Hey, girls, se bouger (à tous les âges)... c'est tout benef' !

Defi femmes shutterstock_290612915
Une santé et un moral au top ? Puberté, grossesse, ménopause… Rien d’insurmontable si l’on prend soin de soi à toutes les étapes clés de sa vie. Et les bénéfices du sport s’avèrent surprenants. Alors, si on « sportait » mieux ?

Par Valérie Domain

Publié le 16 mars 2020 à 16h59, mis à jour le 01 octobre 2024 à 17h03

Jeune fille, mère, senior, la vie est pleine de (bonnes et mauvaises) surprises lorsque le corps  se métamorphose. Pourquoi en avoir peur  ?

Certes, c’est à chaque fois un bouleversement, mais à chacune ses solutions pour gérer au mieux ces cycles. Pour autant, il est une recette immuable et commune à toutes : le maintien de l’activité physique, à tous les âges, pour toutes, permet un épanouissement corporel, psychique et social.

S’il limite la prise de poids et diminue les maladies cardiovasculaires, il aide aussi à lutter contre l’ostéoporose, prévient des complications liées à la grossesse, réduit le risque de certains cancers dont le cancer du sein…

Et la liste est non exhaustive !

À la puberté, capitalisez  !

smiling-girl-in-black-and-orange-uniform-holding-soccer-ball-3886257

Plus on commence à bouger tôt, plus on ménage sa monture, comprenez son squelette. Le sport aide à la constitution du capital osseux.

C’est pourquoi «  Surtout chez la femme, rappelle le Dr Roland Krzentowski, médecin du sport, de médecine physique et de réadaptation, fondateur de Mon Stade. Le capital osseux qui se construit pendant la croissance est un bagage pour la vie. Une activité physique adaptée pourra diviser par deux le risque de développer  l’ostéoporose qui est deux à trois fois plus fréquente chez la femme après la ménopause que chez l’homme. Même si on ne bouge pas beaucoup une fois adulte, lorsqu’on a fait du sport jeune fille on est déjà plus armée qu’une enfant qui a été sédentaire. »

Sans compter que la puberté est aussi la période des premières modifications hormonales. 

Au programme : prise de poids (le tissu adipeux se développe). Ici, l’activité physique est donc une arme redoutable.

Et finissons-en avec cette légende qui veut que le sport ralentisse la croissance : «  C’est une idée reçue, explique le Dr Krzentowski. On prend comme exemple la gymnaste championne de haut niveau, mais soit elle est génétiquement petite, soit sa croissance reprend lorsqu’elle arrête le surentraînement. Voyez la gymnaste Nadia Comaneci qui mesurait à l’époque des compétitions 1,30 m, elle fait aujourd’hui 1,70 m !  ».

Enceinte, prévenez  !

abdomen-active-activity-belly-button-396133

Il est possible et même conseillé de pratiquer une activité physique adaptée jusqu’à la veille de l’accouchement.

Pour limiter les facteurs de risques tels le mal de dos, le diabète gestationnel, l’hypertension artérielle et la trop grande prise de poids.

Dès le deuxième trimestre, on encourage les sports portés type natation, couplés avec des activités comme la gym douce, la marche, le vélo et on délaisse les disciplines qui «  chahutent » le corps comme l’équitation ou les sports de combat. Mais là encore tout dépend du niveau sportif et des possibilités de chacune.

On supprime toutefois dès la fin du premier trimestre de grossesse les exercices sur le dos afin d’éviter la compression veineuse. «  Le bon rythme, c’est 30 minutes par jour en deux séances et à partir du troisième trimestre on réduit à trois séances par semaine, précise le Dr Krzentowski. Si la compétition ou les situations extrêmes ne sont pas recommandées, la règle est de veiller à bouger sans être trop essoufflée. »

Enfin, après l’accouchement, on dorlote son périnée pour éviter les incontinences urinaires.

Si on fait attention à bien exécuter ses abdos en protégeant le plancher pelvien, on privilégie le travail du fameux transverse, le muscle le plus profond des abdominaux. « C’est un muscle magique pour redessiner la taille et le ventre ! », confirme le Dr Krzentowski.

Ménopausée, transformez  !

warrior-pose-241611_1920

Au moment de la ménopause et de ses fluctuations hormonales, les bénéfices de l’activité physique sont pluriels  : pour lutter contre l’excès de poids, les bouffées de chaleur, les problèmes de sommeil, de libido, l’ostéoporose et pour une bonne répartition des graisses, un bel aspect de la peau.

«  Mais aussi pour la bonne marche du cœur qui, chez la femme ménopausée, est moins protégé, ses hormones étant moins efficaces », rappelle le Dr Krzentowski.

