
Le surf féminin au sommet de la vague ?
Les filles et le surf, ça ne fait que commencer ! L’heure est venu de plancher.
Publié le 27 août 2021 à 16h16, mis à jour le 26 août 2024 à 11h10
C’est par un drame que la vie sportive de Julie Chupin a débuté. En 2011, à l’âge de vingt-huit ans, alors qu’elle est en moto, cette jeune cuisinière est victime d’un grave accident de la route.
Elle perd alors sa jambe gauche, amputée. Elle la surnomme, depuis, sa « jambe de robot » ou sa « petite jambe », dédramatisant la situation avec un courage qui force l’admiration.
C’est que Julie Chupin a un grand appétit de la vie. Sa devise ? « La vie est trop courte, vis là. »
©Luc Percival
Alors accidentée de la vie, elle découvre la discipline du tir à l’arc, en 2014, suite à un séjour de deux ans en centre de rééducation. C’est la providence qui passe par là… et le sport qui la sauve.
Pourtant, elle n’a jamais été une grande sportive : « Le sport et moi, ça faisait deux. La seule activité que je pratiquais, c’était la natation », confie-t-elle dans Ouest-France.
C’est un entraîneur national de tir à l’arc, Anthony Rigault, missionné par la Fédération française handisport, qui, cherchant à former des athlètes féminines en vue des Jeux de Rio de 2016, la contacte.
Le comité handisport des Deux-Sèvres l’oriente alors vers l’établissement où Julie Chupin fait sa rééducation.
©Luc Percival
La réaction de la demoiselle ? « Qu’est-ce qu’il veut celui-là ? Il me parle de tir à l’arc, de Jeux Paralympiques, je n’y comprenais rien, je n’y croyais pas », continue-t-elle dans Ouest France.
Elle s’y essaye pourtant, se prend au jeu et…de passion. La suite est un conte de fées : Anthony Rigault devient son entraîneur et son mari, l’embarquant vers les plus hauts sommets de ce sport d’adresse…
Première compétition en 2014 puis premier Championnat de France en 2015 et sélection en équipe de France la même année. La machine est lancée !
©Luc Percival
Celle qui pratique l’arc à poulies ne cesse de progresser sur les compétitions internationales prenant la neuvième place aux Championnats du monde en 2019, devenant championne de France en 2021 et se classant en cinquième position sur le plan mondial.
À Tokyo, elle est la touche féminine de l’équipe de France des archers handisport et dispute ainsi ses tout premiers Jeux Paralympiques.
Si elle a toutes ses chances de médaille et rêve d’en ramener une à la maison, elle souhaite avant tout prendre du plaisir à tirer les bonnes flèches !
Le sport de haut niveau comme promesse d’une nouvelle vie : par son implication, ses succès et sa détermination, Julie Chupin est l’exemple même que le handicap n’empêche pas de « réaliser ce que l’on souhaite ». Une athlète 100 % ÀBLOCK !
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