Anaïs Quemener : « Ça fait un an déjà que je me raconte sur ÀBLOCK! et pour moi, c’est important. »
Oui, ça fait déjà un an que j’écris ce carnet de route et pouvoir parler de mon parcours, mettre en avant les femmes dans le sport, c’est à la fois chouette et essentiel. Aujourd’hui, je vous raconte ma course avec Blandine, une nana adorable, ma dernière course avant mon accouchement…
Par Anaïs Quemener, championne de marathon, ambassadrice ÀBLOCK!*
Publié le 03 décembre 2024 à 17h08
Le 10 kilomètres de Paris Centre, le 17 novembre dernier, je m’en souviendrai ! Ce fut en effet ma dernière course avant l’arrivée du petit. Je le courais avec Blandine, une adorable nana qui a gagné un jeu concours organisé pour faire la course avec moi. Elle est guérie du cancer du sein depuis un an, nous avons donc des vécus similaires. On s’était rencontrées une fois avant la course, ça a tout de suite matché. Son objectif pour ce 10 kilomètres était un chrono de 55 minutes, et on a réussi à boucler en 52 minutes et 29 secondes, autant dire qu’elle a super bien couru ! Depuis, on est toujours en contact, on s’envoie des news de temps à autre.
À l’image de ma course du 11 novembre dernier, la Corrida d’Aulnay à laquelle j’avais participé avec un groupe de plusieurs filles -et dont je vous parlais lors de ma précédente chronique-, ça me plaît beaucoup de courir pour les autres. À mon stade de grossesse, je ne vise plus de temps record, donc aider d’autres coureuses à réaliser leurs objectifs et partager ça, c’est une belle mission.
Aujourd’hui, je ne veux pas prendre le risque, aussi faible soit-il, de trébucher, me faire bousculer… Ce sont des choses qui peuvent arriver. Donc, j’arrête et j’attends patiemment l’arrivée du bébé. En aucun cas, je ne suis frustrée par cette décision. Je vais continuer d’aller sur les courses, mais en tant que spectatrice, pour encourager les copains et les copines. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait lors du marathon de Valence, le 1er décembre. Je m’étais inscrite il y a un an, j’ai revendu mon dossard, mais comme plusieurs athlètes de La Meute y participaient, j’étais aussi du voyage. Et j’ai donné de la voix, j’ai kiffé : prendre un peu de cette adrénaline de départ, c’est aussi ce qui me nourrit. On a repéré la course avec mon père, pour voir à quels endroits on pourrait encourager tout le monde. Et puis, contrairement à l’année dernière où je devais faire attention à ce que je mangeais, cette fois, je me suis fait plaisir…à moi, les patatas bravas !
Anaïs Quemener et Blandine sur le 10 km de Paris
Parlons maintenant de mes confidences, celles que je vous fais ici depuis maintenant un an. Un an que mon carnet de route a débuté sur ÀBLOCK!. Je ne savais pas comment vous alliez les prendre, mais rapidement, j’ai eu de bons retours. Les gens étaient contents de savoir ce qui se passait dans la vie d’une athlète. Il y avait un vrai suivi, souvent lors de courses, les gens m’en parlaient. En plus, le faire sur ce média est très chouette. Beaucoup d’autres femmes au niveau incroyable dans leurs disciplines sont sur ÀBLOCK!. Avoir pu mettre mon parcours en avant, et avec ça avoir permis de parler des femmes dans le sport, ça a toujours été cool.
Par exemple, depuis l’annonce de ma grossesse, je vous raconte ce nouveau quotidien pour moi dans mes chroniques. Je trouvais que c’était important d’en parler. On voit de plus en plus d’athlètes suivre ce chemin, mettre en pause leur carrière pour avoir un bébé, et je n’ai pas envie que ce soit quelque chose de tabou. C’est la vie ! J’ai l’impression que sur les réseaux, beaucoup de sportives de haut niveau annoncent leur grossesse, font une coupure, et reviennent après l’accouchement. Je ne voulais pas faire ça : une grossesse, je trouve ça magnifique et je trouve important d’en parler en tant que sportive, parce qu’on est humain !
Alors, oui, j’ai pu courir les six premiers mois, et maintenant ça devient plus compliqué, mais je n’ai pas honte de le dire. Il y a un temps pour tout, c’est une petite parenthèse et quand j’aurai accouché, si tout va bien, je pourrai reprendre rapidement. J’ai eu beaucoup de retours et d’échanges avec des nanas qui me félicitent d’avoir raconté tout ça sur ma grossesse. Certaines m’ont dit que mon témoignage les motivait à continuer le sport enceinte. Ça, c’est une belle récompense !
Allez, je vous embrasse, passez de belles fêtes et, surtout, restez toujours ÀBLOCK!
*Anaïs Quemenerest notre ambassadrice ÀBLOCK! Elle est aide-soignante et athlète, spécialiste des courses de fond. Atteinte d’un cancer du sein, elle trouvera dans le sport une thérapie, un outil de réparation. Le , elle devient championne de France de marathon en 2h40’36, après son titre de 2016. Le au marathon de Paris, elle bat son record en 2h32’12, première Française à passer la ligne d’arrivée. Elle attend son premier enfant, mais n’exclue pas de reprendre ensuite son entraînement pour sa qualification à l’épreuve de marathon des Jeux de Los Angeles en 2028.
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