Morgane Riou « Dans mes choix de vie, il y a toujours la question de savoir comment je vais pouvoir continuer à m'entraîner. »

Morgane Riou : « Dans mes choix de vie, il y a toujours la question de savoir comment je vais pouvoir continuer à m'entraîner. »
Le sport, pour elle, c’est vital. À 39 ans, la Nantaise Morgane Riou, responsable de la cellule finances de l’Agence du Numérique de Défense, a toujours réussi à concilier vie pro et pratique sportive de haut niveau. Après avoir brillé en triathlon, cross triathlon et cross duathlon, elle s’ouvre à de nouvelles perspectives en participant au semi du Ventoux, le 6 juillet. Rencontre avec une tête… aux jambes bien faites !

Par Sophie Danger

Publié le 01 juillet 2025 à 11h53

Tu t’apprêtes à prendre le départ du semi-marathon du Ventoux qui aura lieu le 6 juillet. Un semi-marathon c’est nouveau pour toi ou tu as déjà pratiqué ?

Plus jeune, j’ai commencé par la course à pied mais, sur les dernières années, je me suis plutôt orientée sur le triathlon donc j’ai beaucoup moins de références en course à pied que les autres athlètes présentes au départ. Le semi, en tant que tel, j’en ai fait un seul, sur du plat. Ceci étant, j’ai fait quelques Half Ironman à savoir, natation, vélo et un semi pour le volet course à pied, ce qui fait que la distance ne me fait pas peur parce que je la connais dans ce cadre-là.

En revanche, un semi-marathon avec 1 610 mètres de dénivelé positif comme celui du Mont-Ventoux, là, je pars totalement dans l’inconnu ! Je pense que l’effort qui m’attend est complètement différent, mais il me convient bien dans le sens où je manque de volume et d’entraînements à allures spécifiques en course à pied donc, sur du plat, je n’ai pas du tout les références des meilleurs mais, sur du plus long – la course va durer plus ou moins deux heures – je suis plus à l’aise.

©XTerra

Pourquoi s’infliger pareille « souffrance » ?

Il y a plein de raisons qui m’ont fait m’inscrire. La première est que j’étais déjà inscrite l’année dernière et je me suis fait une déchirure à l’ischio deux semaines avant le coup d’envoi de la course. L’organisateur, que je remercie, a bien voulu reporter mon inscription à cette année et cela fait maintenant un an et demi que je pense à cette course.

Il y a aussi le fait que ce rendez-vous arrive à un bon moment de ma carrière. J’ai 39 ans, ça fait presque vingt ans que je fais du triathlon et du cross triathlon, et je sors de cinq années un peu compliquées parce que je travaille à plein temps et qu’il est parfois difficile de tout concilier, que j’ai eu pas mal de blessures, quelques accidents, alors j’essaie de trouver d’autres sources de plaisir dans le sport et de renouveler ma pratique. Comme j’ai toujours adoré quand il y a du dénivelé positif, que ce soit en vélo ou en course à pied, lorsque j’ai vu cette épreuve – qui se déroule qui plus est sur route -, avec uniquement des montées – moi qui suis moins à l’aise en descente-, c’était un profil qui m’allait bien. Je sais cependant que je vais beaucoup souffrir, d’autant que je connais les pentes du Ventoux à vélo ! C’est un col que je trouve vraiment très très dur par rapport à d’autres que j’ai pu faire, mais j’ai vraiment hâte de pouvoir l’affronter.

©Morgane Riou

Cette épreuve s’inscrit, logiquement, dans un parcours athlétique que tu as commencé au collège. Mais avant la course à pied, il y a eu la danse, le roller, le tennis, la natation et puis le vélo aux côtés de ton père. Le sport et toi c’est une très longue histoire. C’est ton père qui t’a donné l’étincelle ?

Je pense effectivement que l’environnement familial, et notamment mon père qui a fait du cyclisme à assez haut niveau, a vraiment favorisé ma pratique du sport. Nous sommes trois sœurs et nous avons été mises au sport assez vite – plus jeune, ma petite sœur a d’ailleurs également fait beaucoup de sport à haut niveau en course à pied et natation – même si, pour ma part, mes premières expériences en danse, tennis et roller n’ont pas été très convaincantes. Jusqu’au bac, j’étais plutôt axée course à pied avec de la piste, du cross – j’ai participé aux Championnats du monde junior en 2005 – et puis il y a eu le triathlon vers 16-17 ans.

©Morgane Riou/Facebook

Il semble également que tu aies beaucoup investi la natation. Tu pratiquais en parallèle de la course à pied ?

