Cloé Ollivier« Décrocher la première médaille olympique au short-track, ça serait grandiose ! »

Cloé Ollivier : « Décrocher la première médaille olympique au short-track, ça serait grandiose ! »
Une tête bien faite dans un corps bien fait, Cloé Ollivier est la finisheuse idéale du relais de l’équipe de France féminine de short-track. Elle affiche à son palmarès, à tout juste 21 ans, une médaille d’or aux championnats de France junior et aux championnats d’Europe en relais. Après la trêve des fêtes, elle a déjà rechaussé les patins pour préparer la dernière ligne droite… les JO de Milan-Cortina 2026 !

Par Claire Bonnot

Publié le 04 janvier 2026 à 15h58, mis à jour le 05 janvier 2026 à 12h56

Tu as 21 ans et tu es déjà championne de France junior et championne d’Europe de short-track en relais et, clou du spectacle, tu as été qualifiée avec l’équipe de France féminine – aux côtés de Bérénice Comby, Eva Grenouilloux, Aurélie Levêque – pour les JO d’hiver de Milan-Cortina du 6 au 22 février. La dernière participation de l’équipe féminine française date de 2006, à Turin. Comment tu t’es sentie à l’annonce de cette qualification historique pour le relais féminin français ?

Alors, en fait, cette qualification aux JO 2026 s’est passée sur quatre Coupes du Monde et, au début, j’avoue que je ne pensais vraiment pas que notre jeune équipe de relais allait pouvoir nous faire rester dans la course. Mais on a tenu : lors de la dernière Coupe du Monde à Dordrecht aux Pays-Bas, on est allées jusqu’au bout du bout, jusqu’à la finale B, soit la dernière course sur cette distance. Et c’était vraiment super de vivre ça, c’était un moment incroyable, d’autant plus que ça fait vingt ans que le relais féminin n’a pas été qualifié.

En plus, j’ai été celle qui a passé la ligne, la finisheuse du relais, donc c’était encore plus fort ! Dans le dernier virage, je commençais déjà à sourire et quand j’ai passé la ligne, j’ai vu les filles, quelle sensation ! J’avais trop de vitesse pour aller leur faire un câlin, mais c’était un moment dingue. Il y avait les Italiennes avec qui on s’entraîne tout le temps qui étaient là, qui nous encourageaient, on les entendait à chaque virage. C’était fou !

©Martin Holtom

Qu’est-ce que tu attends de cet événement historique, alors, et comment tu t’y prépares ?

Il nous reste encore les championnats d’Europe, en ce mois de janvier 2026, avant d’avoir la sélection finale de l’équipe qui partira aux JO d’hiver. Nous quatre, on a ramené les quotas pour la France. La Fédération va se baser sur tous ces éléments pour constituer l’équipe du relais olympique. Je ne préfère pas m’avancer sur quoi que ce soit parce que ça peut porter malheur.

Enfant, tu fonçais déjà tête baissée dans le sport ?

Oui, je faisais énormément de sport mais pas seulement, je faisais aussi de la musique – guitare et piano puis, plus tard, en internat, de la batterie. J’aimais que mes semaines soient très rythmées. Tous les soirs, j’avais quelque chose et, d’ailleurs, je faisais plein de sports différents. J’ai fait du karaté, de la gym, de la natation, du basket, de la danse, du volley et du handball.

©Facebook Cloé Ollivier

Tu es née au Canada, c’est comme ça que tu as connu le short-track, j’imagine ?

C’est vrai que, là-bas, l’hiver, les patins sont vraiment partout. Petite, j’ai fait l’école de glace Ice Academy of Montreal. Moi, je voulais juste aller vite. C’est pour ça que j’ai voulu chausser les patins à glace. Je ne faisais pas les exercices. Ou alors, je voulais juste ramener le plus de plots alors qu’il fallait juste en prendre un. Donc j’avais déjà l’esprit de compétition ! Et j’étais comme ça dans tous les sports.

Mais, c’est en arrivant en France avec ma famille en 2010 que j’ai débuté le short-track. J’avais 6 ans. J’ai un grand frère de cinq ans de plus que moi et, lui, il avait déjà commencé dans la discipline au Canada. Là-bas, tu ne peux pas faire de « longues lames » avant l’âge de 6 ans mais, en France, c’est autorisé à n’importe quel âge. Voilà pourquoi j’ai démarré en France. On s’est installés en Vendée et le club en place était celui de Cholet, où je patine toujours aujourd’hui, le Club de Cholet Vitesse ACPG.

