine Alouf

Le cinquième cliché est un duo de cape et d’épée ! 

Ce sont Catherine et Isabelle, respectivement 65 et 54 ans. La première est escrimeuse et maître d’armes. Isabelle, elle, travaille à la piscine des Ulis et elle a remplacé totalement par hasard la personne qui devait faire le shooting avec Catherine.

Ce qui est fou c’est qu’elle a toujours rêvé de faire de l’escrime. Ses frères en faisaient quand elle était petite mais elle n’avait pas eu le droit parce qu’elle était une fille. Et là, d’un coup, son rêve s’est réalisé ! Elle est même restée deux heures après la photo pour prendre un cours d’escrime avec Catherine. C’est vraiment la magie de la vie ! 

©Sandrine Alouf

Si tu devais résumer ce que tu souhaites transmettre au travers de ce projet « C’est pas demain la vieille » ? 

J’ai 52 ans mais jai 20 ans dans ma tête. Moi, j’avais une grand-mère incroyable, je ne l’ai jamais vu vieillir, elle était fun, elle était rock, ça a été un super rôle-modèle pour moi. Sans ça, j’aurais été angoissée de vieillir.

J’ai envie de transmettre ça aux gens : avoir des rôles-modèles de femmes de plus de 50 ans, celles qui ont vécues, qui ont osé. J’offre aux gens un autre regard sur ces femmes et en même temps des référents, des vrais exemples, pour la jeunesse d’aujourd’hui. 

©Sandrine Alouf

Ouverture Myriam, 53 ans ©Sandrine Alouf

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