Jeux Méditerranéens 2026 Elles seront 152 à faire vibrer Tarente

Jeux Méditerranéens 2026 : elles seront 152 à faire vibrer Tarente
Du 21 août au 3 septembre, la 20e édition des Jeux Méditerranéens réunit plus de 5 000 athlètes de 26 pays dans les Pouilles, en Italie. Côté français, 330 sportifs s’apprêtent à en découdre — et parmi eux, 152 femmes, presque la moitié de la délégation.

Par Titaïna Loiseul

Publié le 11 août 2026 à 7h55

Escrime, judo, karaté, lutte, tir à l’arc, basket 3×3, boxe, athlétisme… Réparties dans 26 des 30 sports au programme, les Françaises engagées à Tarente couvrent presque tout le spectre de la compétition de ces Jeux Méditerranéens 2026 — du padel au sportboules, en passant par la nage avec palmes ou le roller de vitesse. L’âge moyen de la délégation tourne autour de 24 ans, et ce n’est pas un hasard si c’est une fille qui en est la benjamine : Juliette Douyère, 14 ans seulement, s’alignera en nage avec palmes.

Quatre ans plus tôt, à Oran, une autre Française avait porté haut les couleurs bleues : Hélène Noesmoen, sacrée en iQFoil à la voile et choisie comme porte-drapeau de la délégation. La France y avait terminé 3e nation, avec 81 médailles. Sur l’ensemble de l’histoire de la compétition, elle reste 2e au classement toutes éditions confondues, juste derrière l’Italie — pays hôte cette année.

Parmi les Françaises à suivre à Tarente, quatre noms se détachent particulièrement.

Cécilia Berder, en escrime, arrive avec l’un des plus beaux palmarès de la délégation : vice-championne olympique par équipes aux JO de Tokyo, championne du monde en 2018, elle a aussi disputé les Jeux de Paris 2024 après être devenue maman. Une revenante qui a fait de la ténacité sa marque de fabrique.

©Cecilia Berder

Amandine Brossier, sur 400 m, est une habituée des grands rendez-vous sur les pistes : demi-finaliste olympique à Tokyo, plusieurs fois championne de France sur la distance, elle a construit sa carrière après avoir longtemps pratiqué le basketball. Une reconversion qui n’a pas manqué de payer. Elle est la deuxième meilleure performeuse française de tous les temps derrière Marie-José Pérec.

©Amandine Brossier

Louise Maraval, elle, revient de loin : finaliste olympique du 400 m haies à Paris 2024 et vice-championne d’Europe, elle a traversé une saison 2025 compliquée par une blessure sérieuse. Tarente sonne comme une étape de retour, avant de viser plus loin encore.

Louise Maraval ©FFA

Oumou Diarisso, enfin, apporte la dimension collective : pivot professionnelle en LFB avec Angers, elle a été sacrée championne d’Europe U20 en 2023 avec les Bleuettes. À Tarente, elle défendra les couleurs françaises en basket 3×3, discipline aussi spectaculaire qu’exigeante.

Oumou Diarisso ©FFB

À Tarente, la nouvelle génération de Françaises n’a plus qu’à écrire la suite.

Ouverture ©Taranto 2026

Vous aimerez aussi…

Guillaume Dietsch : « L'un des paramètres qui fait que les filles n’osent pas se lancer, c’est parce qu’elles ressentent un sentiment d'insécurité. » Kids

Être arbitre, un vrai défi pour les filles

Une récente étude menée pour La Poste par l’institut IPSOS sur les jeunes et l’arbitrage vient rappeler que les filles ont encore leur place à prendre sur les terrains, mais ça avance. Il semble qu’elles hésitent un peu moins à couper le sifflet aux mauvais joueurs !

Lire plus »
Sara Labrousse

Sara Labrousse : « La natation artistique à haut-niveau m’a appris à repousser mes limites… »

Ses rêves ne prennent jamais l’eau. À 32 ans, après avoir participé aux plus grandes compétitions internationales qui la mèneront jusqu’aux Jeux Olympiques, cette championne de natation artistique a quitté les bassins, mais pas l’univers aquatique. Sara Labrousse est désormais docteur en biologie marine. Les souvenirs cependant lui tiennent chaud. Et elle nous raconte avec ferveur comment ces années sous l’eau l’ont aidée à respirer.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner