Anaïs Quemener : « J’aime le trail, ça me fait sortir de ma zone de confort. »
Je n'ai jamais pris le trail comme une compétition pure, ça n'a jamais été mon terrain de jeu favori, je l'ai toujours vu comme un bonus, un moyen de s'amuser avec les copains. Et ça me rappelle mon enfance.
Par Anaïs Quemener, championne de marathon, ambassadrice ÀBLOCK!*
Publié le 30 mai 2024 à 10h39, mis à jour le 09 janvier 2026 à 17h19
Les plus assidus d’entre vous l’ont sans doute déjà vu sur Instagram (j’étais filmée par ÀBLOCK!, ci-dessous), j’ai couru au meeting de Saint-Maur, le 22 mai dernier. J’étais inscrite sur 5 000 mètres, l’objectif était de faire moins de 16 minutes et 9 secondes, mon record sur cette distance. Je fais 16 minutes et 5 secondes, je suis donc contente de moi, surtout que j’étais la seule à pouvoir tenir ce rythme, ce qui est toujours plus compliqué pour aller chercher un chrono. Mais les sensations ont été bonnes, tout s’est bien passé… Je suis satisfaite !
Surtout que, comme d’habitude à Saint Maur, l’ambiance a été superbe ! Tout le monde fait du bruit, les tribunes sont très proches de la piste, les spectateurs peuvent même rentrer sur le stade pour encourager au plus près les coureurs et coureuses… En plus, avec mon club, La Meute, on était nombreux : tous les cent mètres, il y avait quelqu’un pour me motiver ! Oui, l’ambiance était incroyable !
Dimanche 2 juin, je vais changer de registre, je vais participer au trail de la Femina Race, à Annecy. Pour le coup, je ne vais pas courir à mon rythme longtemps ! La course fait 16 kilomètres, mais avec 1000 mètres de dénivelé ! En plus de ça, tout le monde me dit que ça va être du caillou, avec un sol instable… Ça s’annonce difficile, je sors complétement de ma zone de confort, là !
C’est d’ailleurs ça que j’apprécie dans ces épreuves. Il y a du dénivelé, je découvre d’autres distances, d’autres parcours… Très souvent, les courses ont lieu dans de beaux endroits, les tracés nous font voir de beaux paysages…
Et puis, on voit d’autres personnes aussi ! Les inscrits ne viennent pas tous de l’athlétisme, on ne rencontre pas tous les adeptes du trail sur piste ou sur route, c’est un autre monde, c’est hyper intéressant.
Je ne me suis pas particulièrement préparée pour la Femina, je sais que la distance de 16 kilomètres, je la gère, et surtout, je n’y vais pas en mode compet’. Je vais découvrir, je sais que pour monter, ça ira ; descendre, en revanche, ce sera certainement une autre affaire ! Mais je n’ai pas d’objectifs de victoire ou de performance, c’est vraiment l’occasion de passer du temps avec la Team Salomon et de se faire plaisir en découvrant cette course.
Pour ce qui est de l’Ultra Marin fin juin, j’ai plus d’ambitions ! Ça fait déjà quatre ans que j’y vais, j’ai déjà gagné à deux reprises le 34 kilomètres, celui que je refais cette année. J’avais aussi fait troisième sur le 56 km, mais bon, je préfère la distance de 34 km, ce sera l’occasion d’aller chercher un chrono pour cette édition 2024. Je connais le parcours, les endroits plus ou moins difficiles…
J’ai toujours fait du cross, depuis mes débuts dans l’athlé à 9 ans, j’ai fait des cross tous les ans. Quand on se frotte au cross, on a forcément moins de mal à passer au trail l’été, même si ce n’est pas vraiment la même chose. Les cross font 10 km maximum, les trails peuvent aller jusqu’à 160 km !
J’avais 18 ans lors de mes premiers trails, on partait en week-end avec mon père et des gens du club, notamment au trail des Chevreuils à Allonnes. J’ai des souvenirs marquants de cet événement, notamment avec mon grand-père. Chaque année, il faisait le dernier kilomètre avec moi, c’était trop cool !
D’autres fois, on arrivait à plus de dix chez ma grand-mère, une partie allait dans les chambres, les autres faisaient du camping dans le champ ! C’était barbecue tous les soirs, pétanque l’après-midi, course le dimanche matin, le tout suivi de l’apéro…
Ce qui m’a toujours plu, c’est le côté regroupement. Je n’ai jamais pris le trail comme une compétition pure, ça n’a jamais été mon terrain de jeu favori, c’était avant tout l’occasion de passer un week-end avec les copains. Il pouvait y avoir un peu de compet’, mais ça restait très cool.
