
Les Contamines, une semaine 100 % féminine !
Une semaine sportive, bien-être et féminine ? C’est aux Contamines du 18 au 25 juillet. L’Open International de tennis féminin et la semaine « Femmes au sommet » y sont réunis. À vos raquettes et tapis !
Publié le 21 juillet 2021 à 7h00, mis à jour le 03 avril 2023 à 10h41
Il est, dans une carrière, des expériences qui vous marquent infiniment plus que d’autres. Les Jeux Olympiques de Rio sont de celles-là pour Rénelle Lamote.
C’était il y a presque cinq ans. Le mercredi 17 août 2016 pour être tout à fait précis. Ce jour-là, la Francilienne s’aligne en série du 800 mètres. Dans sa tête, tout est clair. La figuration, très peu pour elle, merci, elle vise la finale et, pourquoi pas, une place sur le podium.
Des ambitions légitimes pour la demi-fondeuse qui n’a cessé d’enchaîner les performances prometteuses tout au long de la saison.
Troisième à Rabat, fin mai, elle a profité de sa virée marocaine pour porter son record personnel à 1’58’’84. Il tiendra onze jours.
Engagée à Birmingham début juin, Rénelle Lamote grappille encore 83 centièmes sur sa marque de référence. Dans la foulée, elle s’adjuge un deuxième titre de Championne de France sur double tour de piste et débarque aux Europe d’Amsterdam en pleine confiance.
Elle reviendra des Pays-Bas l’argent autour du cou, seulement distancée par l’Ukrainienne Nataliya Pryshchepa.
Il ne lui reste plus alors qu’une ultime case à cocher pour clore en beauté cette année riche en émotions : le Brésil. Ses premiers Jeux Olympiques !
L’enjeu est énorme mais elle n’en ressent pas le poids. À l’heure de se positionner pour le départ, elle est sereine. L’échauffement s’est bien passé et elle n’a qu’une hâte : se frotter au gratin mondial et s’inviter parmi les meilleures.
Rénelle Lamote n’en aura malheureusement pas l’occasion. Cinquième d’une première course ratée, elle termine 44e des séries et échoue à se qualifier pour les demies.
La déception est rude. Et va laisser des traces. Handicapée par une aponévrosite plantaire qu’elle avait cachée, la Columérienne rumine son échec.
Rénelle Lamote enchaîne les blessures, prend du poids. La dépression guette et elle songe à tirer un trait, définitif, sur l’athlétisme.
Il lui faudra deux longues années pour refaire surface. Qualifiée pour les Europe de Berlin en 2018, elle re-goûte avec bonheur aux honneurs en se hissant sur la deuxième place du podium continental à 24 centièmes seulement de sa rivale Pryshchepa, couronnée pour la deuxième fois consécutive sur la distance.
La saison 2019 sera moins flamboyante. Rénelle Lamote, finaliste des Mondiaux de Pékin (Chine) en 2015, ne parvient pas réitérer la performance à Doha (Qatar) et prend la porte après le deuxième tour. Pourtant Tokyo approche. Impossible, pour elle, de ne pas en être.
Aux grands maux les grands remèdes, la protégée de Thierry Choffin prend une décision radicale. En janvier 2020, elle quitte son entraîneur de toujours et met le cap sur Montpellier où l’attendent Bruno Gajer, ancien coach de Pierre-Ambroise Bosse, et Gilles Garcia, manager national du demi-fond.
Une collaboration qui va rapidement s’avérer payante. Le 1er juin 2021, à Montreuil, Rénelle Lamote réalise les minima pour le Japon. Un retour gagnant qu’elle confirme peu après à Chorzow (Pologne) en taquinant son record personnel.
Couronnée aux France, à Angers, pour la cinquième fois fin juin, la douzième meilleure performeuse mondiale de la saison est de nouveau prête à se frotter à l’Olympe.
Discrète quant à ce qu’elle attend de son incursion au Japon, elle laisse néanmoins entendre qu’elle se sent plus forte qu’à Rio.
Rénelle Lamote aura l’occasion de le prouver le 30 juillet prochain lors des séries.
Jasmin Paris : « Mes performances exceptionnelles dans l’ultra-trail ont ...
Laurence Fournier Beaudry : Celle qui a affûté ses lames ...
JujuFitcats : « Le sport a été ma porte de ...
Océane Michelon : La danseuse devenue reine du biathlon
Hollie Davidson, l’arbitre qui siffle le début d’une nouvelle ère
Vous aimerez aussi…

Une semaine sportive, bien-être et féminine ? C’est aux Contamines du 18 au 25 juillet. L’Open International de tennis féminin et la semaine « Femmes au sommet » y sont réunis. À vos raquettes et tapis !

