
ÀBLOCK! s’habille en Lejaby
La griffe de lingerie vient de lancer sa première collection Sport. Pour fêter ça, elle nous accompagne pendant quelques semaines. Un geste fort et, ça, c’est chic !
Publié le 11 février 2024 à 16h35
Vous connaissez l’expression « comme un poisson dans l’eau » ? Un classique pour désigner les nageurs et nageuses les plus rapides de la planète. Mais pour Lana Pudar, nous pouvons faire preuve d’un peu plus d’originalité… ou du moins de fantaisie ! « Comme un papillon dans l’eau » lui correspond bien mieux…
C’est en effet dans cette nage très exigeante que la jeune Bosnienne affole les compteurs depuis déjà trois saisons. Et le 19 janvier 2024, elle a fêté ses 18 ans…
©️Instagram/Lana Pudar
Une réussite on ne peut plus rare pour une si jeune fille, mais il faut dire que son parcours n’a rien de commun. Née à Mostar en 2006, elle découvre la nage à 5 ans, juste avant de partir en vacances en bord de mer, c’est son papa qui lui apprend à se débrouiller dans l’eau. Les moniteurs de natation remarquent rapidement que la petite Lana est très à l’aise dans le bassin, et encouragent donc ses parents à l’inscrire au club de la ville. Ça, c’est du flair !
Lana Pudar est bien une prodige aquatique. Dès ses 13 ans, elle se rapproche de très très près des records nationaux seniors sur cinquante et cent mètres papillon. Le deux-cents mètres arrive un peu plus tard…
Ses résultats sont bons, très bons même. Tellement bons qu’en 2020, Lana Pudar est désignée jeune athlète la plus prometteuse de Bosnie-Herzégovine. Damir Djedovic, président du club de cette petite sirène, voit même en elle le « projet pour les trois prochains cycles olympiques ». Il faut dire que quand on affiche ce niveau à 14 ans, pourquoi ne pas viser les sommets ?
En Bosnie-Herzégovine, tout le monde croit dur comme fer à de futures grandes olympiades pour son enfant du pays…©️Facebook Lana Pudar
En tout cas, le jury qui a désigné Lana Pudar comme prometteuse a eu le nez creux. La preuve : depuis ce prix, la nageuse ne s’arrête plus de gagner et de progresser. Elle se qualifie sur le fil pour les Jeux Olympiques de Tokyo en mars 2021.
Deux semaines avant de s’envoler pour le Japon, elle récolte les breloques aux championnats d’Europe espoirs : l’or sur cent mètres papillon et deux médailles d’argent sur cinquante et deux-cents mètres, toujours en papillon. De quoi faire le plein de confiance avant ses premiers JO… à 15 ans.
Son élimination en série est bien anecdotique en fin de compte, à côté de l’exploit qu’est sa qualification. D’autant plus que pour s’entraîner, Lana Pudar doit composer avec des infrastructures difficiles d’accès. La Bosnie-Herzégovine compte seulement deux piscines olympiques, toutes à plusieurs heures de route de la ville de la jeune nageuse. Le plus simple pour elle est souvent d’aller s’entraîner en Croatie et en Turquie. Tout un programme… qui ne l’empêche pas de faire des vagues !
©️ Facebook/Lana Pudar
Après les Jeux Olympiques, Lana Paudar se lance dans une véritable moisson. Ça commence aux mondiaux en petit bassin, avec le bronze sur deux-cents mètres.
En 2022, elle accède à deux finales lors des mondiaux seniors, va chercher deux titres aux Jeux Méditerranéens sur cent et deux-cents mètres et trois breloques à l’Euro juniors (deux en or sur cinquante et deux-cents mètres, une en argent sur cent mètres). Une saison déjà bien réussie, n’est-ce pas ? Mais le meilleur était pourtant encore à venir…
Aux Championnats d’Europe senior 2022, elle remporte le titre sur deux cents mètres et le bronze sur cent mètres. Est-ce que c’était à l’étonnement général ? Cela reste toujours surprenant de voir une adolescente mettre à l’amende des athlètes plus expérimentées, mais d’un autre côté, l’ascension de Lana Pudar vers les sommets du papillon était difficile à louper…
©️Facebook/Lana Pudar
Désormais, la Bosnie-Herzégovine compte dans ses rangs une des meilleures nageuses de la planète ! Et l’année 2023 n’a fait que le confirmer.
À l’Euro junior : c’est un triplé doré. Sur ses trois distances, Lana Pudar finit à la première place. Et un peu plus tard, aux mondiaux junior, l’or ne lui échappe que sur cinquante mètres. Chez les jeunes, elle est au-dessus. Quid de la cour des grandes ?
À seulement 17 ans, elle échoue au pied du podium du deux-cent mètres papillon aux championnats du monde 2023. Sa médaille de bronze à l’Euro senior en petit bassin sur la même distance fait office de lot de consolation tout à fait acceptable !
Aux championnats du monde junior, personne n’a résisté au raz-de-marée Lana Pudar.
Fan absolue de la légendaire Sarah Sjöstrom, Lana Pudar semble nager dans sa vague. Hier encore, la Suédoise était son idole. Désormais, la jeune Bosnienne fait partie des plus farouches concurrentes de la grande dame de la natation.
Est-ce que 2024 sera l’année de la passation ? Si supplanter Sarah Sjöstrom est un rêve que beaucoup ont caressé avant de boire la tasse, Lana Pudar semble bien armée pour garder la tête hors de l’eau. Elle n’aura de cesse de nous le prouver lors des Jeux Olympiques de Paris où elle espère battre des ailes sans se noyer.
©️Facebook/Lana Pudar
Vous aimerez aussi…