La natation a effectivement été le premier sport auquel j’ai accroché à 6-7 ans, mais je n’en ai jamais fait un gros volume or, en natation, on sait que pour espérer avoir un bon niveau, il faut déjà nager dix-douze heures par semaine, dès très jeune. Moi je tournais à trois-quatre heures maximum et j’ai vite stagné, contrairement à la course à pied où j’arrivais plus à m’exprimer. Malgré tout, j’ai toujours continué la natation, j’en ai juste moins fait, voire quasiment plus, pendant mes deux années de classe préparatoire et la reprise, à 20 ans, a été un peu compliquée. Sur un triathlon, c’est en natation que je perds des places, mais ça reste une discipline qui, chez moi, est toujours en toile de fond.

©Morgane Riou/Instagram

Tu étais affiliée à un club pour la course à pied ?

Oui, j’étais en club, un petit club que mon père avait créé, et, plus tard, j’ai pu m’entraîner avec le pôle espoir de Nantes et Patrice Binelli, qui est bien connu dans le monde du demi-fond. Mes spécialités, ça a toujours été le demi-fond et le fond, le sprint ce n’était pas pour moi. Pour ce qui est de la piste, j’ai fait presque exclusivement du 3 000 mètres, même le 1 500 mètres était trop rapide en ce qui me concerne ! Pour ce qui est de la compétition, j’y ai participé via les écoles, via mon club jusqu’au niveau Championnat de France et j’ai eu trois sélections en équipe de France : j’ai participé au Festival Olympique de la Jeunesse Européenne en 2002 ; en 2005, j’ai fait les Championnats du monde de cross juniors à Saint-Galmier et, la même année, les Championnats d’Europe de cross à Tilbourg aux Pays-Bas.

©Morgane Riou/Facebook

Est-ce que tu as, un temps, envisagé suivre une carrière sportive ou est-ce que l’intérêt que tu manifestais pour tes études a fait que tu envisageais plutôt une pratique sportive de haut-niveau en parallèle d’une carrière professionnelle hors sport ?

Je crois que je n’ai jamais vraiment hésité. Comme j’étais plutôt bonne élève et que j’ai toujours bien aimé étudier, je n’ai jamais vraiment envisagé de faire du sport à très haut niveau. Devenir sportif professionnel, ça signifie souvent parcours instable et, quoi qu’il en soit, même si j’avais un très bon niveau, je pense qu’en course à pied pure, il aurait été compliqué pour moi de réussir. Même chose pour le triathlon, je n’étais pas assez bonne nageuse. L’idée était plutôt de pouvoir combiner sport et études le plus longtemps possible.

L’une des premières interviews de Morgane Riou en juillet 2013.

Le triathlon, le duathlon et le cross triathlon que tu évoques, débarquent dans ton parcours vers 16-17 ans. Pourquoi ce virage ?

J’ai besoin de m’ouvrir à d’autres horizons et puis, le fait de faire des études et de travailler fait que, à un moment, je ne progresse plus comme je le voudrais et j’ai besoin de me renouveler dans d’autres disciplines. Lorsque j’ai commencé le triathlon, je participais à des étapes de première division et puis, avec les années de classe préparatoire, j’ai beaucoup perdu en natation et je finissais loin, je souffrais, je subissais les courses.

Après être entrée en école, j’ai décidé de me diriger vers le duathlon où il n’y a pas de natation. De nouveau, j’ai fait des belles épreuves en première division et, après sept ans de pratique, mon niveau en course à pied pure commençait à ne plus suffire pour être à l’avant de la course et j’ai eu envie de voir autre chose. C’est là que j’ai découvert le cross triathlon. Le plus compliqué, pour moi, a été de me mettre au VTT à 28 ans, mais ça a été une formidable découverte.

©Morgane Riou

Cette prépa que tu évoques, c’est la prépa PCSI (physique, chimie, sciences de l’ingénieur) que tu vas commencer à Nantes et terminer à Paris avant de rentrer à l’École Polytechnique. Tu avais alors 20 ans. Est-ce que tu as craint, un moment, que Paris ne soit pas un terrain de jeu à la hauteur pour ta pratique sportive ?

Lors de mes deux premières années de classe préparatoire, je suis restée à Nantes pour garder cet environnement favorable à ma pratique du sport. Quand je suis partie à Versailles pour ma dernière année, j’étais focalisée à 100 % sur la réussite des concours et j’ai mis les compétitions entre parenthèses. Par la suite, le choix de Polytechnique a été motivé, entre autres bien évidemment, par le fait que l’école se trouvait à Palaiseau, dans un environnement qui me permettait de continuer à faire du sport. Dans mes choix de vie, il y a toujours la question de savoir comment est-ce que je vais pouvoir continuer à m’entraîner.

©Morgane Riou

Tu n’as jamais songé à arrêter le sport pour te simplifier la vie ?

