Stéphanie Loeuillette La pongiste qui adore se mettre à table

Stéphanie Loeuillette
Elle a encore du potentiel. Et elle espère le prouver lors de ces Championnats d’Europe de tennis de table qui débutent à Varsovie, en Pologne. Plus encore, Stéphanie Loeuillette, Championne de France en double dames en 2018 et vice-Championne de France en double mixtes, en 2019, se voit bien en haut de l’affiche aux JO de Tokyo. Portrait express d’une pongiste ultra concentrée sur ses objectifs.

Par Valérie Domain

Publié le 23 juin 2021 à 7h53, mis à jour le 27 juillet 2021 à 17h46

Elle ressemble à une gamine, mais lorsqu’elle saisit la raquette, elle devient une guerrière. Le tennis de table ne paye peut-être pas de mine, mais pour y performer, il faut être sacrément tactique, rapide, rigoureuse et agile.

Stéphanie Loeuillette le sait bien, elle qui s’entraîne depuis des années, près de 30 heures par semaine, pour devenir la reine de la table.

Celle qui fêtera ses 29 ans lors des JO de Tokyo (le 27 juillet) en a sous la raquette. Son palmarès* est copieux ; ça tombe bien, Stéphanie Loeuillette est gourmande.

Elle n’est certes pas la pongiste dont tout le monde parle (elle est 91e mondiale et sa copine de 16 ans, camarade de table de l’équipe de France, Prithika Pavade, lui vole souvent la vedette), mais nous, on la trouve ÀBLOCK!

Stéphanie Loeuillette avec Prithika Pavade

Sans doute, cette hargne à renvoyer la balle, ce sourire enfantin alors qu’elle aborde la trentaine, sa générosité en équipe. Et puis, ses trickshots contre des jouets et autres Playmobiles, chez elle, pendant le premier confinement, en mai 2020… irrésistible !

La pongiste saint-pierraise, d’Agglo d’Elbeuf pour être exacte, joueuse de l’ESPTT (Entente saint-pierreaise de tennis de table) s’amuse avec le ping-pong, mais pratique sérieusement le tennis de table.

Normande d’adoption (elle est née dans le Nord), elle découvre le tennis de table alors qu’elle a 8 ans, dans son école primaire du Havre.

Le jeu devient passion et elle intègre, à 12 ans, le Pôle Espoir du Centre d’entraînement régional, jusqu’à ses 17 ans. « C’était un groupe junior et senior, et c’est là que j’ai commencé à être professionnelle », explique-t-elle dans un journal normand.

Puis, elle rejoint l’antre des champions, l’INSEP (l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), où elle intègre l’équipe de France féminine.

Sa routine sportive n’a rien à envier à d’autres sports qui peuvent paraître moins physiques.

Lorsque Stéphanie Loeuillette ne s’entraîne pas à l’INSEP, elle commence ses journées par une séance énergétique et cardio (aérobie multiforme ou de vitesse), s’offre quelques heures de panier de balle sur sa table perso, en plein milieu de son salon (la déco fétiche du pongiste) avant d’attaquer le renforcement musculaire et s’il fait beau, hop ! un peu de jardinage, son activité préférée outdoor.

Ça c’est pour le côté people. Côté sportive pro, elle n’a qu’une ambition, un rêve qu’elle partage avec (quasiment) toutes les championnes de haut niveau : « L’objectif de ma carrière et ce qui me fait m’entraîner tous les jours, c’est d’aller aux jeux olympiques », dit-elle.

Stéphanie Loeuillette avec Quentin Robinot, son partenaire de double mixte

C’est bonnard car la France a décroché le pompon, cette année, une première dans l’histoire du tennis de table français : l’équipe féminine est qualifiée aux Jeux Olympiques suite à la défection de la Corée du Nord.

Et la Fédération Française de Tennis de Table (FFTT) l’a confirmé le 16 juin dernier : Stéphanie Loeuillette participera aux épreuves par équipes.

Alors, Steph’, on tient bon la raquette, ok ?

 

*Championne de France en double dames (2018)
Vice-Championne de France en double mixte (2019)
Vice-championne de France double dames seniors (2010, 2013, 2015, 2019)
Médaillée de bronze en double dames aux Championnats de France Seniors (2011, 2012)
Médaillée de bronze en double mixte aux Championnats de France Seniors (2020)

Championne de France en double Juniors (2010)
Médaille de bronze en simple aux championnats de France Juniors (2010)
Vice-championne d’Europe Juniors en double mixte (2009, 2010)
Médaille de bronze par équipes aux championnats d’Europe Juniors à Istanbul (2009)

Vous aimerez aussi…

Noëlie : « Quand je roule, c’est un sentiment de liberté et de joie qui m’anime. »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une fusée sous-marine, les filles au MIC dans l’univers du ballon ovale, des cyclistes insatiables (Noëlie et Elsa sur notre photo), un nouveau Carnet de route de notre ambassadrice, un Q&A en vidéo ou encore l’histoire de la boxe au féminin et notre spécial KIDS ? Soyez ÀBLOCK!

Lire plus »
Il était une fois la lutte féminine

Il était une fois la lutte… féminine

La lutte est, dans l’imaginaire collectif, l’un des sports les plus « virils » qui soit ! Pourtant, selon la légende antique, il aurait été inventé par Palaestra, fille de Hermès et, devinez quoi, déesse de la lutte…

Lire plus »
Fanny Blankers-Koen

Il était une fois l’athlétisme… féminin

Les pistes n’ont pas toujours été ouvertes aux femmes, bien au contraire, les hommes ont longtemps cherché à les empêcher de courir, sauter ou lancer. Le tout, sous des prétextes esthétiques ou de santé. Comment ont-elles enfin pu revêtir leur short sans contrainte ? Petite histoire express de l’athlétisme conjugué au féminin.

Lire plus »
Aurélia Jurca

Aurélia Jurca, la quête du Glam’

Adepte de yoga et d’arts martiaux, Aurélia alias « Lava Stratosphère » se produit sur la scène du Crazy Horse depuis dix ans. Danseuse à la technique impeccable, cette artiste sensible aime à scénariser son corps qu’elle a appris à accepter en dansant, en toute liberté, sur la scène du cabaret. Sages confidences.

Lire plus »
Il était une fois le ski… féminin

Il était une fois le ski… féminin

À l’heure où les meilleures skieuses de la planète jouent des bâtons pour remporter une médaille aux JO de Pékin, faisons un petit saut dans le passé, histoire de saluer les premières dames à pouvoir fouler les pistes enneigées et les podiums olympiques.

Lire plus »

Julie Cukierman : « J’aime transmettre le goût de l’effort, la volonté d’aller au bout de soi-même… »

Elle a le sport dans la peau. Une passion jubilatoire qu’elle transmet à merveille, elle qui rêve de prouver que nous sommes tous des sportifs dans l’âme. Préparateur sportif d’athlètes de haut niveau, Julie pratique un métier dans lequel les femmes sont peu nombreuses. Et elle s’y sent bien. Également coach (à ne pas confondre !), elle nous raconte son quotidien entre grands champions et sportifs amateurs.

Lire plus »
Baronne Raymonde de Laroche

Raymonde de Laroche ou l’histoire de la baronne qui ne manque pas d’air

Elle a, sans regret, délaissé les arts pour la mécanique. Élisa Léontine Deroche, dite Baronne Raymonde de Laroche, a été comédienne avant de tout quitter pour grimper dans un aéroplane. Première femme au monde à décrocher un brevet de pilote-aviateur, la Parisienne a marqué de son empreinte les débuts de l’aviation. Récit d’une actrice devenue casse-cou.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner