
Arno Leray
« Originaire de Bretagne, je suis directeur artistique/graphiste depuis 2004, avec 5 ans passés en agence
Publié le 23 janvier 2024 à 18h26, mis à jour le 10 septembre 2024 à 11h45
Je vous raconte ma vie ? Je suis en première dans un lycée sportif. C’est du 8h-18h et comme j’habite en montagne, il faut ajouter une heure de bus. Direct, vers 19h, j’enchaîne avec mon entraînement du soir pendant une heure et demie voire deux heures. Je suis à la salle, au CrossFit, je peux aussi aller courir, ça dépend. Et puis après c’est classique : douche, dîner, devoirs et au lit !
La moto, c’est particulier en termes d’entraînements. On va s’exercer sur les circuits sur lesquels il va y avoir une compétition prochainement, on ne peut pas s’entraîner toutes les semaines comme au foot. Par exemple, au mois d’avril, je vais aller rouler au Mans une semaine avant la course de ce circuit, afin d’être prête pour le jour J (je vous raconterai !).
C’est ça qui est compliqué, notamment par rapport aux cours. Les entraînements en amont de la compèt’, les roulages, sont très souvent en semaine. Et quand c’est une période de compétition, si la course a lieu le samedi, on doit partir le mercredi ou le jeudi. Donc, à chaque fois, je loupe presque une semaine de lycée et je dois rattraper les cours, je le fais quand je suis dans le camion, sur la route, sur les circuits…
C’est une habitude à prendre, mais ça change par rapport au collège. Je suis en Première, donc j’ai les épreuves du Bac, mes spécialités à assurer… C’est plus compliqué, mais bon, il faut gérer tout ça quoiqu’il arrive.
Au collège, c’était différent, mon proviseur était un ancien sportif, donc il me comprenait bien. Lors du Brevet, il avait appelé le rectorat pour que je puisse louper une épreuve afin d’aller faire une course ! Et vu que j’avais eu mention Bien aux épreuves que j’avais déjà passées, il a même réussi à m’éviter les rattrapages.
Mon lycée est plutôt pour les sports d’hiver, donc au début ça faisait bizarre, j’étais la seule à ne pas faire ça ! Et en plus, je fais de la moto, je suis une fille… Donc, ça fait parler. Mais, en fin de compte, l’ambiance est vraiment très sympa : quand je reviens d’une course tout le monde me demande comment ça s’est passé, dès que j’ai besoin de rattraper des cours, on m’aide… C’est important pour suivre le rythme de l’école.
Malgré tout, je n’arrive pas tout le temps à rattraper l’intégralité des cours. Quand j’ai des entraînements importants, mes journées sont vraiment chargées, alors je travaille le soir comme je peux.
©C’est qui en pole ?
Récemment, après avoir obtenu une deuxième place lors de mon championnat, j’ai été placée sur liste ministérielle, je suis sportive espoir désormais. Les profs vont devoir un peu s’adapter et davantage m’aider, ça va sûrement faciliter les choses : je vais pouvoir avoir les cours en avance, des rattrapages de contrôle… Ça va me faire du bien, parce que les spécialités ne sont vraiment pas faciles… Être inscrite sur liste ministérielle comme sportive espoir était d’ailleurs un objectif, je m’étais renseignée sur le sujet. C’est un soulagement d’avoir ce nouveau statut, ça va clairement être une aide supplémentaire.
De toute façon, je me donne toujours au maximum, mon esprit de compétition marche aussi pour l’école. Quand je suis en cours, je suis à fond, je pose beaucoup de questions pour rattraper tout ce que je peux. Mais ça reste un travail et une pression supplémentaire, surtout que j’ai envie de réussir ! Je veux avoir les meilleures moyennes possibles, bien comprendre… Ce n’est pas simple, ça peut vraiment être fatiguant. Avec le sport tous les soirs, quand j’ai de gros contrôles, je me couche tard, et ça peut devenir une sorte de cercle vicieux.
Mais quand je suis sur les circuits, je me concentre uniquement sur ça, je me dis que c’est mon moment de compétition et que je dois à être à 100 % sur la moto. J’essaye de ne pas me prendre la tête avec les cours en compétition et de m’en occuper une fois la course passée. Et j’y arrive plutôt bien, surtout pour les compétitions importantes.
Je comprends que beaucoup trouvent ça très compliqué et pourraient avoir envie d’abandonner mais, moi, j’ai toujours voulu m’accrocher. Et puis, ma mère est très claire : « S’il n’y a pas d’école, pas de moto ! » En fin de compte, je prends le lycée comme une deuxième compétition.
Allez, je m’arrête là ! Promis, je vous en dirai (encore) plus dans quinze jours. On se donne rendez-vous ici le 7 février pour la suite ? En attendant, soyez ÀBLOCK!
*Justine Pedemonte a 16 ans et est pilote moto, engagée en championnat de France de Superbike (FSBK), Championnat de France SuperSport 300. Après avoir remporté plusieurs podiums, elle a terminé en octobre 2023, vice-championne de France. Vous pouvez la suivre sur son compte Instagram @justinepedemonte
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