Non, le sport, ça fait vraiment partie de ma vie, j’en ai besoin au quotidien et encore maintenant. Même si les objectifs ne sont plus les mêmes, j’ai toujours du plaisir à faire du sport, à côtoyer des sportifs. Je me souviens que, lors de ma dernière année de classe préparatoire, même si j’avais mis la compétition sur pause pour me concentrer sur les concours, je continuais quand même à courir. J’ai encore en mémoire mes sorties du samedi soir dans Versailles. Le sport fait partie de mon existence et je pense que je n’arrêterai jamais d’en faire.

Tu dirais que ça t’apporte quoi d’indispensable ?

Ça me permet de m’évader du quotidien au travail et de toute la charge mentale que ça peut induire, c’est un moyen de m’oxygéner, de penser à autre chose et puis de me sentir vivante, libre et heureuse. Quand je termine un entraînement, j’ai la sensation d’être apaisée, sensation que je ne pourrais jamais avoir autrement que grâce au sport. J’ai besoin de faire du sport, je ne dirais pas que je suis bigorexique, mais je sais que c’est vital quand même.

©Morgane Riou/Facebook

Au fil des années, tu vas te constituer un joli palmarès avec du bronze mondial en duathlon chez les U23 en 2008, six titres de championne de France dont quatre consécutifs, quatre titres de championne d’Europe, et un nombre incalculable de victoires sur des circuits spécifiques… Quelle place occupent ces victoires dans ta pratique sportive ?

Les victoires et les titres, ce sont des moments mémorables. Quand je prenais le départ d’un Championnat de France, je visais toujours la victoire. Pour les autres rendez-vous, l’idée était avant tout de faire la meilleure course possible, de n’avoir aucun regret et s’il y avait un podium ou une victoire au but, c’était la cerise sur le gâteau. Une victoire, c’est à la fois un objectif et une récompense, une récompense pour moi, mais aussi pour mes parents qui me suivent beaucoup. C’est quand même assez chargé en émotions, ce sont des moments dont on se souvient, des moments qui donnent confiance en soi.

Le sport, c’est donc aussi pour toi la possibilité de te renforcer sur le plan mental ?

Oui, tout à fait. J’ai eu l’occasion de faire une ou deux conférences sur ce sujet et c’est vrai que le sport m’a beaucoup appris, m’a donné beaucoup de valeurs dont je me sers au travail : la détermination, la persévérance, le courage d’aller au bout des choses. Mes deux mondes, celui du travail et celui du sport, se croisent et se servent mutuellement.

Sur le XTerra European Championship en 2019.

Tu as désormais 39 ans, tu es ingénieure, responsable de la cellule finances de l’Agence du numérique de défense au sein de la Direction Générale de l’Armement. Tu as été un peu plus en retrait ces deux dernières saisons en raison, notamment, d’une blessure à la clavicule. Là aussi tu as vu l’occasion de repenser ta pratique en t’orientant plus vers des épreuves comme celle du semi du Ventoux ?

Depuis 2020 et l’après COVID, pas mal de choses se sont enchaînées, à la fois au niveau du travail parce que j’ai occupé des postes qui m’ont pris beaucoup de temps, et du sport parce que je me suis moins entraînée, ce qui a fait que le retour à la compétition s’est parfois accompagné de blessures, quatre fractures en six ans… Sur le coup, c’est dur, mais je pense que ma grande force est de réussir à me relever assez rapidement et de me fixer d’autres objectifs pour ne pas sombrer. Lorsque, cette année, je me luxe le coude après un accident de Vélib’, je sais que ma saison de triathlon va être fortement compromise et je décide très vite de faire une année course à pied. J’ai tout misé sur le semi du Mont-Ventoux, je vais également faire un trail en juillet, les France de semi-marathon en septembre… Il y a tellement de choses que j’ai envie de découvrir dans le sport et dans la course à pied que, même si la performance n’est plus le cœur du sujet maintenant, ma motivation reste de me faire plaisir et d’avoir de bonnes sensations.

©Morgane Riou

Pour ce qui est du semi du Ventoux, tu ne t’es donc pas fixé d’objectif, si ce n’est celui de passer la ligne ?

Je pars un peu dans l’inconnu parce que je ne connais pas ce type d’effort et que j’ai une préparation un peu raccourcie, mais mon objectif sera de ne pas subir la course. J’aimerais bien ne pas avoir à marcher et peut-être faire un chrono aux alentours de 2 heures, mieux si c’est possible.

Toi qui souhaites pratiquer toute ta vie, est-ce que tu te projettes déjà dans d’autres disciplines, plus tard ?

J’ai envie de tester les kilomètres verticaux, le trail. Il faudrait également que j’essaie un marathon car je n’en ai jamais fait, des courses de gravel aussi. Ça devrait m’occuper les vingt prochaines années. La suite ? On verra plus tard !

©Morgane Riou/Facebook

Ouverture ©Morgane Riou/Facebook

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