Donc, tu as voulu faire du short-track parce que ton frère en faisait, c’est ça ?

C’est vraiment juste pour ça. Parce que je voulais faire tout comme lui. Et aussi passer le plus de temps possible avec lui.

©Facebook Cloé Ollivier

Est-ce que ça t’a plu tout de suite ?

Ça m’a plu tout de suite, notamment parce que j’étais plus forte que les garçons ! Je n’étais pas très grande pourtant. Aujourd’hui, même un garçon de 15 ans peut me battre et c’est normal, c’est pas grave. Mais ce que j’ai tout de suite aimé, c’était performer. Ça marchait bien pour moi et j’ai pris goût à cette sensation mais aussi à l’ambiance des compétitions. Ça roulait quoi !

Si tu devais m’expliquer cette discipline avec tes mots ?

C’est un sport de patinage de vitesse sur une piste ovale de 111,12m. Les distances sont le 500m, le 1000m et 1500m, avec des relais de 3000m (féminin), 5000m (masculin) et un relais mixte (2000m). C’est un sport avec de l’imprévu. Et le but, c’est d’aller le plus vite possible et de passer la ligne en première position. Ce ne sont pas forcément ceux qui vont le plus vite qui gagnent mais ceux qui gèrent le mieux leurs adversaires parce que c’est un sport de contact.

Il y a tellement de choses qu’on ne peut pas contrôler dans ce sport-là. C’est pour ça qu’il faut être encore plus attentif à tout ce qui nous entoure.

©Vava shorttrackeuse

Tu intègres le Pôle France très jeune, à l’âge de 14-15 ans, en 2018. Comment ça s’est passé ?

Oui, j’intègre le Pôle en troisième. Mais avant ça, pendant un moment, toutes les sélections avaient été stoppées par manque de budget. Moi, je ne cessais de me faire battre par deux copines lors des compétitions régionales ou nationales. J’en avais marre, je voulais être plus forte. Et pour ça, il fallait juste plus s’entraîner. C’est pour ça que je voulais partir à Font-Romeu au Pôle. Malheureusement, mes copines ont arrêté le short-track donc je n’ai jamais pu prendre ma revanche !

Est-ce que tu voulais déjà faire du haut niveau à cette époque ?

Non, même pas ! Au début, c’était vraiment juste pour être meilleure, pour aller plus vite sur la glace.

©Cloé Ollivier

Comment c’est pour une toute jeune adolescente de tout donner pour son sport ?

La première année, je ne vais pas mentir, ça a été quand même très compliqué, très dur à vivre. Mais c’est normal. Tu es encore adolescente, tu vis à des kilomètres de chez toi, à l’internat, et tu ne rentres jamais dans ta famille. Tu as des semaines à deux entraînements par jour. Le soir, tu fais tes devoirs à 22h après avoir fait quatre heures d’entraînement dans la journée. Tout ça, c’est beaucoup pour une fille de 15 ans. En plus, j’ai eu le brevet à passer cette année-là.

Ça a été dur à vivre aussi pour mes parents. Je me souviens des coups de fil le soir, ils avaient les yeux rougis. Pour la deuxième année, ils m’ont carrément demandé si je voulais continuer. J’ai répondu « Mais ouais ! » parce que je commençais à sentir que je devenais meilleure et aussi, parce que, pour la première fois de ma vie, j’avais un groupe d’amis très très soudé.

On ne s’en rend pas toujours compte de l’extérieur, mais quand on s’entraîne ensemble H24, ça crée un lien assez fort. Je n’avais pas envie de quitter cette ambiance même si ce n’était pas simple tous les jours. Et puis, au fond, j’ai pris goût à l’entraînement. Quand je rentrais chez moi, il m’était impossible de ne rien faire. Au fur et à mesure, tu commences presque à développer une addiction malheureusement.

©Facebook Cloé Ollivier

Quel est ton rythme d’entraînement justement sur une journée ?