S’activer tous les jours pendant au moins 30  minutes est la norme, ce peut être du jardinage, du vélo, de la marche… Il est aussi recommandé de s’adonner une fois par semaine à une activité sportive plus intensive, d’une durée d’au moins une heure. Surtout si votre bilan de santé vous dit « go ! ».

Que l’on ait fait du sport ou non par le passé, il est toujours temps de s’y mettre. Il peut même permettre de transformer son corps à l’heure où l’on répète à tort que les effets de la ménopause sont une fatalité. Faisons mentir cette idée reçue !

Vous aimerez aussi…

Meline Rollin

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Un slam sur une championne en deuil de son sport, un nouveau chapitre du carnet de route de notre ambassadrice marathonienne, l’histoire à la loupe d’une triple sauteuse d’exception ou encore une coureuse qui crée l’exploit (Méline Rollin sur notre photo), c’est le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!

Lire plus »
Rikako Ikee

Rikako Ikee, la nageuse qui ne veut jamais perdre, même contre la maladie…

Elle a seulement 20 ans, mais entame déjà sa deuxième vie. Rikako Ikee, grand espoir de la natation japonaise, a bien failli ne pas participer aux prochains JO de Tokyo. Atteinte d’une leucémie diagnostiquée en février 2019, la sextuple médaillée d’or des Jeux Asiatiques de 2018 a dû batailler dix longs mois contre la maladie avant de revenir au premier plan. Portrait d’une battante.

Lire plus »
Nelia Barbosa

Nélia Barbosa : « Après mon amputation, tout ce qui m’intéressait était de savoir si je pourrais encore faire du bateau. »

Elle n’a jamais rien lâché. Atteinte d’une tumeur puis amputée du pied, Nélia Barbosa, passionnée de canoë-kayak, aurait pu abandonner sa vie de sportive. C’était mal la connaître. La voilà aujourd’hui athlète accomplie de paracanoë, médaillée d’argent aux Jeux Paralympiques de Tokyo puis à Paris sur 200m KL3. Nous l’avions rencontrée alors qu’elle était en pleine préparation des Jeux japonais. Elle raconte comment le sport est devenu sa thérapie.

Lire plus »
Paty Audebert « Une fois sur la moto, je fais corps avec elle. »

Paty Audebert : « Une fois sur la moto, je fais corps avec elle. »

Pionnière des courses de motos féminines, championne de France à multiples reprises, Patricia Audebert alias “Paty“ a la moto dans la peau. Pilote passionnée et innée, la belle blonde n’a jamais eu froid aux yeux (bleus). À 66 ans, la voilà repartie sur la route mythique du Bol d’Or Classic, armée de son flegme légendaire.

Lire plus »
JUJITSUFFRAGETTES

Les Jujitsuffragettes ou quand le self-defense devint une arme féministe

Ça ne date pas d’hier, mais c’est toujours d’actualité. Cent ans plus tôt, les femmes se sont battues pour leurs droits en retournant la violence contre ceux qui les muselaient. La ruse ? Le sport de self-défense qu’est le jujitsu. Un formidable enseignement de l’Histoire qui a bousculé les mentalités sur les aptitudes féminines. La femme est son propre bodyguard, qu’on se le dise !

Lire plus »
Sarah Fuller

Sarah Fuller : Un petit coup de pied dans le foot US, un grand pas pour le sport féminin

Elle a participé, au pied levé, à un match de l’équipe masculine de son université américaine et, d’un coup, d’un seul, elle est entrée dans l’Histoire… Sarah Fuller, 21 ans, powerful kicker de son équipe féminine, Vanderbilt Women’s Soccer, est devenue, le 28 novembre dernier, la première femme à participer à un match du « Power 5 », une organisation qui regroupe au niveau universitaire les cinq meilleures divisions américaines de football américain. Ou comment une sportive dégomme le plafond de verre…

Lire plus »
Marie Patouillet la para cycliste qui veut rouler sur l’or

Marie Patouillet, la para cycliste qui veut rouler sur l’or

Devenir sportive de haut niveau était son rêve d’enfant. Mais Marie Patouillet est née avec des malformations au pied et à la cheville. Son envie de sport la distance : elle n’y croit plus… Pourtant, en 2017, le vélo lui offre une percée fantastique dans le monde du sport de haut niveau. Une lancée dans le cyclisme fulgurante : vice-championne du monde en 2020 et double championne de France de paracyclisme dans sa catégorie. Portrait d’une fille qui tient la piste.

Lire plus »
God save Channel 4 !

God save Channel 4 !

La chaîne anglaise Channel 4 ne s’engage pas à moitié. Pour les Jeux Paralympiques de Pékin, tous ses consultants seront des para-athlètes. Aux côtés des commentateurs de l’équipe des sports, ils viendront offrir une expertise des plus pertinentes. Une première.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner