Journal d'une sportive (dé)confinée De l'e-sport pour mon dernier week-end avant la sortie...

claire pola
Claire Pola, coach à Limoges, nous a fait partager chaque semaine durant le confinement ses journées actives entre quatre murs. Aujourd'hui, elle s'apprête à ressortir son vélo. Et nous offre un dernier témoignage pour la route.

Publié le 11 mai 2020 à 15h48, mis à jour le 12 mai 2020 à 18h05

En attendant de retrouver la route, un brin de liberté, le goût des barres céréales englouties un peu trop tard (message à moi-même), la vue des limousines dans les champs, les odeurs de glycine,… on pédale à la maison et on relativise en se disant qu’on a déjà beaucoup !

J’ai tiré un trait sur les dossards cette année. Même si ce n’est pas mon moteur, ça été un peu dur à avaler mais il y a plus grave. Je conserve le plaisir de l’entraînement et le bonheur de reprendre bientôt les chemins de la liberté, la vraie.

claire pola

Durant le confinement, j’ai fait quelques découvertes, dont celle de l’e-sport qui désigne la pratique en ligne seul ou à plusieurs de jeux vidéo.

Alors, non pas que je sois une joueuse de FIFA ou de StarCraft. Je l’ai découvert à travers le vélo et plus particulièrement l’application Zwift et les entrainements de mon club de triathlon My Tribe Coaching.

En effet, avec les athlètes du club et les coachs, on se retrouve deux fois par semaine, sur le home-trainer, chacun derrière nos écrans et on roule ensemble sur différents circuits. Le concept est vraiment ludique, le temps passe plus vite et encore une fois, on conserve le lien.

claire pola

Dimanche, j’ai fait ma plus longue sortie, 3h30 avec l’ascension de l’Alpes Zwift aux côtés d’athlètes rencontrés à Lanzarote juste avant le confinement.

Cette fenêtre de récréation a fait oublier la météo qui a été très mauvaise ces derniers jours. Il a plu tous les jours du matin au soir avec des rafales de vent également omniprésentes.

Ce qui m’a obligée également à adapter mes lieux de tournage pour mes coaching à distance qui n’ont pas pu se dérouler sur la terrasse.

claire pola

Heureusement, le beau temps est revenu pour la dernière semaine du confinement, j’ai ressorti le home trainer, un avant-goût de cette reprise ! 

Aujourd’hui, après deux mois qui sont passés très vite, j’ai un peu l’impression de vivre un deuxième atterrissage et d’aller vers une destination inconnue. Ce défi du confinement est relevé mais la partie n’est pas terminée !

Prenez soin de vous et bougez… en toute liberté !

Soutenez ÀBLOCK!

Aidez-nous à faire bouger les lignes !

ÀBLOCK! est un média indépendant qui, depuis plus d’1 an, met les femmes dans les starting-blocks. Pour pouvoir continuer à produire un journalisme de qualité, inédit et généreux, il a besoin de soutien financier.

Pour nous laisser le temps de grandir, votre aide est précieuse. Un don, même petit, c’est faire partie du game, comme on dit.

Soyons ÀBLOCK! ensemble ! 🙏

Abonnez-vous à la newsletter mensuelle

Vous aimerez aussi…

Fanny Caspar

« Bump It » : tout schuss pour le ski freestyle féminin !

Ce 25 février 2021 aurait dû avoir lieu, en Andorre, un show de ski freestyle 100% féminin. Des rideuses devaient y promouvoir la cause des femmes dans le sport extrême. La Covid-19 est passée par là et la démo est reportée en 2022, mais pas le soutien aux sportives du ski freestyle. Ni à celles qui rêvent, en secret, de se lancer sur la piste. On se lève tous et toutes pour « Bump It » !

Lire plus »
Emmanuelle Bonnet-Oulaldj

Emmanuelle Bonnet-Oulaldj : « Faire du sport n’est pas juste une finalité pour être en bonne santé, mais un processus d’émancipation… »

Il y a des décisions qu’on ne prend pas à la légère. Ce fut mon cas, soutenu par la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT), dont je suis la co-présidente, concernant ma candidature à la présidence du CNOSF. Femme, quadragénaire, représentante d’une fédération multisports, n’ayant jamais été sportive de haut-niveau, cette démarche inédite a surpris. Tant mieux !

Lire plus »

Retour vers le passé… à pied

Entre le 1er et le 3 avril, préparez-vous pour un S’Cape Run antique. Cette nouvelle formule de l’escape game va vous transporter dans l’univers de la mythologie grecque. L’occasion idéale d’allier sport, esprit d’équipe et digital. On vous dit tout.

Lire plus »
Nelia Barbosa

Nélia Barbosa : « Après mon amputation, tout ce qui m’intéressait était de savoir si je pourrais encore faire du bateau. »

Elle n’a jamais rien lâché. Atteinte d’une tumeur puis amputée du pied, Nélia Barbosa, passionnée de canoë-kayak, aurait pu abandonner sa vie de sportive. C’était mal la connaître. La voilà aujourd’hui athlète accomplie de paracanoë, tout juste médaillée d’argent à Tokyo sur 200m KL3. Nous l’avions rencontrée en mars dernier, en pleine préparation de ces Jeux Paralympiques. Elle raconte comment le sport est devenu sa thérapie.

Lire plus »
Marion Joffle

Marion Joffle : « Quand je nage dans l’eau glacée, je suis comme dans une bulle. »

Elle a goûté à l’eau froide, il y a quatre ans. Depuis, Marion Joffle enchaîne les défis, établit de nouveaux records mondiaux et rafle toutes les médailles sur son passage, avec comme unique objectif de se dépasser. La nageuse surnommée « Le Pingouin », le prouvera encore, en 2022, avec la traversée de la Manche. Nous l’avions suivie lors des Mondiaux en eau glacée, juste avant la pandémie, en Slovénie. Fraîche rencontre avec une fille joyeusement « givrée ».

Lire plus »
Le skating ? Cékoiça ?

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une entraîneuse déterminée, un peu de vocabulaire pour les pistes enneigées, un entretien à cœur ouvert avec une présidente de haut niveau, une dingue de kayak en polo et une course organisée par la RATP, c’est le meilleur d’ABLOCK! cette semaine. Profitez !

Lire plus »
Julie Chupin tire dans le mille pour le handisport

Julie Chupin tire dans le mille pour le handisport

Amputée de la jambe gauche à l’aube de la trentaine, elle a réussi à trouver une nouvelle cible de vie : le tir à l’arc à haut niveau. Athlète handisport depuis seulement sept ans, championne de France handisport et 5e mondiale, Julie Chupin, 38 ans, se charge de « prendre du plaisir à tirer les bonnes flèches » pour les Jeux paralympiques de Tokyo 2021.

Lire plus »
Retour en haut de page

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

WordPress Cookie Notice by Real Cookie Banner