En été, c’est quand même très différent qu’en saison. On cherche plutôt à améliorer notre condition physique, pour tenir tout au long de la saison, en hiver. Mais c’est quand même très dur. Le matin, je sais que je vais « mourir de fatigue » au moins une fois dans la journée. Mais ce n’est pas grave. C’est comme ça. Parfois, je me dis « Mais pourquoi je fais ça ? » et, en fait, après, je kiffe.

Sinon, une journée type, c’est entraînement à 9h – une heure d’échauffement et une heure et demie sur la glace avec une demi-heure de récupération – ensuite on rentre chez nous déjeuner et faire la sieste – les meilleurs moments de la journée ! Et ensuite, on repart à l’entraînement pour une heure d’échauffement et une heure et demie de glace ou de hors glace. Dans ce cas-là, ça peut être de la course à pied, du vélo ou de la muscu. On a à nouveau une demi-heure de récup et on rentre chez nous.

Le soir, comme en ce moment, on se retrouve toutes au café à jouer aux cartes, à se raconter les petits potins, avant de rentrer. Et puis, c’est douche, préparation du repas, appel avec la famille, tricot pour ma part, et dodo.

©Cloé Ollivier

Où vis-tu aujourd’hui ?

J’ai été en internat de ma troisième jusqu’à ma terminale. Ensuite, j’ai fait mes deux premières années d’université à Font-Romeu et, là, ça fait presque deux ans qu’on est en Italie, à Bormio, avec l’équipe de France, suite à la fermeture temporaire du centre de Font-Romeu en 2024.

Tu fais des études à côté de ta carrière en short-track ?

Même si j’adore le short-track, j’aime beaucoup trop étudier pour arrêter. Et puis, ça me permet d’avoir une autre vie que le short-track. Ça m’aide parce que si je suis en plein dans les partiels par exemple, j’arrive plus détendue à l’entraînement. Même si c’est une charge, bien sûr, mais je crois que je profite plus de mes moments de repos du coup. Moi, ça me correspond bien de fonctionner comme ça, sur deux tableaux. Je termine actuellement, en distanciel, ma dernière année de licence en STAPS avec l’université de Grenoble. Et j’ai donc prévu de continuer en master.

©Cloé Ollivier

Tu prépares donc ton après-carrière ?

Oui. Le sport de haut niveau ouvre beaucoup d’opportunités. J’ai un éventail très large d’idées. J’aimerais peut-être travailler dans le cinéma, j’ai fait du théâtre, petite, j’aimais beaucoup ça. Ou bien travailler dans la kinésithérapie qui m’intéresse beaucoup.

Tu ne resterais pas forcément dans le milieu sportif ?

Si, honnêtement, je pense que je resterai dans le milieu sportif mais pas forcément dans le short-track. Parce que je suis quelqu’un qui aime bien découvrir, apprendre plein de choses. Par exemple j’adore les arts martiaux. Je voudrais en pratiquer.

©FFSG

Quel est ton rêve sportif ?

Alors, ça va sûrement être très barbant car on l’entend souvent… mais c’est, bien sûr, décrocher la première médaille olympique au short track, en février 2026. Ça serait grandiose d’avoir son nom associé à ça ! Et mes autres objectifs : atteindre des finales A en Coupes du monde 2025-2026, viser un top 5 aux Championnats d’Europe 2026 ainsi que les JO 2030 !

Comment tu t’en sors financièrement, est-ce que tu as des aides ou des sponsors ?

J’ai des aides par ma région et par ma ville et mes parents sont d’un immense soutien, sur tous les plans. Pour les sponsors, oui, mais c’est pour le matériel. Pour les contacter ou les « attirer », je ne passe pas par une visibilité sur les réseaux sociaux mais plus à l’ancienne, par mail ! Le short-track, ce n’est pas du tout un sport médiatisé donc on ne peut pas encore en vivre. Mais je ne m’inquiète pas pour l’avenir. Et puis, avec l’aventure de l’équipe de relais féminin, on va essayer de faire encore plus connaître ce sport !

©Cloé Ollivier

Quels sont tes atouts en short-track ?

