Laurie : « Le triathlon, c’est comme si tu vivais mille vies ! »Roller-girl et adepte de triathlon, 23 ans, assistanat réalisation dans le cinéma

82387928_903394293396494_9015201831080427520_ngimp
Laurie, 23 ans, est une roller-girl qui a découvert dans le triathlon une autre façon de se dépasser. Et cela au-delà de ce qu'elle avait imaginé. Témoignage.

Propos recueillis par Claire Bonnot

Publié le 22 mai 2020 à 12h55, mis à jour le 03 octobre 2024 à 10h37

« J’ai la chance d’avoir eu des parents qui m’ont toujours inscrite dans des clubs de sports. Assez tôt, j’ai fait du multisports, de l’athlétisme, du hand. Ça m’a ouvert à plusieurs disciplines où, d’ailleurs, il y avait autant de filles que de garçons.

Aujourd’hui, le sport m’apporte un équilibre corps et esprit. Je trouve qu’il y a peu de choses qui permettent cela. Et ça crée un cercle vertueux  : plus on en fait, plus on a de l’énergie, c’est presque magique !

Depuis plus de dix ans, je fais du roller dans différentes disciplines  : randonnée, vitesse, freestyle et roller foot qui a les mêmes règles que le foot en salle.

Et depuis deux ans, je me suis mise au triathlon. Par curiosité, au départ, après avoir découvert des passionnés qui partageaient leur expérience sur les réseaux sociaux. Ce qui m’a plu, c’est le côté pluridisciplinaire et donc hyper challenging !

« Pour mon premier triathlon, je me suis entraînée toute seule et j’ai fini la course au-delà de mes espérances ! »

Au-delà de la performance, c’est la notion du dépassement de soi qui m’intéresse. J’ai un but à atteindre et je peux le faire en ne comptant que sur moi.

Mais je ne suis pas dans la compétition. J’aime plutôt la notion de progression qui passe par une phase de préparation  : tu pars de rien, peu importe ton niveau de base, mais tu te fixes un objectif. Ensuite, il suffit de se préparer.

Pour mon premier triathlon, je me suis entraînée toute seule et j’ai fini la course au-delà de mes espérances  !

Ça s’apprend au fur et à mesure de la pratique  : si la préparation a été bonne, tu seras bonne le jour J, tu ne pourras qu’être fière de toi.

68331347_442884039632698_5002396354371125248_n

Ça a été le cas pour mon premier triathlon à Chantilly, l’année dernière. Je devais faire 1600 mètres de natation, 45 kilomètres de vélo et 10 kilomètres de course. Je m’étais vraiment préparée en débutante mais même si je n’étais pas accompagnée, je me suis créé un programme pour être fière de moi ce jour-là  : réussir le défi de boucler le triathlon.

Ça a été magique car j’ai fait le parcours en beaucoup moins de temps que prévu et ce que j’ai ressenti alors était puissant. Comme tu pars sur trois sports différents, c’est comme si tu vivais mille vies ! Tu as l’impression d’être une amatrice parmi tous ces gens qui s’y connaissent et, finalement, tu te rends compte que tu as ta place.

De toute façon, il faut bien commencer ! Même si on est sportif, on passe notre temps à recommencer.  Avec le confinement, je ne suis pas allée nager par exemple… pas facile de s’y remettre, mais il faut passer au-dessus de ce barrage d’éternel « débutant

« Les influenceurs sportifs sur les réseaux sociaux nous permettent d’y croire. Et quand on se lance, on se sent forte… »

Les influenceurs sportifs sur les réseaux sociaux aident énormément à avoir envie de pratiquer, ils  me stimulent et m’inspirent. J’aime particulièrement suivre Bénédicte Perron*, une triathlète. Au départ, j’étais un peu effrayée par tout ce qu’elle accomplissait, puis c’est en lisant ses commentaires que je me suis dit «  C’est génial, ça pourrait être moi ou n’importe qui d’autre ! ». Ses mots me touchent, elle exprime très bien les émotions par lesquelles elle passe au cours des épreuves de triathlon.

Il y aussi Marine Leleu** qui m’a énormément aidée dans la préparation du triathlon et qui est très agréable et très ouverte sur les réseaux. Et puis, Perrine Fage***, une cycliste qui a une notion de dépassement de soi hyper intéressante et que j’ai découverte par l’intermédiaire de Steven Le Hyaric**** qui a fait le Paris-Dakar à vélo.

Tous ces influenceurs nous permettent d’y croire. Et quand on se lance, on se sent forte, capable de se dépasser, ça change tout côté confiance en soi. Ça te forge. »

Elles aussi sont inspirantes...

Guila Clara Kessous : « En montant à la corde, j'ai osé faire ce qui me freinait depuis des années. »

Guila Clara Kessous : « En montant à la corde, j’ai osé faire ce qui me freinait depuis des années. »

Formée à Harvard et par le théâtre, elle a plusieurs cordes à son art. Guila Clara Kessous, entrepreneure diplomatique, s’engage depuis plus de quinze ans pour les droits des femmes. Et voilà que le sport entre dans la danse en un geste politico-artistique : grimper à la corde. Une ascension symbolique, une allégorie de la difficulté des femmes à s’élever dans la société. Prenons de la hauteur.