La griffe de lingerie vient de lancer sa première collection Sport. Pour fêter ça, elle nous accompagne pendant quelques semaines. Un geste fort et, ça, c’est chic !

À l’occasion du 11 novembre, les clubs de rugby de l’Armée de Terre et de la Marine Nationale s’affrontent dans deux matchs de rugby, un masculin et l’autre féminin. Ou comment mettre en avant les valeurs du ballon ovale pour soutenir les blessés des armées.

Attention, froid devant ! Pour cette semaine des mondiaux de ski, ÀBLOCK! est en mode compet’ : décryptage des championnats, découverte en détails de trois skieuses tricolores qui s’en donnent à cœur joie devant leur public (dont Laura Gauché sur notre photo), c’est le Best-of ÀBLOCK! de la semaine !

On les adore ces séances où on pète la forme, où tous les exercices nous semblent easy, où on se dépasse en mode “même pas mal“. Forcément, ça donne envie de recommencer. Vite, trop vite. Et c’est là que la récupération joue son rôle. Pas convaincu ? Lis plutôt la réponse de notre coach, Nathalie Servais !

Nos passionnées de rugby sont de retour ! Avec leur franc-parler et leur enthousiasme communicatif, elles nous aident à mieux comprendre leur sport et nous font aimer le rugby. Plongeons-nous dans le nouvel épisode de ce podcast bien senti.

Le 24 octobre dernier, lors d’un match de la Coupe du monde masculine de rugby à XIII, la star n’était pas ballon en main, mais sifflet en bouche. L’Australienne Kasey Badger est devenue la première de l’histoire de la discipline à avoir arbitré un match d’un tel niveau.

En réel ou en virtuel, voici THE soirée inédite de sports de combat ! Le MMA Grand Prix lance sa 3e édition en présence de public et en live, ce jeudi. Devant l’écran ou dans les tribunes, à vos gants !

Il n’existe pas, ou peu, d’ouvrages sur les femmes cyclistes ? Qu’à cela ne tienne, Vicky Carbonneau s’est emparée du sujet. La co-fondatrice de Girls en Wheels, à la tête du premier café-vélo installé au pied du Ventoux, signe un livre dans lequel elle donne de la visibilité à toutes celles qui ont fait et font le cyclisme féminin.

Elle est l’une des figures majeures du rugby féminin français. Demi de mêlée au jeu affûté et à la parole libre, Pauline Bourdon Sansus incarne une génération de joueuses qui allient talent, engagement et authenticité. Portrait d’une fille bien dans ses crampons.

La fondatrice d’ÀBLOCK!, journaliste de métier et auteure d’une dizaine d’ouvrages, se livre dans ce podcast « Les Flamboyantes », signé Sabine Rainard qui met en lumière les entrepreneuses. Valérie Domain y explique comment le sport a bouleversé sa vie et comment, de là, est né ce média qui a pour ambition de mettre les femmes en mouvement.

Elle aime fédérer. Mais aussi détricoter les clichés. Pour pousser les filles à pratiquer le VTT dans un univers encore trop masculin à son goût, Marion a créé un groupe de vélo féminin. À 32 ans, elle s’éclate dans un sport qu’elle aimerait démocratiser. Rencontre avec une « jungirlz » ultra positive pour qui tout roule toujours !

Ça faisait des mois que je m’y préparais. Mais, quelques jours avant le marathon, j’ai connu un épisode familial douloureux et, d’un seul coup, c’était devenu secondaire. Je ne parvenais pas à quitter Paris, ce sont mes proches qui m’ont convaincue d’y aller. J’ai donc fait ma valise.
Abonnez-vous à la newsletter