Sur le podium à Saint-Maur !
Mais, j’avoue, j’ai de moins bons souvenirs aussi, notamment en 2018. Je préparais les championnats de France de trail et j’ai fait une grosse chute. Je me suis fait opérée le soir-même du genou, suivi de quarante-cinq jours d’attelle, de rééducation… Je m’en sors bien, j’ai juste une cicatrice au niveau de mon genou, mais aucune séquelles. Malgré tout, ça calme un peu ! Depuis cette expérience, je fais gaffe !
C’est pour ça que ce week-end, pour la Femina Race, je vais y aller tranquille. Il y a beaucoup de dénivelé et je n’ai pas particulièrement envie de retourner à l’hôpital ! Je vous raconterai comment ça s’est passé lors de ma prochaine chronique. En attendant, restez ÀBLOCK!
*Anaïs Quemener est notre ambassadrice ÀBLOCK! Elle est aide-soignante et athlète, spécialiste des courses de fond. Atteinte d’un cancer du sein, elle trouvera dans le sport une thérapie, un outil de réparation. Le , elle devient championne de France de marathon en 2h40’36, après son titre de 2016. Le au marathon de Paris, elle bat son record en 2h32’12, première Française à passer la ligne d’arrivée. Elle s’entraîne aujourd’hui à sa qualification à l’épreuve de marathon des Jeux Olympiques en 2024 et/ou 2028.
Elle est Parisienne, ingénieure de formation et, en 2019, à 32 ans, sans jamais avoir navigué, elle se met au défi de prendre le départ de la Mini Transat 2023, une traversée de l’Atlantique en solitaire et sans assistance. Pari relevé pour l’audacieuse Alexandra Lucas qui a été choisie pour être l’une des porteuses de la flamme olympique.
Une seule question : Qu’est-ce qu’il te faut pour être ÀBLOCK! ? Et des réponses bien différentes selon les sportives (et quelques sportifs !). Une seule question, mais d’importance pour boucler cette année 2024 et repartir ÀBLOCK! pour 2025…
Elle a raflé tous les titres. Championne de France, d’Europe et du Monde en assaut de boxe française, cette fille-là gagne aux poings. Philippine Pereira-Lopes est la première invitée du podcast « Combattantes » créé par Safia Caré qui a choisi le ring pour terrain de jeu et on est logiquement ÀBLOCK!. Un podcast sur les femmes dans les sports de combat, on kiffe !
Elle est une des rares femmes marins à oser se lancer à l’assaut du Trophée Jules Verne. Un défi immense pour Alexia Barrier qui a choisi, pour l’occasion, de s’entourer d’un équipage 100 % féminin. Une manière pour la skippeuse de 43 ans de prouver que la course au large et le multicoque ne sont pas chasse gardée des seuls hommes.
Attaquante, capitaine, un mètre quatre-vingt-dix qui en impose, Lore Baudrit, 34 ans, est le socle de l’équipe de France féminine de hockey-sur-glace. Et tout ça avec un potentiel sympathie maximal. Maman d’un petit Sacha, jonglant entre sa vie pro, perso et sportive, la numéro 19 se prépare à vivre le rêve de sa carrière : les Jeux Olympiques de Milan-Cortina. Un dernier tour de glace avant qu’elle ne remise ses patins.
Elle se lance à l’assaut de son 2e Vendée Globe après avoir, en 2020, décroché le titre de la femme la plus rapide de l’histoire de cette course. Clarisse Crémer a répondu à notre questionnaire sportif ÀBLOCK! avant de prendre le large.
Quand tu bouges ton corps, tu bouges ta vie. Cette phrase qui guide ÀBLOCK! depuis cinq ans n’a jamais eu autant de sens qu’en ce début d’année 2026. Parce que cette année qui démarre promet d’être celle où les femmes du sport ne seront plus seulement des exceptions brillantes, mais bel et bien la règle. L’année où elles écriront l’histoire en lettres capitales. Et j’y crois.
Et de quatre ! Depuis 2017, pas une édition des CrossFit Games n’aura eu raison de sa hargne. Le 25 octobre dernier à Aromas, en Californie, Tia-Clair Toomey a de nouveau été sacrée « Femme la plus en forme sur Terre ». L’Australienne qui ne cesse de repousser ses limites marque ainsi de son empreinte musclée l’Histoire de sa discipline. Portrait d’une guerrière.
Une rideuse de l’extrême, une folle histoire olympique du passé, une nouvelle chronique de notre marathonienne préférée et une championne qui sort la raquette du placard, c’est le meilleur de la semaine sur ÀBLOCK!. Enjoy !
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