Lire plus »
Lison Bornot : « Je veux mettre en avant l’Ultimate. C’est lui qui m’anime. »

Lison Bornot : « Je veux mettre en avant l’Ultimate. C’est lui qui m’anime. »

Avec sa sœur Éva, elle truste les premières places depuis 2015 en Ultimate. Membre essentiel de l’équipe de France, Lison Bornot est Championne d’Europe outdoor 2023 et championne du monde d’Ultimate sur sable 2023. La voici maintenant en piste pour les World Games, l’antichambre des JO, qui se déroulent en Chine, du 7 au 17 août 2025. Témoignage d’une fille pétillante devenue l’une des ambassadrices françaises d’un sport trop peu connu.

Lire plus »
Diane Servettaz : « Avec le vélo, j’ai compris que même si ça flanche côté mental, t’en as encore sous la pédale. »

Diane Servettaz : « Avec le vélo, j’ai compris que même si ça flanche côté mental, t’en as encore sous la pédale. »

En à peine trois ans, cette passionnée de vélo a décroché un podium sur 500 kilomètres et bouclé sa première course d’ultra, la fameuse BikingMan, en tant que première féminine. Carburant aux défis, pédalant sans relâche, surmontant tous les obstacles grâce à un mental d’acier, la Savoyarde n’a pas fini d’enfiler les kilomètres dans ce sport de l’extrême. En piste !

Lire plus »
Emelyne Heluin: « Je sais pourquoi je cours, pourquoi je lutte. »

Emelyne Heluin : « Je sais pourquoi je cours, pourquoi je lutte. »

Gymnaste jusqu’à son adolescence, Emelyne Heluin a dû raccrocher le justaucorps après une prise de poids inexpliquée et d’autres symptômes invalidants. Diagnostiquée d’une maladie endocrinienne chronique et évolutive, le SOPK, à l’âge de 17 ans, elle erre pendant des années entre perte de confiance en elle et détresse psychologique avant de retrouver le chemin du sport comme outil de santé. Ce sera la marche, puis la course à pied jusqu’à se lancer sur des marathons.

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Salomé Gilles

Salomé Gilles : « Toute petite, je rêvais d’être pilote. On m’a toujours dit que ce serait impossible… »

Petite, Salomé a fait un rêve : un jour, elle sera championne de voltige aérienne. Quelques années plus tard, c’est chose faite ! Aux manettes de sa Formule 1 des airs, la pilote à la persévérance inébranlable s’est imposée Championne de France en 2017. Détermination, progression et réussite sont les maîtres-mots d’une battante qui n’en a pas fini avec le ciel.
Son plan de vol est tout tracé. Au programme : Championnat de France et Open de France fin 2020. Pour Salomé Gilles, l’objectif de ces compétitions est ensuite d’intégrer l’équipe de France. Décollage immédiat pour une interview à 400 à l’heure !

Lire plus »
Mélissa Plaza : « Le slam est très thérapeutique. Quand je répare ces femmes en mettant les mots justes aux bons endroits, je me répare moi-même. »

Mélissa Plaza

Ex-joueuse de l’OL, Mélissa Plaza est l’une de nos plus charismatiques et populaires joueuses de football. Aujourd’hui,

Lire plus »
Gwendoline Matos, le goalball pour mieux rebondir

Gwendoline Matos, le goalball pour mieux rebondir

À 7 ans, à la suite d’une maladie génétique rare, elle perdait partiellement la vue. Vingt-trois ans plus tard, la joueuse de l’équipe de France de goalball, Gwendoline Matos, participe à ses premiers Jeux Paralympiques. Une histoire de résilience grâce au sport comme on les aime.

Lire plus »
Loïs : « J’associe le sport à la vie : on essaie, on tombe, on se relève, jusqu’à avoir la peau en sang ! »

Loïs : « J’associe le sport à la vie : on essaie, on tombe, on se relève… »

Tombée dans la marmite du sport toute petite, Loïs, 17 ans, est une sportive tout-terrain qui n’a peur de rien et surtout pas des garçons sur un terrain de foot ou un ring de boxe. Future pompier professionnel, elle s’essaye autant au wakeboard ou au ski qu’au tennis et à l’escalade, histoire de s’éclater et de se préparer à s’adapter à toutes situations. Une tête bien faite dans un corps surentraîné.

Lire plus »
Liv Sansoz : « Décoller du sommet K2 a été le vol le plus fou et le plus magique de toute ma vie »

Liv Sansoz : « Décoller du sommet K2 a été le vol le plus fou et le plus magique de toute ma vie ! »

Brillante touche-à-tout, elle a d’abord excellé en escalade de compétition avant de s’attaquer à la falaise. Aujourd’hui, Liv Sansoz explore son terrain de jeu en variant les plaisirs. Dernier exploit en date : le K2, gravi sans oxygène, avant une descente en parapente aux côtés de Zeb Roche, son compagnon. Rencontre avec une fille qui ne manque pas d’air.

Lire plus »
Greta Andersen

Best-of 2021 : les pionnières ÀBLOCK!

Pendant cette année 2021, ÀBLOCK! a rendu hommage à des championnes d’antan, pionnières dans leur discipline et dans le sport féminin tout court. Des filles qui ont fait bouger les lignes grâce à leur indépendance d’esprit, à leur force de volonté et à leur talent (comme la nageuse Greta Andersen sur notre photo). Retour sur les premières sportives à avoir été ÀBLOCK!

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner