
Valérie Domain : « La leçon de Metz. »
Il a fallu soixante ans, cinq Final Four, et une finale à Budapest pour que le handball féminin français touche le ciel. Ce n’est pas un exploit. C’est une démonstration.
Publié le 26 décembre 2022 à 10h34
Privilégier le collectif à l’individu. Choix difficile et rarement pris dans ce sens dans les sports de haut niveau avec des épreuves individuelles. D’autant plus quand on a la potentiel pour briller seul. Mais Célia Joseph-Noël décide de nager à contre-courant.
Son potentiel ne fait aucun doute dès ses débuts en gymnastique rythmique, à l’âge de 6 ans. Sa progression est fulgurante et ses années en junior font d’elle une tête d’affiche de la nouvelle génération de gymnastes. Elle est championne de France, double finaliste des championnats d’Europe en ruban et en cerceau… Et, surtout, Célia Joseph-Noël participe aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires en 2018.
Célia Joseph-Noël en 2015.
Ces performances lui permettent d’intégrer les seniors très tôt, mais ce n’est pas un problème, au contraire. C’est un nouveau titre de championne de France et une qualification aux championnats d’Europe qui tombent dans sa besace.
L’originaire du pôle d’Évry est promise à de grandes choses en individuel, les JO de Paris 2024 notamment. Mais elle va prendre un choix qui va surprendre tout le monde. Célia Joseph-Noël intègre l’INSEP et l’Ensemble France. Ce collectif l’a convaincue de stopper sa carrière en solo pour briller en équipe. Parfaitement intégrée, la gymnaste est déjà titulaire et si l’Ensemble France ne s’est pas qualifié pour les JO de Tokyo, ces jeunettes-là ont bien l’intention de progresser.
Avec déjà une place en finale lors des championnats du monde de 2021, la course vers Paris 2024 est bien engagée pour Célia Joseph-Noël et ses coéquipières.
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