Moi, c’est surtout le long. Je suis quelqu’un qui fait du long, qui tient. C’est pour ça que je suis finisheuse sur le relais. Il y a cinq passages et il faut aller jusqu’au bout. Il faut être vraiment à fond. Je ne suis pas une sprinteuse, je ne suis pas très rapide dans mes mouvements. Moi, plus je m’entraîne, plus ça marche. Donc je « bouffe » de l’entraînement !

Tu as été championne de France à l’âge de 15 ans puis tu participes à toutes les compétitions les plus prestigieuses assez rapidement et au fur et à mesure des saisons : les JO de la jeunesse, la Coupe du monde, les Championnats d’Europe, les championnats du Monde, etc. À quel moment ou durant quelle compétition tu t’es sentie décoller dans ton sport ?

Je dirais que c’était lors ma dernière année junior. C’était à l’Europa Cup, soit les championnats d’Europe juniors en quelque sorte. Il y a trois manches et à la fin, les dix meilleurs font une compétition finale. J’ai gagné dans ma catégorie. Et cette victoire avait vraiment une saveur particulière parce que, juste avant, pour mes championnats du monde, ça ne s’était pas du tout passé comme je l’imaginais : sur le 1500, on me pousse par derrière et je tombe. Du coup, il faut que je passe par les repêchages. Je fais quand même une finale B. Au 1000 mètres, je fais une pénalité injustifiée et ma course est terminée. Et sur le 500, je fais un start et ça m’éclate les lames, je ne tiens plus dans la glace, mais la course n’est pas arrêtée. J’arrive quand même à faire une finale B.

Bref, mes trois premières courses ont été horribles mais j’ai su rebondir et c’est ça qui est chouette. Avec ma victoire à l’Europa Cup, j’avais la sensation d’avoir réussi à me remettre dans le droit chemin. Ça a été un soulagement parce que c’est quand même très dur le sport. On n’a pas le temps de trop réfléchir à ce qui se passe, il faut vite passer à la suite.

©Facebook Cloé Ollivier

Et, à l’inverse, est-ce que tu as vécu un moment douloureux ou une blessure qui t’a presque fait raccrocher les patins mais qui, finalement, t’a fait repartir plus forte sur la glace ?

J’ai eu une triple fracture à la saison 2023-2024. Mais j’ai quand même patiné dessus. Du coup, la récupération a été un peu plus longue et douloureuse que prévu. Là, je sens encore toujours un peu la blessure – même si avec les infiltrations, ça va beaucoup mieux. Il suffit d’une chute pour un peu activer la douleur. Donc oui, ça a été un moment un peu compliqué parce que j’étais très jeune quand je me suis blessée. J’avais 18 ans. Les choses n’ont pas fonctionné comme prévu, mais honnêtement ce n’est rien du tout et puis je travaille pour renforcer tout ça. Et ça ne m’a pas détourné de mon objectif, vraiment.

Assez vite, tu as été intégrée à l’équipe de France féminine, en tant que remplaçante d’abord puis titulaire… Comment ça s’est passé ?

Oui, il y a quatre ans, en 2021, pour l’année de pré-saison olympique et l’année de la saison olympique, j’ai été remplaçante dans l’équipe de relais féminin. Je partais en compétition mais je ne rentrais pas sur la piste même si j’ai quand même concouru sur la dernière compétition en coupe du monde parce qu’il y avait une blessée. À côté, j’avais quand même le circuit junior à faire et c’était l’année de mon Bac donc c’était assez intense. J’ai été titularisée dans l’équipe à partir de la saison post-Olympique 2023 suite à la blessure de Tifany Huot-Marchand, qui a d’ailleurs toujours été un exemple à suivre pour moi.

©Facebook Cloé Ollivier

Tu fais, à la fois, du relais féminin et du relais mixte. Est-ce que ça change quelque chose pour toi d’être dans une équipe soit exclusivement féminine soit mélangée ?

C’est simplement qu’on ne concoure pas sur la même distance, en fait. Ce n’est pas mieux ou moins bien. Le relais mixte, c’est plus court et beaucoup plus rapide dans le sens où on a encore moins de temps d’observation que le 3000 parce que c’est un 2000. Et d’être avec des garçons ne change pas l’énergie parce qu’on a tous le même âge dans notre équipe et on a tous vécu ensemble à l’internat. Ce sont comme des frères. Il y a une super ambiance, à la fois dans les relais féminins et dans les relais mixtes.

