Journal d'une sportive confinée Ne pas regarder son nombril, penser aux autres.

yoga
Claire Pola, coach sportive, poursuit son petit journal du confinement. Elle nous conte ses aventures entre quatre murs, en direct de Limoges.

Publié le 16 avril 2020 à 18h13, mis à jour le 06 mars 2022 à 18h53

Comme beaucoup d’indépendants, j’ai subi un gros coup de frein dans mon activité professionnelle. Ce ralentissement brutal m’a obligé à repenser les choses et à réfléchir sur la poursuite de mon activité à distance.

Je travaille donc à la mise en place de séances en direct pour mes coachés mais aussi pour de nouveaux clients, ceux qui peuvent voir en cette période troublée une occasion de se mettre en mouvement.

Ça m’occupe pas mal, je veux être prête pour lundi, je me bouge !

Besoin de s’aérer  ?

J’habite à Limoges, en appartement, mais j’ai la chance d’avoir une grande terrasse ce qui permet de prendre l’air quand j’en ai envie. 

Je limite mes déplacements aux courses alimentaires donc on peut dire que je n’ai pas vu la campagne depuis un mois et cela me manque, mais nous n’avons pas le choix, nous devons attendre, prendre notre mal en patience.

Ne pas regarder son nombril, penser aux autres, aux malades enfermés dans une chambre d’hôpital nous remet constamment en tête les priorités. 

Pour pallier à ce manque d’évasion, j’ai repris deux activités délaissées depuis quelques années. La première est la guitare électrique que je pratiquais depuis que j’étais toute petite et que j’ai arrêté avec le travail. La musique est un parfait exutoire pour exprimer ses sentiments et voyager.

La deuxième activité est la méditation. En effet, se concentrer sur l’instant présent, l’ici et maintenant permet de lâcher prise.

0A2E6A2E-8522-429D-988C-75896DF3D0A3

Je conseille à tous de reprendre une activité appréciée dans le passé ou d’en découvrir une nouvelle qui peut être d’apprendre une langue étrangère, de lire, de se replonger dans l’histoire ou la géographie, tout ce qui peut faire plaisir et permettre de s’aérer la tête est bon à prendre en ce moment !

Côté nutrition, on zappe le régime !

Comme pour l’entrainement, je déconseille de changer ses habitudes et par exemple de s’astreindre à un régime drastique en ce moment.

En effet, les conditions ne sont déjà pas faciles, suivre un régime ne fera que peser davantage sur le moral.

En revanche, pas question de se laisser aller ! Si on a la chance d’être en forme et même si on ressent de la lassitude, on bouge pour être moins fatigué. Ça semble paradoxale mais le sport est un anti-fatigue puissant.  

8AC39464-4019-4541-8A4E-3008522E8746

Depuis le début du confinement, je me pèse une fois par semaine mais j’ai finalement décidé d’arrêter de monter sur la balance, ce n’est pas le moment, on sait qu’on peut prendre un peu de poids, pourquoi se faire du mal ?

Même si en ce qui me concerne, j’ai l’impression de prendre plus de muscles qu’autre chose, je travaille intensément pour réaliser mes tutos !

Je continue de manger équilibré, avec des fruits et des légumes de saisons et très peu de produits transformés.

Je fais appel à mes commerçants du centre-ville et des Halles de Limoges qui se sont adaptés et ont mis en place un système de drive et de livraison.

Il est important de conserver le plaisir de manger et le rythme des repas :  3 repas et une collation en fin de matinée et à 16 heures. Cette collation est souvent composée d’une banane et d’une poignée d’amandes. 

Mais, ok, j’avoue, je viens de craquer pour un lapin en chocolat ! Pour l’instant, je n’en ai mangé que la moitié mais d’ici ce soir… Après tout, on ne doit pas bouder un petit plaisir de temps à autre. Surtout en ce moment. 

Portez-vous bien, et bougez !

Vous aimerez aussi…

Stacey Allaster

Stacey Allaster, la boss de choc de l’US Open

Elle est la première femme à avoir pris les rênes du tournoi américain. Responsable de la Fédération américaine de tennis, la Canadienne qui a présidé aux destinés de l’US Open pendant cinq ans, tout en conservant ses prérogatives au sein de la fédé, s’apprête à tourner la page, mais sans tout à fait quitter le tennis. Portrait d’une pionnière audacieuse.

Lire plus »
Ana Carrasco

Ana Carrasco, la motarde qui fait souffler un vent nouveau dans les paddocks

Première femme à remporter une course de moto dans un Grand Prix, Championne du monde de vitesse, la pilote espagnole est une forte tête, peu soucieuse de ce que l’on dit d’elle. Les clichés, les stéréotypes, elle les balaye d’un revers de main gantée, les yeux fixés sur l’horizon. Son moteur, c’est la moto. Alors, accélérons un peu. Elle n’a pas que ça à faire. Portrait express de celle qui n’a besoin de personne…en Kawasaki.

Lire plus »

JO 1928 : Lina Radke, l’athlète trop « disgracieuse » pour courir

Elle s’appelait Karoline Radke-Batschauer dite Lina Radke. Pionnière de l’athlétisme, cette Allemande qui courait comme un lièvre fut la première médaillée d’or olympique au 800m, mais aussi la dernière jusqu’en…1960. Après sa victoire, l’épreuve fut tout bonnement supprimée. Miss Radke avait manqué de grâce en franchissant la ligne d’arrivée…

Lire plus »
Eve Périsset, à force de détermination

Eve Périsset, à force de détermination

La constance paye. Grâce à ses années d’expérience dans différents clubs, Eve Périsset est toujours à la lutte pour une place de titulaire avec les Bleues. Sa polyvalence, ses ambitions et sa (déjà) grande connaissance du terrain ont fait la différence.

Lire plus »
Laëtitia Guapo : « Le basket me pousse à donner la meilleure version de moi-même. »

Laëtitia Guapo : « Le basket me pousse à donner la meilleure version de moi-même. »

Le basket, c’est sa vie. Sur les parquets depuis ses 8 ans, Laëtitia Guapo a gravi peu à peu les échelons du haut-niveau et évolue désormais à Bourges, club avec lequel elle a remporté le doublé Championnat de France-EuroCoupe en 2022. La Clermontoise, 29 ans, est aussi devenue une joueuse indiscutable de l’équipe de France de 3×3 avec laquelle elle a participé, cet été, aux JO de Paris. Éliminée en phase de groupe, elle prépare sa revanche pour LA 2028. Rencontre avec une fille qui sait rebondir.

Lire plus »
Il était une fois le snowboard….féminin

Il était une fois le snowboard… féminin

En 2016, le film documentaire Full Moon sortait sur les écrans. Le grand public découvre alors que, oui les femmes peuvent rider ! À l’occasion de cette riche période olympique d’hiver, ÀBLOCK! (re)met en lumière cette discipline née en 1965 et l’une de ses plus grandes rideuses, la pionnière française qui a marqué la neige… et les esprits. Elle s’appelait Karine Ruby.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner