
Laurie : « Le triathlon, c’est comme si tu vivais mille vies ! »
Laurie, 23 ans, est une roller-girl qui a découvert dans le triathlon une autre façon de se dépasser. Et cela au-delà de ce qu’elle avait imaginé. Témoignage.
Publié le 29 novembre 2023 à 11h44, mis à jour le 31 juillet 2024 à 16h01
La vie sportive d’Elena Micheli, c’est un peu les douze travaux d’Hercule. Car cette jeune italienne n’est autre qu’une pentathlonienne. Ce qui signifie ? Pratiquer plusieurs sports en un, et pas des moindres. Escrime, natation (course en nage libre de 200 mètres), équitation (sauts d’obstacles), course à pied et… tir dans une épreuve groupée, le laser run.
Le pentathlon moderne, adopté depuis 1912 aux Jeux Olympiques (il faut attendre l’année 2000 pour voir apparaître la discipline au féminin), est d’ailleurs le digne héritier du pentathlon antique, course, javelot, saut, lancer de disque et lutte. Pfiou ! On imagine qu’il faut être athlétique, endurant, avec de l’adresse en bagage, et avoir un mental d’acier. Ça tombe bien, Elena est une lionne, elle ne lâche rien, et précise avec ça.
Née en 1999, courir vite et bien semble être sa destinée. En 2022, Elena Micheli devient championne du monde, à Alexandrie. Elle a à peine 23 ans. Et la voilà doublement couverte de lauriers : c’est la première fois en dix-sept ans qu’un pentathlète italien remporte une médaille d’or aux championnats du monde. En finale, elle se place en tête de l’épreuve de natation tout comme à celle de laser run, deux disciplines dans lesquelles elle se sent « la plus à l’aise » et où elle réalise ses « meilleures performances ».
Et parce que jamais deux sans trois, en 2023, Elena Micheli reprend le haut du podium aux Championnats du monde de Bath. « Et quand vous pensez que c’est fini, c’est alors que l’ascension commence. La vie est une histoire fantastique. 08.22-08.23 -> 3 fois au sommet du monde », écrit-elle sur Instagram.
Bref, Elena est une vraie déesse (de l’Olympe).
©Instagram Elena Micheli
Mais d’où vient cette passion pour ce sport multidisciplinaire ? « C’est étrange parce que mes parents n’ont jamais fait beaucoup de sport. Ils ont étudié. Mon père est ingénieur et ma mère est interprète, elle parle environ six langues. Ils nous ont simplement laissé faire notre sport. Ils ont fait ce que, à mon avis, les meilleurs parents devraient faire – nous laisser faire à notre façon » confie-t-elle sur UIPM News.
Résultat : trois enfants qui plongent tête baissée dans le pentathlon. Son frère aîné est classé 64e au monde et son frère cadet a participé aux Championnats du monde juniors de l’UIPM 2023 en septembre. Mais c’est surtout la « petite » Elena qui monte, qui monte, inlassablement et surement. Elle avait déjà foulé les hautes marches des podiums sportifs ou honorifiques en 2019, lors des précédents Championnats du monde de Pentathlon, à Budapest, en s’offrant la médaille d’argent. Et en 2018 en se voyant décerner le titre de « Best Junior Female Pentathlete » lors des UIPM Awards (Union Internationale de Pentathlon Moderne).
©Instagram Elena Micheli
Consécration : en 2021, Elena Micheli est qualifiée pour courir ses premiers Jeux, à Tokyo, entrant ainsi dans la grande famille olympique. « Je vivais en rêve », dit-elle. S’il ne s’est pas concrétisé – elle termine 33e après avoir été éliminée de la discipline de l’équitation, la jeune athlète pratique à fond la résilience comme en atteste ses posts sur Instagram, le mental d’une vraie championne !
« Après les Jeux olympiques (de Tokyo, Ndlr), je me suis juré que je pouvais y arriver. Personne ne gagne à chaque fois, mais vous pouvez être ce genre d’athlète que vous regardez sur la ligne et pour lequel vous vous dites « Je veux être l’un d’entre eux, faire partie de l’élite ». Après Tokyo, c’est ce que je voulais être et c’est ce que j’ai fait. », confie-t-elle encore à UIPM News.
©Instagram Elena Micheli
Miracle… du travail acharné : le rêve s’est à nouveau présenté. La voilà sur les starting-blocks pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 suite à sa victoire à Ankara, en Turquie, lors des finales de la Coupe du monde, en juin 2023. « À Tokyo, j’étais plus jeune et je n’étais pas aussi sûre de moi, en particulier en équitation, explique-t-elle toujours à UIPM News (…) Au niveau technique et au niveau de la confiance, je peux dire aujourd’hui que je n’étais pas du tout prête. Ces trois dernières années, nous avons beaucoup travaillé sur ce point : sur le sentiment d’être en sécurité et d’être sûre de moi lorsque je participe à une compétition. Bien sûr, il y a des moments où j’ai des doutes. Mais dans ces moments-là, je sens que je peux le faire, le dépasser. »
©Instagram Elena Micheli
Le mot de la fin ? « J’aborde les Jeux avec une grande curiosité et un désir de rédemption. L’idée d’avoir autant de gens qui regardent une compétition et, nous, les athlètes, qui nous battons pour le même objectif, est merveilleux : permettre aux gens de découvrir d’autres sports, et pas seulement le football, me fait vibrer ».
Vous savez quoi ? On est ÀBLOCK ! pour vibrer aux JO avec cette cavalière, nageuse, runneuse, escrimeuse et tireuse exceptionnelle. Ça vous étonne ?
©Instagram Elena Micheli
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