
Breakdance – Un sport, un vrai.
Aux JO 2024, le break entre dans la danse. Il sera l’un des sports additionnels des Jeux, avec le surf, l’escalade et le skateboard.
Publié le 03 février 2025 à 11h14, mis à jour le 03 février 2025 à 18h12
Rêver grand, c’est le fort de tous les athlètes de très haut-niveau. Les sommets inaccessibles, c’est ça qui les fait vibrer. Tous n’y arriveront pas, mais ceux et celles qui sortiront de la mêlée inscriront leurs noms dans les livres d’histoire de leur discipline. Mais certains rêves sont-ils hors d’atteinte ? Ce qui est sûr, c’est que certaines sportives n’arrêteront jamais de croire en elles, peu importe les obstacles. Noa Diorgina est de la trempe de ces championnes d’exception.
Comment en être sûr ? Après tout, la Néerlandaise n’a que 20 ans depuis le 11 décembre dernier. Et sa discipline, le Freerunning, n’est pas si médiatisée… Quel rêve hors du commun s’est fixé cette jeune prodige ? L’or olympique, tout simplement. Sa discipline n’est pas au programme des JO ? Pour elle, ça ne fait aucun doute, le Freerunning aura sa chance ! Et à ce moment-là, Noa Diorgina compte bien ne pas rater le coche…
Une telle ambition, forcément, ça doit s’assumer. Une problématique qui n’en est pas vraiment une pour la Néerlandaise qui possède déjà un palmarès long comme les obstacles qu’elle se plaît à sauter…
©Red Bull
Mais d’abord, qu’est-ce que le Freerunning ? Une discipline dérivée du Parkour. Ce qui différencie la discipline de prédilection de Noa Diorgina, ce sont les critères de jugement. La vitesse y est moins déterminante, alors que l’aspect artistique prend une grande place, entraînant des mouvements tirés de la gymnastique ou encore du breakdance sur un terrain on ne peut plus spectaculaire. Notons que ces critères donnent lieu à des classements distincts dans certaines compétitions. Les points de style, de vitesse ou de skills peuvent chacun déboucher sur une médaille. La meilleure manière d’illustrer cela est tout simplement de se pencher sur le palmarès de Noa Diorgina…
Depuis que la demoiselle a débarqué dans la compet’, elle a récolté quelques trophées… À commencer par les nationaux. C’est à seulement 12 ans qu’elle a gagné pour la première les championnats des Pays-Bas. Après ce succès pour le moins précoce, Noa Diorgina est tranquillement montée en puissance. Enfin tranquillement… Façon de parler, la jeune adolescente s’est tout de même invitée aux championnats du monde à 13 ans ! Non-qualifiée, l’organisation l’avait finalement acceptée après qu’elle ait envoyé une vidéo d’elle en action. Le combo culot et talent, c’est très souvent un cocktail qui détonne ! La preuve…
©Noa Diorgina/Facebook
Noa Diorgina continue de participer aux compétitions du plus haut niveau malgré son jeune âge, et ses résultats ne font que s’améliorer. Même la Covid ne la freinera pas tant que ça : lors des compétitions qui se déroulaient alors par visio-conférence, la jeune femme rivalisait avec les meilleures.
Son premier grand succès, il arrive en 2021. Dans ce monde du Freerunning et du Parkour, le Red Bull Art of Motion est un rendez-vous hors du commun. Pour Noa Diorgina, c’est tout simplement la compétition qu’elle regarde depuis ses 10 ans, rêvant de briller sur cette scène internationale. À 17 ans, la Néerlandaise va faire bien mieux que participer… Elle devient la plus jeune gagnante de cette compétition. Encore aujourd’hui, elle considère cette victoire comme une, si ce n’est LA plus belle, de sa carrière.
Et pourtant, ce ne fût pas la seule… Lors des World Games de 2022, elle remporte l’argent en vitesse et le titre en style. Idem lors des championnats d’Europe 2023, avec même une seconde médaille d’argent en skills. En 2024, la championne a également remporté le classement général de la Coupe du Monde de vitesse. Passons sur les victoires et podiums lors des étapes de Coupe du monde, la liste est trop longue…
La petite fille tombée amoureuse du Freerunning à 7 ans a donc bien grandi… Désormais, elle est une des égéries de sa discipline, traversant le monde afin de pratiquer son sport dans des cadres plus extraordinaires les uns que les autres. Noa Diorgina profite également de ses voyages pour soutenir les associations de Parkour locales, leur permettant d’accéder à du matériel de qualité. Elle se transforme même en juge le temps de quelques compétitions. C’est dire l’engagement de miss Diorgina !
©Noa Diorgina/Facebook
Cette « philosophie de vie », comme définit elle-même la championne sa façon de traverser l’existence en sautant, bondissant, escaladant, fait de Noa Diorgina une sportive d’exception. Et pour ce qui est de son rêve ultime, l’or olympique, difficile d’affirmer que le Freerunning finira par être au programme des JO. Mais ce qui est sûr, c’est que, si cela finit par arriver, le rêve pourrait bien devenir réalité pour Noa Diorgina.
©Red Bull
Tous nos portraits
Vous aimerez aussi…

