Les « Cholas » et le skate Une affaire qui roule

Les « Cholas » et le skate, une affaire qui roule
Sur leur planche, elles sillonnent le pays en tenue traditionnelle. Ces jeunes skateuses boliviennes ont ainsi trouvé comment revaloriser leur héritage indigène et lutter contre les discriminations. Rencontre avec Estefanny Morales et Suzan Meza, deux membres du groupe ImillaSkate.

Publié le 11 décembre 2022 à 19h57, mis à jour le 22 octobre 2024 à 15h39

Une bande de skateuses boliviennes qui ont la particularité de pratiquer leur sport vêtues de tenues ancestrales indigènes. C’est le pitch de ce reportage en images signé des journalistes Mélanie Guiraud et Noémie Furling.  

Toutes deux sont parties à la rencontre du collectif « ImillaSkate*». Associant polleras (jupes traditionnelles) et Vans, ces jeunes filles mélangent tradition et modernité pour bousculer les mentalités et montrer que le skate n’a ni genre ni classe.  

©DR

Fières de leurs origines, ces dix descendantes des ‘Cholas’ – nom donné aux femmes aymara et quechua des hauts plateaux de Bolivie – véhiculent un message d’inclusion dans les rues de leur pays mais également sur les réseaux sociaux, où leurs vidéos obtiennent des milliers de vues.  

L’objectif : remettre à l’honneur la tenue ancestrale de leurs grands-mères. Une tenue originellement imposée par les conquistadors espagnols au XVe siècle, pour laquelle elles ont longtemps été stigmatisées car associées à la pauvreté. 

©DR

C’est à Cochabamba, dans la troisième plus grande ville de Bolivie, où plus de la moitié de la population est d’origine autochtone, que le binôme de journalistes a filmé Estefanny et Suzan enchaîner les rifts.

Ces dernières ont posé la planche pour parler de leurs racines, de politique et de l’étonnement qu’elles génèrent sur leur passage. Action ! 

*« Imilla » signifie « jeune fille » en aymara et en quechua, les deux langues autochtones les plus parlées en Bolivie. 

Ouverture ©DR

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