
Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine
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Publié le 05 mars 2021 à 18h23, mis à jour le 20 septembre 2022 à 12h42
C’est à la maternelle que Nadia Comaneci commence la gymnastique. Née à Onești en Roumanie le 12 novembre 1961, elle est issue d’une famille relativement modeste : son père est ouvrier mécanicien et sa mère est employée de bureau.
Dès l’âge de six ans, elle est repérée par l’entraîneur Béla Károlyi et devient l’une des premières élèves de l’école de gymnastique qu’il fonde à Onesti.
Par la suite, l’entraîneur prendra un rôle important dans le développement de l’athlète, et la mènera jusqu’aux Jeux Olympiques.
©DR
Mais ce qui fait la célébrité de Nadia Comaneci encore aujourd’hui, c’est son magistral 10 aux Jeux Olympiques de Montréal. L’athlète fait ses premiers pas aux JO à l’âge de quatorze ans en 1976. Elle réalise une performance impressionnante aux barres asymétriques, et décroche la note maximale, un 10, ainsi qu’une ovation générale du public.
Elle devient ainsi la première athlète à décrocher cette note aux Jeux Olympiques : le tableau des scores n’est alors même pas en capacité de représenter cette note, et affiche 1.0 !
Ce 10 fait de Nadia Comaneci la petite étoile des JO, et une athlète admirée par ses pairs. Mais la gymnaste en a encore dans le ventre… et ce n’est pas une façon de parler ! En 1979 elle participe aux championnats du monde à Fort Worth aux États-Unis. L’équipe roumaine est victime d’une intoxication alimentaire et tous ses membres sont hospitalisés.
En dépit de l’avis des médecins, Nadia Comaneci décide de concourir quand même, et remporte une note de 9,95 à la poutre, un score qui lui permet de décrocher l’or. Un an plus tard, elle retourne aux Jeux Olympiques et collectionne les médailles avec l’argent au concours général, et l’or à la poutre ainsi qu’aux exercices au sol.
©Dave gilbert
Son histoire, c’est aussi celle d’une évasion. Quand Nadia Comaneci naît, la Roumanie est sous l’emprise du bloc Soviétique. En brillant aux compétitions internationales, la gymnaste devient très vite un symbole de son pays dirigé par Nicolae Ceaușescu.
Si elle est célèbre et admirée, elle est aussi prisonnière : lorsqu’elle se rend aux Jeux Olympiques de 1984 à Los Angeles, elle tente de s’enfuir mais est surveillée de près par le régime.
C’est finalement en 1989 qu’elle franchit le rideau de fer en passant par la Hongrie, à pied, malgré les conditions difficiles. Rejoignant Vienne, elle prend ensuite l’avion jusqu’aux États-Unis. Celui qui l’a aidée à s’enfuir s’appelle Constantin Panait et il se révèle très vite être un escroc : le passeur monnaye les interviews de l’athlète et empoche l’argent.
Le gymnaste Bart Conner, ami de Comaneci, réalise qu’elle est manipulée et l’aide à se libérer de l’emprise de l’escroc, en compagnie de son ancien entraîneur Béla Károlyi.
C’est le début de l’histoire entre Bart Conner et Nadia Comaneci : les deux sportifs de haut niveau célèbrent leur union en 1996 à Bucarest.
Nadia Comaneci n’est pas la première personne à décrocher un 10 en gymnastique : cette prouesse est détenue par la Tchécoslovaque Věra Čáslavská depuis 1967. En revanche, c’est la première à l’atteindre aux Jeux Olympiques dans cette discipline.
L’exploit a fait d’elle une icône, à tel point qu’en 1984, sa vie est racontée à la télévision dans un film américano-yougoslave sobrement intitulé Nadia.
Après avoir raccroché le justaucorps et fui le bloc soviétique, elle est revenue en Roumanie et a fondé, en 2012 à Bucarest, un centre sportif pour les enfants de 3 à 7 ans.
Elle s’est également vu décerner de nombreux titres honorifiques comme celui d’ambassadrice des sports de Roumanie et de membre de la fédération internationale de gymnastique.
©DR
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