Quelle est ta « place » dans le relais féminin, ton action, ton énergie ?

Dans le relais, je suis la finisheuse. Et avec Aurélie Lévêque, on est celles qui avons le plus d’expérience, même si je suis plus jeune qu’Aurélie. Elle est un peu notre grande sœur dans l’équipe, la leadeuse et celle qui nous rassure. Moi je suis… je ne sais pas trop comment me décrire mais je crois que j’essaie d’encourager. J’essaie de dire « ça va aller, on va réussir, on reste concentrées, on reste focus ». Je suis peut-être celle qui remet un peu les filles dans la réalité…

©Martin Holtom

Est-ce que tu as un gri-gri, un rituel et/ou un mantra avant d’entrer sur la piste ?

Alors, souvent, je me dis que je suis forte, que je vais me donner à 100 % et que je me fais confiance. Je me le dis à haute voix. Je dois paraître folle, mais je m’en fiche !

Et quel est ton état d’esprit quand tu es en pleine compétition ? À quoi tu penses quand tu patines ?

Vraiment, je suis quelqu’un qui essaie de ne pas trop réfléchir. Je dis : là, j’y vais ou là, je me positionne bien. En fait, je me donne des petites étapes. Je ne pense pas trop au futur, je cherche à rester dans le présent. Et même quand je m’échauffe, je reste dans ces petites étapes – je vais prendre une gorgée d’eau, je vais regarder la télé, etc. Ça me permet vraiment de rester concentrée, de ne pas m’égarer.

©Facebook Cloé Ollivier

Est-ce que, justement, tu travailles particulièrement ton mental ?

Alors oui, j’ai une coach mentale depuis une bonne année maintenant. Avant ça, je ne pensais pas en avoir besoin. Avec l’arrivée des Jeux, tout ça, ça m’a impactée donc j’ai pris les devants. Pour prendre soin de moi. J’en ai parlé à la Fédération en demandant si je pouvais être aidée financièrement et ça a été accepté. Je devais apprendre à gérer mes émotions pendant les compétitions. J’arrivais à les canaliser, mais j’avais du mal à les accepter. Le coaching mental, ça me permet d’apprendre à mieux me connaître et à m’écouter plus facilement qu’avant sur ce qui me ferait du bien.

J’ai lu que tu avais témoigné dans le cadre d’une action éducative « Sport féminin : ça match ». As-tu envie d’être inspirante pour de futures short-trackeuses ?

Oui, j’aimerais beaucoup. Je trouve qu’il n’y a pas encore assez de représentation féminine dans le short-track. J’ai aussi envie de sensibiliser sur un sujet que je connais bien : les TCA. J’ai souffert de Troubles des Conduites Alimentaires, ça n’a pas toujours été facile. Le corps féminin est encore trop souvent jugé. Il me semble que c’est important de faire de la prévention.

©Cloé Ollivier

  • Pour se faufiler dans le sillage glissant et puissant de Cloé Ollivier, direction @cloe.ollivier sur Instagram ou sur Facebook @cloe.ollivier.officiel et sur sa chaîne YouTube 
  • Son palmarès : 2025, 23 sélections nationales TOP 10, 1500m après les World Tour 1 et 2, Montréal, 12e, 1500m ISU World Championships, Beijing, Bronze, relais féminin 3000m lors des Jeux Universitaires Mondiaux (FISU), Turin, janvier (avec Aurélie Lévêque, Eva Grenouilloux et Bérénice Comby). Championne d’Europe du relaix mixte 2000m, Dresde (avec Étienne Bastier, Quentin Fercoq, Tawan Thomas, Aurélie Lévêque et Gwendoline Daudet) 2024, Bronze, relais féminin 3000m aux Championnats d’Europe, Gdańsk (avec Aurélie Lévêque, Gwendoline Daudet, Bérénice Comby et Eva Grenouilloux – remplaçante). 2023, Argent U19, ISU Junior Challenge – European Final, Turin. Record de France, 1500m U19, ISU Junior Challenge – European Final, Turin. 2020, Jeux Olympiques de la jeunesse d’hiver, Lausanne – 13ème au 500 et 19ème au 1000. 2019, Championne de France junior (U15).
Ouverture ©Cloé Ollivier

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