Sur ÀBLOCK!, que faisons-nous 365 jours par an si ce n’est une Journée internationale des droits des femmes perpétuelle ? Aujourd’hui, nous voilà riches de près de 2 000 contenus sur le sport et les femmes, qui dit mieux ? Alors, on s’est demandé ce qu’on pourrait raconter de plus vu qu’on fait le taf au quotidien. Et on a trouvé…

Ce p’tit bout de 16 ans d’1,51 m est une boule d’énergie. Ce qu’elle veut, c’est gagner. Championne de France 2024, médaillée de bronze aux Championnats du monde junior 2023, vice-championne d’Europe en 2022 et sur la troisième marche du podium en 2024, le tout en saut de cheval… la « Kid » de la gym’ féminine française, Ming Gherardi Van Eijken, ira toujours plus haut !

Du Géant populaire au Tour de l’ère moderne. Le Tour de France Femmes réinvente-t-il la boucle ? Ou la roue continue-t-elle de tourner comme elle le devrait ? Suis-je aussi seul face à ma feuille qu’elles le sont face à leurs guidons ?

Une figure aérienne (magnifiquement illustrée ici par Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron), une ballerine qui prend la plume et qui répond à un Q&A vidéo, une vision d’experte sur le traitement médiatique du sport féminin, l’histoire des femmes fans de pagaies et une question qui tue, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! cette semaine. Enjoy !

Nous sommes des passionnées de rugby. Nous ? Alexandra, Delphine et Marion. Et on vous propose un embarquement immédiat dans les vestiaires d’une saison en Fédérale 1, la 3e division du championnat de France. On y va ?

Ce qu’il y a de bien avec le sport, c’est les mille et unes façons de le pratiquer. Il y a les athlètes solitaires, les sports d’équipe… et puis il y a les sportifs à…six pattes. Hé oui, même dans l’effort, ton chien peut-être ton meilleur ami et t’aider à décrocher la médaille d’or !

Elle n’a pas l’habitude de mâcher ses mots. Elle affirme, qu’aujourd’hui encore, c’est : « aux hommes la performance et aux femmes l’apparence. » Sociologue, professeure émérite à l’Université de Paris-Sud, son champ de recherches concerne le sport et, plus précisément, les problématiques sexuées dans la sphère sportive. Catherine Louveau, forte de plus de trente ans d’expérience dans le domaine, met à mal les représentations traditionnelles dans le sport et analyse les raisons d’un clivage qui a la vie dure. Rencontre éclairante.

Pleine de peps, cette fana de running est un vrai guépard. Dopée aux marathons et aux entraînements ultra matinaux, elle a découvert la course par hasard et n’en décroche plus. Go pour un shoot d’endorphines !

Si le football néerlandais est à un tournant de son histoire, cette jeune joueuse de 19 ans est, elle, en passe de devenir une icône. La fédération vient d’accepter qu’Ellen, surdouée du ballon rond, joue avec des garçons, pour ainsi devenir la première femme à faire partie d’un effectif masculin.

Médaillée de bronze en individuel à la carabine à air comprimé à 10 mètres aux Jeux Européens de 2023 et en équipe mixte aux Mondiaux 2023, Océanne Muller est une coriace. À 21 ans, elle est bien partie pour s’offrir l’or aux JO de Paris.

Elle a marqué sa discipline comme personne avant elle. Vingt-trois ans après sa disparition prématurée, Florence Griffith-Joyner continue de régner sans partage sur le sprint mondial. Une longévité exceptionnelle pour l’Américaine controversée après des soupçons de dopage, mais dont les records du monde sur 100m et 200m tiennent désormais depuis plus de trente ans.
Abonnez-vous à la newsletter