Rechercher

Valérie Domain : « Quand Brigitte en a sa claque. »

Brigitte Henriques
Rififi à la présidence du Comité national olympique. Avec la chute de Brigitte Henriques -une tête que l’on pensait bien en place - chute également encore davantage la confiance en nos instances. C’est aussi désolant que lassant.

Par Valérie Domain*

Publié le 15 juin 2023 à 12h04

Une bataille rangée. De celles qui sapent le mouvement sportif, affaiblissent les valeurs mêmes du sport. À près d’un an de l’ouverture des JO de Paris, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) aurait bien besoin d’un directeur de crise.

Sa présidente, Brigitte Henriques, a présenté sa démission au terme d’une guéguerre avec son prédécesseur, Denis Masseglia, et son ancien secrétaire général, Didier Séminet. Le parquet de Paris a fini par ouvrir deux enquêtes préliminaires et le Comité international olympique (CIO), pourtant peu enclin à intervenir dans les affaires de linge sale des comités nationaux, a rappelé le CNOSF à l’ordre, lui demandant de se « focaliser » sur l’échéance à venir, de faire en sorte que « les conflits internes (…) cessent ». Dont acte.

Et avec la chute de cette tête -que l’on pensait bien en place – chute également encore davantage la confiance en nos instances.

Brigitte Henriques

Brigitte Henriques est-elle victime ou bourreau ? C’est un autre débat -il serait bon de s’interroger sur la pression toute particulière et la brutalité que subissent les dirigeantes- mais pendant que tout ce monde-là s’écharpe en coulisses et/ou en public, qu’en est-il des sportives et sportifs ? Celles et ceux qui devraient être au cœur des dispositifs ? Le grand spectacle promis tend à devenir un grand n’importe quoi. À près d’un an des JO de Paris. Et c’est aussi désolant que lassant.

Mais ces « affaires » auront peut-être le mérite de tout balayer sur leur passage pour revenir à la promesse des Jeux antiques : une trêve pendant laquelle les athlètes et spectateurs pouvaient traverser librement des zones de conflits sans être inquiétés. La portée d’un titre olympique est considérable, il serait bon de s’en souvenir.

* Valérie Domain est la fondatrice d’ÀBLOCK!, journaliste, auteure et conférencière. Elle anime le podcast ÀBLOCK!

 

Ouverture ©CNOSF

Soutenez ÀBLOCK!

Aidez-nous à faire bouger les lignes !

ÀBLOCK! est un média indépendant qui, depuis plus d’1 an, met les femmes dans les starting-blocks. Pour pouvoir continuer à produire un journalisme de qualité, inédit et généreux, il a besoin de soutien financier.

Pour nous laisser le temps de grandir, votre aide est précieuse. Un don, même petit, c’est faire partie du game, comme on dit.

Soyons ÀBLOCK! ensemble ! 🙏

Abonnez-vous à la newsletter mensuelle

Vous aimerez aussi…

Amina Zidani : « Quand j'ai débuté la boxe, j'ai décidé que les Jeux Olympiques seraient mon objectif. »

Amina Zidani : « Quand j’ai débuté la boxe, j’ai décidé que les Jeux Olympiques seraient mon objectif. »

Elle a un mental de battante, un caractère bien trempé et un objectif assumé : briller lors des Jeux Olympiques de Paris en 2024. La boxeuse Amina Zidani, médaillée de bronze aux derniers Championnats du monde, championne d’Europe dans la foulée, a déjà validé son billet pour le rendez-vous parisien dans la catégorie des moins de 57 kilos. Rencontre avec une fille qui ne jette jamais les gants.

Lire plus »
Il était une fois le ski… féminin

Il était une fois le ski… féminin

À l’heure où les meilleures skieuses de la planète jouent des bâtons pour remporter une médaille aux JO de Pékin, faisons un petit saut dans le passé, histoire de saluer les premières dames à pouvoir fouler les pistes enneigées et les podiums olympiques.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter

Mentions de Cookies WordPress par Real Cookie Banner