
Amélie : « Quand je vole, j’aime ces sensations de liberté et d’adrénaline. »
« J’ai toujours été sportive, ça va faire plus de douze ans que je pratique l’athlétisme et
Publié le 16 février 2023 à 15h54, mis à jour le 26 février 2025 à 17h54
Le rythme cardiaque s’accélère. Des gouttes de sueur perlent sur le haut du Front. La cage thoracique tente d’agrandir son espace. Une légère raideur dans le bassin nous rappelle à notre condition. Le sport est une ode au miracle et à la fragilité du vivant. Ce n’est pas qu’une question de performance, de minceur, de réussite ou de vanité, car l’enjeu est bien celui du mouvement.
Ressentir. Tout ce qui s’articule en nous. Tout ce qui se meut. Et comprendre ce que nos tensions ont à nous dire, ce que racontent nos déséquilibres, nos fatigues, nos pulsations, nos articulations qui vrillent. Qu’importe s’il ne s’agit que de quelques minutes ou de quelques millimètres.
Ce n’est pas un défi, ni une consommation, c’est un dialogue avec nos muscles, nos organes, notre chair, nos flux. Avec tout ce que comporte cette mécanique prodigieuse, celle qui nous rend ivre de vie et qui nous offre, chaque jour, un véhicule permettant de réaliser toutes nos perspectives.
La gymnaste rythmique Hanna Najid Gobin… ©Annie Photographies
Le corps est le support de nos cris, de nos larmes, de nos joies, de nos désirs. Et c’est bien pour cela qu’il mérite qu’on le soigne, qu’on le célèbre, qu’on le chérisse, qu’on le sorte de ces deux rivages contraires, celui de la souffrance reine et celui de la jouissance à tout prix.
Dans l’Antiquité grecque, à côté des lettres, de la musique et de la poésie, la gymnastique fait partie des disciplines formant le socle de l’éducation traditionnelle. Elle donne vigueur et santé à celui qui l’exerce de manière régulière, avec modération et conscience.
©Annie Photographies
Mais si elle est louable pour Aristote, ce n’est pas seulement parce qu’elle développe l’adresse et la vigueur physique, c’est également parce qu’elle exerce le courage. Le courage de s’arrêter quand il faut et de continuer quand on le peut. Le courage de laisser l’âme se nourrir de notre souffle. Le courage de renoncer à l’excès pour satisfaire son juste besoin.
Le sport n’est pas une fin en soi, mais une possible passerelle pour relier ce tout si parfaitement imparfait qu’on appelle l’homme.
Tous les Instants Philo de Marie Robert
Vous aimerez aussi…

« J’ai toujours été sportive, ça va faire plus de douze ans que je pratique l’athlétisme et

Elle est vite devenue incontournable en équipe nationale. En deux ans, Assia Khalfaoui, 23 ans, a su s’imposer comme l’un des visages du XV de France. La Bordelaise, double championne de France avec les Lionnes, devrait de nouveau être sur tous les fronts en 2025 avec deux rendez-vous très attendus : le VI Nations et la Coupe du monde, fin août en Angleterre.

Une (quasi) première dans l’histoire du sport automobile : un équipage 100 % féminin est sur la grille de départ de la mythique course d’endurance, en LMP2. Un seul précédent : le trio Lyn St. James, Desiré Wilson et Cathy Muller, en 1991, qui avaient finalement dû abandonner la course. Prouver que les femmes ont leur place dans le sport auto, trop souvent trusté par les hommes, est l’ambition clairement affichée par son sponsor, l’horloger Richard Mille. Entretien sans langue de bois avec sa directrice marketing, Amanda Mille.

Elle a été la première femme à arbitrer un match de D1 masculine en France. Nelly Viennot est de celles qui ont ouvert la voie et pavé les chemins. Sa carrière terminée, elle continue d’œuvrer, bénévolement, auprès des jeunes filles pour assurer la relève.

Elle a un mental de battante, un caractère bien trempé et un objectif assumé : briller lors des Jeux Olympiques de Paris en 2024. La boxeuse Amina Zidani, médaillée de bronze aux derniers Championnats du monde, championne d’Europe dans la foulée, a déjà validé son billet pour le rendez-vous parisien dans la catégorie des moins de 57 kilos. Rencontre avec une fille qui ne jette jamais les gants.

La grâce d’une danseuse, le mental d’une bosseuse, Clelia Liget-Latus, 15 ans, est une patineuse artistique aussi fraîche que déterminée. Double championne de France en individuel et championne de France en couple, elle trace son sillon sur la glace avec une grande maturité et un entourage béton. Une pépite sur patins à suivre et l’un des espoirs du patinage artistique français en couple.

Habituellement, j’ai un planning de course bien établi mais, en ce moment, c’est un tout autre planning qui s’impose à moi et il est bien chargé : chambre du bébé, décoration, ameublement… et encore de la course évidemment !

Première femme moniteur parachutiste de l’histoire de son régiment, basé à Montauban, elle est aussi une excellente triathlète. Petite, sa famille la surnommait, “l’adjudant-chef“, autant dire que sa vocation militaire n’aura été une surprise pour personne. Et le sport dans tout ça ? Il fait partie du pourquoi de son engagement. Témoignage d’une femme de troupe.

Il a été un pionnier de la discipline en France. Exilé aux États-Unis depuis plus de vingt ans, Benoit Beaufils a accueilli avec une joie immense l’annonce de la participation des hommes aux épreuves olympiques de natation artistique à Paris 2024. Une occasion unique de faire évoluer le regard sur une discipline traditionnellement associée aux seules athlètes féminines. Rencontre avec un triton des bassins.

Elle a brillé sur les patinoires du monde entier avant de passer de l’autre côté de la barrière. Présidente de la Fédération Française des Sports de Glace, Nathalie Péchalat s’est donnée pour mission de redorer le blason d’une vieille maison qu’elle souhaite accueillante et surtout bienveillante. Entretien avec une fille qui ne laisse pas de glace.

Elle est l’une des nageuses françaises les plus populaires et le fait qu’elle ait pris sa retraite sportive il y a sept ans ne lui retire pas son aura. Bien au contraire. Retour sur les grandes dates de Laure Manaudou, la sirène des quatre nages.

Elle est chirurgienne gynécologue, spécialisée en oncologie, au CHU de Rangueil à Toulouse et elle est à l’origine des RUBieS, club de rugby-santé ouvert aux patients atteints de cancers. Une aventure que Stéphanie Motton, 48 ans, a initiée en 2016 et qui ne cesse de se développer. Rencontre avec une fille qui opère sur le terrain.
Abonnez-vous à la newsletter