
Valérie Domain : « Vous étiez où, samedi soir ? »
Le stade Marcel-Michelin était plein à craquer. Les tribunes hurlaient. Les Bleues donnaient tout. Et vous, vous regardiez quoi ?
Publié le 11 décembre 2022 à 19h57, mis à jour le 22 octobre 2024 à 15h39
Une bande de skateuses boliviennes qui ont la particularité de pratiquer leur sport vêtues de tenues ancestrales indigènes. C’est le pitch de ce reportage en images signé des journalistes Mélanie Guiraud et Noémie Furling.
Toutes deux sont parties à la rencontre du collectif « ImillaSkate*». Associant polleras (jupes traditionnelles) et Vans, ces jeunes filles mélangent tradition et modernité pour bousculer les mentalités et montrer que le skate n’a ni genre ni classe.
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Fières de leurs origines, ces dix descendantes des ‘Cholas’ – nom donné aux femmes aymara et quechua des hauts plateaux de Bolivie – véhiculent un message d’inclusion dans les rues de leur pays mais également sur les réseaux sociaux, où leurs vidéos obtiennent des milliers de vues.
L’objectif : remettre à l’honneur la tenue ancestrale de leurs grands-mères. Une tenue originellement imposée par les conquistadors espagnols au XVe siècle, pour laquelle elles ont longtemps été stigmatisées car associées à la pauvreté.
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C’est à Cochabamba, dans la troisième plus grande ville de Bolivie, où plus de la moitié de la population est d’origine autochtone, que le binôme de journalistes a filmé Estefanny et Suzan enchaîner les rifts.
Ces dernières ont posé la planche pour parler de leurs racines, de politique et de l’étonnement qu’elles génèrent sur leur passage. Action !
*« Imilla » signifie « jeune fille » en aymara et en quechua, les deux langues autochtones les plus parlées en Bolivie.
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Elle était alpiniste de haut niveau et se préparait à devenir guide de haute montagne. Et puis, l’accident : un AVC qui la fauche. Camille Audibert, 19 ans à l’époque, doit repartir de zéro. Avec la complicité de son entourage, sa sœur aînée notamment, elle va renouer avec le sport et la montagne. Rencontre avec une défricheuse qui, malgré le handicap, n’a pas peur d’ouvrir la voie.

Naïade athlétique de 28 ans, elle est une reine des bassins, mais aussi des mers. En nage avec palmes ou en sauvetage sportif, Camille Julien joue avec brio sur les deux tableaux en collectionnant les médailles. Avec ses palmes, elle est allée plusieurs fois chercher le titre de championne de France et vise l’or aux championnats du monde, cet été. Mais, pour l’heure, elle s’apprête à sauter dans le bain pour la coupe du monde des clubs en France, dès ce 24 avril.

Ne vous fiez pas à son visage poupin, Maïwenn Hamon, 22 ans, est une pro de la nage avec palmes, sport spectaculaire digne d’un ballet aquatique où la vitesse est reine. Dix fois championne de France, Championne d’Europe du 100m Immersion, sa discipline phare, plus de trente médailles en coupe du monde des Clubs au palmarès… et parallèlement étudiante en médecine, cette sirène-là nous embarque tous dans son sillage.

Pour elle, l’Enfer du Nord est devenu paradis. Franziska Koch, 25 ans, coureuse de l’ombre de la FDJ United-Suez, a renversé dimanche l’ordre établi sur les pavés de cette éprouvante course qu’est le Paris-Roubaix. En coiffant au sprint la légendaire Marianne Vos et la tenante du titre Pauline Ferrand-Prévot, elle s’est offert la plus grande victoire de sa carrière.

Une étude de l’INJEP publiée en avril 2026 le confirme : entre 14 et 18 ans, un jeune sur quatre abandonne le sport. Et les filles décrochent bien plus que les garçons. Pas par paresse. Pas par flemme. Parce que le sport, tel qu’il est pensé, ne leur ressemble pas.
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