Aux JO 2024, le break entre dans la danse. Il sera l’un des sports additionnels des Jeux, avec le surf, l’escalade et le skateboard.

Pour la 3e fois, le Festival Femmes en Montagne organise une tournée scolaire. Tanya Naville et son équipe en sont bien conscientes, ce sont les jeunes filles les plus aptes à faire bouger les lignes.

Multi-titrée, on la présente comme l’une des meilleures footballeuses au monde. Wendie Renard a du talent, mais aussi du caractère. La capitaine de l’équipe de France sait qu’elle peut être fière de son parcours, mais une bonne défenseure ne baisse jamais sa garde.

Un championnat européen de football en plein mois d’août… La Covid nous aura tout fait. Ce 30 août 2020, l’Olympique Lyonnais rayonne sur le toit de l’Europe, l’équipe féminine soulève la coupe de la Ligue des Champions !

Déjà quadruple championne du monde, Yulimar Rojas écrase la finale olympique du triple saut aux JO de Tokyo. La Vénézuélienne s’offre la médaille d’or et explose le record du monde. Nous sommes le 1er août 2021.

Le 26 juin, le Triathlon de Paris fait son grand retour. Accessible à toutes et tous, les inscrits vont pouvoir mélanger sport et visite de la capitale. Ou comment allier l’utile à l’agréable. Allez, zou, enfilez la combi !

Ce samedi 15 mars, la 7e édition de la Sine Qua Non Run débutera à 18 heures. La soirée appartiendra aux participantes et participants, qui seront tous là pour piétiner les violences sexistes et sexuelles subies par les femmes. Le tout dans une ambiance festive, en pleine Ville Lumière.

Elle ne vise pas le podium, elle va droit devant. Les yeux grands ouverts et la voix calibrée, Perrine Clair, 26 ans, guidera chaque virage de Hyacinthe Deleplace, skieur déficient visuel de l’équipe de France, à Cortina d’Ampezzo pour les Jeux Paralympiques d’hiver du 6 au 15 mars. Une femme, un homme, deux paires de skis. Un seul chrono. Une seule médaille.

On le sait, pour que nos basketteuses tricolores décrochent une médaille, il va falloir une grande Marine Johannès. Ça tombe bien, l’arrière française brille de mille feux face à la pression ! L’occasion de le rappeler une nouvelle fois, à domicile, lors de ces JO 2024…

Elle a déjà la tête aux Jeux parisiens. Yaëlle Hoyaux, jeune badiste de 23 ans, trace tranquillement sa route vers 2024. Ambitieuse et déterminée, la sociétaire de Fos-sur-Mer, passée par le Danemark, milite pour plus de reconnaissance et de visibilité du badminton sur la scène médiatique. Rencontre avec une fille qui nous a pris dans ses filets.

Un tout premier Master d’Escrime 100 % féminin, c’est ce que propose la station-village de Vaujany, dans les Alpes. En collaboration avec le club d’Escrime Parmentier de Grenoble, elle organise un événement pour que les meilleures épéistes de France et du monde s’affrontent. À vos marques !

Le corps travaille, se dépense, s’engage, mais en parallèle, le cerveau s’offre la plus belle des odyssées, celle d’une conscience qui s’apaise…
Abonnez-vous à la newsletter